Icon

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Benighted (FRA)
Nom de l'album Icon
Type Album
Date de parution 15 Octobre 2007
Enregistré à Kohlekeller Studio
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album229

Tracklist

1. Complete Exsanguination 00:26
2. Slut 03:00
3. Grind Wit 03:39
4. Saw It All 03:54
5. Forsaken 03:30
6. Smile Then Bleed 03:38
7. Pledge of Retaliation 03:03
8. Icon 04:18
9. Human Circles 03:49
10. Invoxhate 03:28
11. The Underneath 03:01
12. Blindfolded Centuries 03:21
Total playing time 39:07

Chronique @ Fabien

24 Octobre 2007
Fort du redoutable Identisick, lui ayant permis de se hisser au rang des leaders de la scène deathgrind hexagonale, Benighted décroche dès lors un précieux deal avec l’écurie Osmose Productions. Ayant désormais plus de moyens pour briser les frontières françaises, le quintette stéphanois n’entend pas arrêter en si bon chemin, réussissant avec son nouvel album baptisé Icon à mener son death explosif dans d’autres territoires.

Grâce à sa créativité, mais aussi au travail impressionnant de Kevin son nouveau frappeur, Benighted élargit en effet son éventail musical, parfois vers plus de mélodie, tant en restant attaché à la brutalité et la vitesse qui le caractérisent. Icon est ainsi solide et diversifié, contenant des morceaux ayant chacun leur feeling et leur identité propre, depuis le furieux Slut et son refrain accrocheur jusqu’au rapide et mélodique Saw It All. Passant aisément de structures hardcore, thrash, deathmetal puis grind, en y mêlant adroitement quelques touches indus ou rap (Grind Wit), Icon possède un bon équilibre, idéalement mis en valeur par la production lourde et puissante de Kohle aux Kohlekeller Studios.

La force d’Icon réside également dans l’alternance de ses parties tapageuses et syncopées à des passages très entrainants, à l’image de l’accélération assassine du titre éponyme. Enfin, sur les lignes complexes de basse et de guitares, la voix de Julien s’est encore bonifiée, le growler passant avec aisance d’un guttural profond à des hurlements très agressifs.

Benighted mène ainsi une brillante carrière au fil des années, ayant déjà trouvé son style depuis son troisième album Insane Cephalic Production, et lâche aujourd’hui un Icon original, racé & abouti, à conseiller aux amateurs des dernières ogives deathgrind de Napalm Death, Dying Fetus ou Misery Index. Les allergiques aux sonorités un brin trop propres & modernes, et à toute forme de mélodie, préfèreront toutefois la brutalité plus manifeste et l’incision des riffs du terrible prédécesseur Identisick.

Fabien.

7 Commentaires

19 J'aime

Partager

eulmatt - 25 Octobre 2007: Je n'en doutais pas...j'y vais donc les yeux fermés !
disgracia - 27 Octobre 2007: Surement un des mes prochains achat si je le trouve. Merci pour la chronique Fabien, toujours aussi efficace.
Abyssion - 03 Juin 2008: Je sais pas ce que j'ai avec ce groupe, mais je trouve leur compo extra et vraiment... je dirai pas originale mais pas lassante quoi (je me comprends). Donc voilà merci pour la superbe chronique!
Eternalis - 08 Mars 2009: J'avoue que n'étant pas du tout fan de death brutal (enfin, death tout court), j'avais été soufflé par "Identisick" et une nouvelle fois par ce "Icon" bien plus agressif mais également plus puissant et plus propre je pense!

Les vocaux absoluments démentiels de Julien m'auront faient décollés de ma chaise...ma révélation death de ces dernières années!!
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Chronique @ Eternalis

31 Mars 2009
Très longtemps complexée envers elle-même, la scène extrême métallique française n’aura que très tardivement réussie à s’imposer sur le plan international. Souvent cantonnée à Sortilège, Trust ou Killers, l’extrême a longtemps souffert d’un complexe d’infériorité qu’elle désigne aujourd’hui comme étant pourtant complètement psychotique, car non existant. Mais dans ce cas, qu’est-ce qui pourrait expliquer que des combos comme Loudblast ou Agressor soient indéfiniment restés l’ombre ?

Sous l’impulsion d’une nouvelle scène pleine d’idées et d’expérimentation, sous laquelle nous rejoindrons indispensablement la bannière de Gojira, Dagoba ou encore Scarve, est revenu au premier plan une scène brutale n’ayant d’autres buts que de démontrer qu’elle savaient également sacrément y faire en matière de death metal.
Sans doute leader emblématique de ce nouveau mouvement, les Stéphanois de Benighted ont, petit à petit, grimpés les échelons de la renommée nationale pour enfin faire exploser les barrières internationales avec l’excellent "Identisick" datant de fin 2005.

Ayant entre les mains un album résolument destructeur et brutal à l’extrême, dans lequel les fans de Napalm Death ou autres Nasum se seront forcément retrouvés, et après avoir traversé l’Europe, les voilà de retour avec cet "I.C.O.N" qui marque son lot de changement pour le groupe.
Si nous ne dirons rien sur le, toutefois logique, changement de label pour Osmose, nous ne pourrons que remarquer le nouveau venu Kevin derrière les futs.
Peut-être moins rapide, mais largement plus groovy, son jeu arrive à étoffer le style de Benighted afin de le muter en un death toujours excessivement violent mais aujourd’hui des plus catchy, et, dirons-nous (sans froisser jamais les puristes), accessible.
Alors le terme reste à prendre avec des pincettes car le style reste brutal et il y a fort à parier que la ménagère de plus de cinquante ans pousse toujours des yeux révulsés, mais il faut également admettre que les français s’ouvrent de nouveau horizon, à des individus pas forcément adepte de ce genre musical.

Pourtant, l’ouverture avec "Slut" défonce d’entrée tout sur son passage et alterne toujours avec autant de maîtrise les blasts ultra furieux et les parties plus mélodiques, comme le démontre ce jeu en tapping fulgurant permettant au titre de respirer quelques secondes.
Julien Truchan, probablement l’un des meilleurs chanteurs actuels du genre, se joue de ses multiples visages, entre le hurlé criard du refrain (aussi efficace qu’il se retient en un instant !), le growl profond et caverneux du couplet ou encore le chant vomi plus rudimentaire que jamais (juste avant le solo !).
La production est à l’égale d’une chambre forte, elle est un mur que nous nous prenons en pleine face non sans quelques dommages collatéraux. Très gros travail des Kohlekeller Studios sur ce plan.

Ensuite, les français ne manqueront pas de nous plonger dans un metal violent et schizophrénique, sachant parfaitement varier l’agression sonore au point de ne pas s’ennuyer sur la totalité du disque. Néanmoins, il faut garder à l’esprit que l’innovation est ici hors de propos, elle ne semble presque pas évoquée, hormis sur le surprenant "Grind Wit", sur lequel un rappeur vient poser une touche personnelle et finalement pas si désagréable que ça, même si elle fera plus office de gadget que de réel intérêt musical.

Mais le très haché "Smile Then Bleed", au riff central très lourd et malsain, le heavy "Icon" (au riff très thrash et simple !) au feeling bien roots et old school ou encore l’ultra speed "The Underneath" font de ce disque une réussite totale de death, sans tomber dans aucun excès et en arrivant à trouver un parfait équilibre entre brutalité, mélodie et schizophrénie rendant le tout aussi bourrin qu’intéressant.
Le très malsain "Forsaken" par exemple, empreint d’une grande complexité niveau guitare (ces riffs frôlant parfois la poly harmonie !) propose de nombreuses cassures de rythmes et surtout un chant guttural très rythmique, proche du grind et pourtant installe la partie la plus mélodique de l’album, magnifique pont tout en ambiance où Julien est plus impérial que jamais.

Rarement un disque de death m’aura autant passionné de bout en bout ces dernières années. La violence aussi jouissive qu’expéditive trainera probablement lors des quelques périodes suicidaires hivernales. Sans aucune révolution, Icon s’impose comme l’un des disques brutaux à posséder pour les fans du style, mais aussi et surtout pour les autres. Et c’est, peut-être encore plus aujourd’hui, une sacrée performance.

6 Commentaires

7 J'aime

Partager

Eternalis - 31 Mars 2009: Si, on remarque tout de même des similitudes avec Napalm Death quelques fois, plus dans le chant que la musique j'en conviens.

Pour la scène, oui, en effet, on peut dire qu'elle n'existait pas, ça va plus vite! Misanthrope ne joue pas vraiment dans la même cour, j'ai d'ailleurs beaucoup de mal à les placer, une sorte de heavy/death narré extrême...

Lousblast tournait avec Cannibal certes mais restait encore dans la catégorie de seconde zone. Regarde leur album sortie en 2004 (Planet Pandemonium je crois?), il est passé relativement inaperçu et nous n'avons aucune nouvelle depuis. Pourtant, ce ne sera pas sans le tapage médiatique qu'il y avait eu autour de ce fameux come back.
C'est de ça que je voulais parler, de cette incapacité à devenir culte en dehors de ces barrières...
BEERGRINDER - 31 Mars 2009: Il faut éviter les déclarations à l'emporte-pièce : pendant la période Disincarnate / Sublime Dementia / Cross the Treshold, Loudblast n'était absolument pas un groupe de seconde zone mais était tout proche de se hisser au niveau des Master, Bolt Thrower, Cannibal Corpse ou Deicide.

Bien plus tard lorsque Planet Pandemonium est sorti, la période glorieuse du Death Metal était terminée : Nirvana, Machine Head et compagnie étaient passés par là, causant des dégâts irréversibles au Metal de la mort, difficile dans ses conditions d'accrocher le jeune metalhead avec un vieux groupe qui n'avait rien sorti de potable depuis 10 ans....

Tu occultes la période la plus fast pour le Metal extrême en considérant Loudblast pour un groupe de seconde zone : c'est un peu le cas actuellement mais il n'en a pas toujours été ainsi.
ArchEvil - 31 Mars 2009: Je n'ai pas écouté Icon. Je garde juste un bon souvenir de Identisick, un bon gros death saupoudré d'une légère touche grindcore, ça le fait. Puis ces gars là ont un putain de niveau et les compos sont d'excellente facture. Comme la plupart des metalheads semblent préférer ce disque au précédent, faudra bien que je m'y penche un jour.
Eternalis - 01 Avril 2009: Il reste différent! Moins compacte et bien plus aéré, il respire de bout en bout. Il est également plus mélodique et sans doute un peu plus technique (quoi que...).

Un bon disque de death comme on aimerais en entendre plus souvent pour ma part en tout cas.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Commentaire @ Abyssion

04 Septembre 2008
Comment exprimer la claque ?
Comment exprimer la baffe, que dis-je la tempête que je me suis prise en écoutant pour la première fois cette album ?
Et même après, au fil de mes écoutes, cet album me paraissait toujours aussi excellent et jamais je ne me lasse de l'écouter (du début… jusqu'à la fin, en somme).

Alors oui, ce début de chronique est tout sauf objectif, mais à chaque fois que je lance la machine de guerre "Icon", j'ai des frissons qui parcourent entièrement mon corps, à l'écoute de ce death particulièrement jouissif (et excellent) des stéphanois !

Fort d'un death brutal metal (aux allures grind, à certain moment magnifiquement rodé), Benighted est bel et bien pour moi le représentant suprême du death Français et sa plus grande fierté !

Que vous dire d'autre à propos de ces rugueuses pistes nommées Saw It All, Slut, Grind Wit, Icon ou encore Human Circle ..? Rien ! Si ce n'est… les féliciter pour nous offrir un tel talent.
Bon je suis un peu élogieux, mais pour moi : il le mérite !

Icon démarrant très fort au démarrage, il offre néanmoins une petite baisse de régime à partir de Forsaken, un peu dommage… mais pas dérangeant pour un sou.

Bref, vous l'aurez compris, Benighted s'impose comme une autre valeur sûre de la scène death metal.
Cet album est un petit bijou de brutalité, qu'il vous faut absolument posséder !

Parole de deatheux !^^!

0 Commentaire

0 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire