Kampen

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Nom du groupe Arckanum
Nom de l'album Kampen
Type Album
Date de parution 1998
Style MusicalBlack Pagan
Membres possèdant cet album104

Tracklist

Re-Issue in 2003 by Blut & Eisen Productions.
Re-Issue in 2008 by Full Moon Productions.
DISC 1
1. Kamps Tekn / Frana / Tronan Yvir Pusand Landskaps Mark / Pa Gruvstiigher Vandrum 28:27
2. Minir Natz Fughlir / Trulfylket, Raþz Ok Os / Pe Hæmpndlystnir Fran Dimban 20:04
DISC 2
1. Nær Ok Fiær / Skipu Vidit Dunkel 20:04
2. Pær Vindanir Dvælies / Sangin Kaos 04:41
Total playing time 1:13:16

Chronique @ Nattskog

23 Juin 2005
Dernier véritable album pour Arckanum avant deux splits et un EP, puis en 2004 la compile du 11ème anniversaire.
Le style ne change pas du tout sur cet album : Arckanum fait toujours une ode à la nature et à la forêt, mais cette fois elle est beaucoup plus longue que les autres : plus d’une heure et treize minutes au total, réparti sur deux disques contenant chacun deux titres.
Apparemment cette séparation est une fantaisie du label, Necropolis, qui a cru nécessaire de faire cet arrangement bizarre, puisque Shamaatae le voulait sur un seul disque et avec une séparation par titre… comme quoi on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Comme à son habitude, la voix fait écho à elle même, les rythmiques sont Darkthroniennes, les guitares superbement placées au dessus de tout ça, surplombent un magma de claviers, de chant et d’incantations plus ou moins païennes. La musique dans l’ensemble peut paraître simple, mais elle ne l’est pas tant que ça : on ne sait jamais à quoi s’attendre à la fin d’un riff. Le disque, comme une forêt, peut être parcouru cent fois sans que nous entendions deux fois exactement la même chose. Tout est fait pour que l’attention ne se focalise que sur un point particulier des compos, laissant le reste en suspens dans notre tête, et il suffit de prêter attention à une autre composante du magma pour entendre quelque chose d’autre.
La durée du disque a permi a Shamaatae de nous faire découvrir son monde plus à son aise, comme en témoignent les cinq minutes d’introduction au premier titre. On n’est pas pressé par le temps, on peut s’asseoir, prendre le thé si l’envie nous en dit (quoi que la boisson d’un Troll sera sûrement un peu plus rustre…). C’est peut être le plaisir principal que l’on peut avoir en écoutant les albums d’Arckanum : on se sent vraiment ailleurs pendant toute la durée du disque.
Ca change du Black habituel en tous les cas : ici, pas d’invocation à Satan ou à Wotan, on est loin de toutes ces considérations humaines.

La pochette est très sympathique elle aussi : dans la même veine que celles des deux albums précédents, on voit poser au premier plan une sorte de grand escogriffe en bure au milieu d’une forêt de conifères, tenant à la main une hache (propre). Le ton verdâtre et surtout le cercle par lequel on aperçoit cet être étrange le font étrangement ressortir en donnant une sorte de perspective à l’image.
Le livret est comme d’habitude, illisible mais très beau, étrange et envoûtant.

Cet album semble être à ce jour le dernier d’Arckanum qui soit dans ce style si particulier. Après quelques années, on notera lors de la sortie en 2004 de son split avec Svartsyn que l’écho dans le chant Black a disparu, que l’ambiance n’est plus aussi forestière qu’elle ne l’a été auparavant… on peut le regretter, mais qui dit "changement" ne dit pas nécessairement "changement en mal" !

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Chronique @ valentheris

18 Janvier 2013

Premier chapitre d'une tétralogie ambitieuse dédiée à honorer le dieu Pan, Fran Marder posa, dès 1995, les premières bases de ce qu'allait être le style d'Arckanum au travers de ses œuvres à venir, ce projet de Shamaatae faisant preuve alors d'un potentiel certain et qui méritait d'être exploité. Gagnant encore plus en personnalité et en qualité lors de la sortie de Kostogher deux ans plus tard, album désormais incontournable dans la discographie du suédois, Shamaatae ne s'arrêta pas en si bon chemin et retourna en studio quelque mois plus tard afin d'enregistrer son troisième Full-Lenght, toujours soutenu par Necropolis Records, les problèmes entre le label et Arckanum étant encore embryonnaires à ce moment.

Bien que s'inscrivant dans la continuité spirituelle et musicale de ses ainés, Kampen n'a pour autant rien d'un album desservant des titres de manière machinale et réchauffée. L'essence d'Arckanum est toujours bel et bien présente et ce, dès les premiers riffs de "Kamps Tekn", qui replongeront l'auditeur averti dans cette dimension de fureur païenne, hypnotique, viscérale et sincère qui a toujours fait le sel du projet de Johan Lahger. Toutefois, si on peut considérer que Kostogher se démarquait en partie du lot par son atmosphère unique que l'enchaînement limpide et bien étudié de chaque piste renforçait, Kampen se rapproche plus de Fran Marder dans l'évolution de son écoute, avec des compositions faisant appel à des panels émotionnels parfois très différents les uns des autres comme le montre l'enchaînement entre le poignant "Minir Natz Fughlir" et un "Trulfylket, RaÞz Ok Os" bien plus vindicatif qui rappelle que Shamaatae n'a pas toujours fait dans le Black Metal. Par ailleurs, si l'expérience des Abyss Studios lors du premier album a toujours laissé un certain arrière-goût de déception au frontman qui trouvait le son trop puissant sur le premier album, il semble avoir trouvé ici un juste milieu entre les deux expériences studios, le son étant alors tout à fait audible et laisse une liberté d'expression tolérable à chaque instrument tout en arborant un aspect plus raw et compact, tout en l'étant moins que sur Kostogher. Le rendu sur le chant si caractéristique de Shamaatae sera par ailleurs des plus convaincants !

En tenant compte de ces éléments, on pourrait se laisser dire que Kampen est une sorte de déception au premier abord, posant certes une pierre respectable à l'édifice, mais ne l'élevant pas tant que ça étant donné qu'on reste en terrain déjà partiellement conquis, même à l'époque. Et bien au contraire, c'est peut-être là que Kampen est le plus intéressant. En effet, cet album, en tenant compte de tout ce qu'Arckanum a fait, même à notre époque, peut être vu comme un pont entre chaque période tout en étant sorti à un moment où Shamaatae comptait tout arrêter, sans même finir sa tétralogie. Alors que certaines compositions déjà citées amènent plutôt vers une réminiscence des deux premiers opus ("Þaer Vindanir Dvaelies"), on peut aussi entrapercevoir vers quoi Arckanum s'orientait. Et cela, que ce soit sur "Kamps Tekn" dont le final semble annoncer ce à quoi les splits et EP futurs vont en partie ressembler (le "morceau "Bafomet" surtout), ou bien le titre final, ou encore certaines parties de "Frana" semblant traverser les âges entre le premier album, "ÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞ" ou "Helvitismykr". Lorsque certains pourraient dire que Arckanum s'est assagi avec le temps ou que les derniers albums sont trop mélodiques et perdent de l'identité des premiers temps, il faudrait tenir compte du fait que le "groupe" a été toujours été une âme en mouvement et à la forme changeante de l’aveu même de son géniteur, mais avec une essence intrinsèque bien distincte et il suffit d'écouter cet album pour se convaincre de la logique de cette "évolution"... bien qu'il serait plus juste de dire qu'il s'agit d'une simple métamorphose enclenchée logiquement au fil du temps et plus visible dès 1998. Ce qui peut être un atout comme un défaut, car l'album pourra manquer de ce brin d'originalité si jouissif aux yeux de certains.

Quoiqu'il en soit, Kampen reste une œuvre que tout fan du groupe se devrait de posséder, sans qu'elle soit la meilleure. Quelques longueurs peuvent lui nuire, mais là encore ce sera purement subjectif. Malheureusement les déboires avec Necropolis viendront ruiner la suite des plans et l'épisode final de la tétralogie, "Favnaz Samgang", ne verra le jour que dix ans plus tard sous le nom d'Antikosmos et partiellement réécrit, tout d'abord prévu pour sortir chez Carnal Records avec des split et ep (dont un avec Craft qui ne verra jamais le jour...) mais là encore le destin en a décidé autrement.

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corvenmika - 02 Décembre 2015: étant fan des deux premier,pour moi se kampen est un petit cran aux dessus de ses predecesseur,la production est vraiment parfaite se qui en fait ressentir toute la haine de la voix,les voix feminine sont quand a elle beaucoup plus presente,bref,album culte comme les deux premier
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