Genetic Disorder

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Nom du groupe Nightmare (FRA)
Nom de l'album Genetic Disorder
Type Album
Date de parution 28 Octobre 2007
Produit par Fredrik Nordström
Enregistré à Studio Fredman
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album89

Tracklist

1. Nothing Left Behind 05:14
2. Battleground for Suicide 04:16
3. Queen of Love & Pain 03:46
4. Conspiracy 04:09
5. Leader of the Masquerade 04:21
6. Final Procession 05:01
7. The Dominion Gate (Part II) 06:20
8. The Winds of Sin 04:27
9. Forsaken Child 04:32
10. A Thrill of Death 04:57
11. Wicked White Demon 03:41
12. Dawn of Darkness 06:08
Total playing time 56:58

Chronique @ Julien

15 Septembre 2007
La tendance étant de durcir la musique, ce nouvel opus de Nightmare n’échappera pas à la règle. Eh oui le groupe tend à se rapprocher de ses influences plus Thrash, ce qui nous donne, et bien un album plus Thrash justement. "The Dominion Gate" était déjà excellent, ce "Genetic Disorder" l’est encore plus. A moins que cela ne vienne de moi qui suis plus fan de Thrash. Possible.

Mais rapidement on se rend compte que le groupe ne plaisante pas. J’ai beau tendre l’oreille, il manque quelque chose. Ah tient, mais ce sont les claviers qui ont disparu. Chouette !!!! Eh oui, le groupe durcit le ton et ça s’entend vraiment. Là où les groupes symphoniques ont un peu monté d’un cran, Nightmare a carrément mis la vitesse supérieure. La vitesse supérieure oui, le compromission non. On entend que c’est du Nightmare mais du Nightmare en plus Thrash. Les riffs sont bien puissants à souhait et plutôt bien pensés et les soli toujours aussi percutants. Pas de doute, "Genetic Disorder" va faire du bruit dans les chaumières. Sans rire, les fans de la première heure y trouverons autant leur compte que des métaleux de passage. Ce disque peut plaire à un vaste public sans pour autant avoir vendu son âme. Le point positif sera bien entendu le Live où la pléiade de titres péchus fera mouche. Le pogo risque de faire mal. Ce dimanche 19 novembre a laisser des traces c’est moi qui vous le dit.
Ce qui fait la marque de fabrique du groupe c’est bien sûr la signature vocale de l’un des meilleurs chanteurs de heavy français, notre Dio a nous, Jo Amore. Toujours au top, son chant se fait aussi heavy que puissant et c’est un véritable régal. Brut, juste et inégalable, sa prestation est tout simplement unique.
Enregistré en Suède, dans le fameux studio Fredman, le son sonne très suédois. Peut être un peu trop à mon goût. Mais le son n’est pas le seul en cause, certains riffs sont aussi à mettre en cause. Au final, on headbangue tellement que ce « détail » passe à la trappe. Alex me confiait que c’était son rêve d’enregistrer là-bas, voilà chose faite.

Du grand Nightmare bien couillu. Avec des titres plus bruts taillés pour le Live, le groupe va asseoir encore un peu plus son autorité sur le heavy français et c’est tant mieux car notre beau pays a besoin de groupes comme ça qui puissent rivaliser les yeux dans les yeux avec les allemands et autres.

Chapeau bas…….

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DimeForever - 27 Juin 2008: Chapeau bas au groupe et à toi pour ta chronique!
Il est vrai que le groupe s'est radicalisée, il tourne au heavy thrash et j'espére que ça va continuer.
Et je trouve que la voix du chanteur est remarquable.
Cet album est pour moi le meilleur de leur discographie.
Le Metal français renaît grâce à Nightmare !
PS : Ce serait bien que Nightmare change de nom, y'a une tripotée de groupes du même nom.
 
Kuza - 17 Décembre 2009: Je trouve la suppresion des voix féminines, qui étaient présentes de part et d'autres sur Dominion Gates, tout à fait intelligente. Le groupe est plus crédible, et en effet, plus trash, en un sens.
En ce qui me concerne, j'aime beaucoup cet album, dont les mélodies restent vraiment en tête. Sans aucun doute l'un des meilleurs groupes français sur la scène international.
Tout simplement génial.

19/20
MetalOursonne - 18 Janvier 2010: Haha ! Voilà un album qu'il me semble devoir découvrir à tout prix .. ta chro' laisse présager le meilleur! Merci! M.O.
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Chronique @ MetalAngel

25 Septembre 2007
Depuis la sortie en 2005 de l'excellent 'The Dominion Gate', Nightmare a été très sollicité non seulement en France, mais, également, à l'étranger, comme en témoigne le fameux concert des frenchies à Tel Aviv (Israël) en avril 2006 et qui fut un retentissant succès, comme en témoignèrent les divers articles dans la presse européenne. Ce vent en poupe a permis au groupe de regagner en confiance, ce qui a été bénéfique pour le processus de composition du nouvel album, bien plus puissant que 'The Dominion Gate'.

Finies les expérimentations et les sons futuristes. Le groupe est revenu à quelque chose de plus brut, de plus thrash. Bien leur en a fait, car la voix de Jo est parfaitement mise en valeur ici. Moins d'envolées lyriques et plus de hargne sont les éléments clés de ce 'Genetic Disorder'. Et dès le premier titre, "Nothing Left Behind", et son intro "militaire", on aperçoit clairement la direction nouvelle prise par le groupe : un métal qui possède une classe à en faire pâlir tous les héritiers et héritières des plus grandes familles aristocratiques lors des fameux bals dansants! Cette première chanson, qui ouvre le bal, présente à nouveau la griffe Nightmarienne : chorus grandiloquents, refrains dynamiques et choeurs guerriers. Toutefois, la structure si caractéristique des grenoblois s'est transformée et on a l'impression d'entendre un tout autre groupe. Ce qui est confirmé par "Battleground For Suicide", qui s'offre quelques passages grognés de la part de Jo. Cela donne une autre dimension à la musique de Nightmare. "Queen Of Love & Pain" est la chanson la plus surprenante : au début des couplets, on ne reconnaît pas du tout la voix de notre chanteur favori, qui évolue plus bas que d'habitude dans sa tessiture vocale, ce qui donne une sensation d'écouter un mix entre Motörhead et Venom..."Conspiracy" est une nouvelle exhibition des prouesses de Jo, qui s'enorgueillit de quelques lignes proches du death!! Nightmare virerait-il de bord doucement mais sûrement? Que Nenni, puisque "Leader Of The Masquerade" nous rassure quant à la personnalité musicale des cinq isérois. Le groupe n'en manque pas une pour nous rappeler à l'ordre et nous botter le derrière avec "Final Procession", la suite épique "The Dominion Gate (part II)" et le marylinmansonien Jo, qui nous éblouit encore et encore avec sa puissance sans limites! Vraiment très impressionnant, on en reste sur le c**!!!! "The Winds Of Sin" est un peu plus classique, quoique nous avons affaire cette fois-ci à une véritable ambiguïté entre graves et aigus et cette violence à mi-chemin entre Judas Priest et Seven Witches, pour continuer sur "Forsaken Child", la pièce maîtresse (pour bibi) "A Thrill Of Death" et son rythme médian qui s'accélère par la suite, "Wicked White Demon" et son visage slayeresque bien que les parties chantées soient assez aigües et, donc, très différentes du monde du quartet ricain. Enfin, pour terminer cet album extrêmement brillant, Nightmare nous a offert une véritable bombe qui se nomme "Dawn Of Darkness", un peu décalée par rapport au reste de la galette en raison de son refrain un peu plus soft et pop. Mais, le ton général de cette chanson de clôture reste cependant ancré dans l'énergie.

Nightmare est une nouvelle fois l'auteur d'une oeuvre magnifique et du meilleur album de heavy de cette année 2007, deux ans après la claque que 'The Dominion Gate' a été. Le quintet sait comment gâter ses fans et distribue des pains tout le long de cette superbe offrande. Ca fait mal, mais, ça fait du bien là où ça fait mal, justement. C'est l'effet Synthol. Et ma foi, ce 'Genetic Disorder' a dépassé toutes nos espérances à tous les niveaux! Voici les nouveau Dieux du metal, fiers cavaliers de l'apocalypse métallique et créateurs définitifs de la New Wave Of French Couillu Heavy Metal!!!



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Chronique @ Eternalis

18 Janvier 2010
Le temps des incertitudes est désormais révolu, celui des doutes banni, loin derrière…Nightmare est aujourd’hui un personnage centrale de scène heavy métal. Huit ans après leur retour, et trois albums plus tard, le statut des grenoblois a été métamorphosé. Il est bien loin le temps où un pourtant excellent "Silent Room" sortait dans un relatif anonymat, sans rameuter grandes foules ni passions. Car il y a eu l’épisode The Dominion Gate, époustouflant concept futuriste et novateur musicalement qui permis au groupe de prendre définitivement ses distances avec le reste de la scène.

Dernier album chez Regain Records, "Genetic Disorder" arbore visuellement une esthétique plus sombre, que l’on rapprocherait plus volontairement de combos black ou brutal death que heavy…mais Nightmare ne fait pas comme les autres, et "Genetic Disorder" va permettre de catapulter encore plus haut les efforts des français, de les placer dans le peloton de têtes des formations actuelles, "Genetic Disorder" prend la forme d’un chef d’œuvre.

Là où "The Dominion Gate" laissait place à de nombreuses atmosphères, à une vision plus atmosphérique de leur art, plus pesant, "Genetic Disorder" installe une ambiance agressive, aux guitares omniprésentes, tranchantes et vindicatives. Un aspect thrash d’une puissance peu commune ressort de compositions touchées par la grâce, emplie de feeling, si bien que certaines compositions semblent déjà cultes, faisant partie de nous, comme si nous les avions en fait toujours connu, comme si cette jouissance qui parcourait notre échine était celle d’un album fondateur. L’intro proprement hallucinante au tapping de "Forsaken Child" fait partie de ceux là, surmonté par un riff direct et magnifiquement lourd, les vocaux gorgés d’émotions et de puissance de ce formidable Jo Amore font toute la différence. Plus sombre, plus mesuré et grave, son chant prend toute sa mesure lorsqu’il s’évertue à s’envoler dans des aigus absolument impressionnant (qu’un certain Rob Halford n’est plus en peine de réussir…).

Le fait que l’album est été enregistré au mythique studio Fredman n’est probablement pas étranger à l’agressivité qui ressort de ce disque taillé pour le Live mais d’une richesse forçant le respect pour un album se voulant aussi direct. Les riffs dominent ici complètement des claviers mis considérablement sur le brancard, les riffs sont tous plus tortueux et originaux les uns que les autres, et démontrent une complexité de tous les instants, Jo plaçant souvent ses refrains si uniques sur des leads mélodiques.
Franck et Alex s’en donnent à cœur joie et font de chaque composition une merveille. Le génial "Battleground for Suicide", au riff mid tempo ravageur se métamorphose en une accélération foudroyante pour un refrain unique et magistral, où Jo démontre l’entière capacité de son talent, autant aérien qu’incroyablement puissant, voir violent. Derrière ses futs, son frère David multiplie les cassures et les breaks, renforçant un peu plus le côté thrash.
"The Winds of Sin" continu de nous abreuver d’une jouissance quasi-divine, que l’on n’avait pas entendu si inspiré dans le genre depuis des années. Sur une double pédale monstrueuse se pose un riff monstrueusement gros et taillé pour le headbanging, pour laisser la place à un pré-refrain enlevé et épique avant de voir débouler un refrain simple mais d’une efficacité si redoutable qu’il démolira à coup sur les premiers rangs des salles de concerts. Puis ce solo, au tapping, magistral, inspiré, beau…parfait…avant de repartir sur une envolé de Jo troublante et simplement magnifique.

Dans cette spirale de puissance quasi infinie, Nightmare pousse encore un peu plus loin le visage extrême qui commençait à se profiler sur "Heretic" ou "The Watchtower", notamment sur un "Conspiracy" qui sème les ténèbres de par le chant black de Yves, autant à l’aise dans ce chant criard que derrière sa basse. Et lorsque Jo refait surface, le parallèle se fait de lui-même, cette voix, cette tessiture est toute la personnalité d’un Nightmare plus conquérant que jamais, plus couillu et brutal. "Leader of the Masquerade", comme un rappel à Messenger of Faith, installe un lead mélodique magnifique de beauté et une base rythmique simple mais hymnique. "A Thrill of Death" instaure quand à lui un climat plus mystérieux et martial, syncopé…quand à "Wicked White Demon", il n’est autre qu’un rouleau compresseur défonçant tout sur son passage. Son riff syncopé et purement thrash est une merveille de brise nuque, le tout se ralentissant intelligemment pour laisser éclore un refrain une nouvelle fois magistrale, posé et envolé, où Jo réalise de nouvelles prouesses à chaque seconde.

Que dire si ce n’est que Nightmare a rejeté loin derrière la concurrence heavy métal au sens large. Si le power semble de plus en plus en berne (Gamma Ray déçoit, HammerFall ne fait plus rien, Rhapsody s’est éloigné de son style de prédilection…reste les légendes ou des groupes comme Edguy ou Sonata Arctica, dans un genre bien différent, tentant d’avancer avec leur propre personnalité) et le thrash à l’abandon par le public, Nightmare parvient à réunir la quintessence des deux mondes pour nous livrer un album proche de la perfection (qui n’écoutera pas "Queen of Love and Pain" jusqu’à satiété tant son refrain ne vous quitte plus une fois entré dans le crâne ?). Et s’il est dit que la perfection n’a pas de nom, "Genetic Disorder" est un sérieux candidat au titre des meilleurs albums de ces dernières années…la moindre des choses étant simplement de dire merci !

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Sperma_frost - 19 Septembre 2012: Ton analys est d'une grande justesse, ce groupe c'est du lourd et cet album frise la perfection! Franchement c'est du heavy bien heavy comme on l'aime.
MikeSlave - 19 Septembre 2012: J'ai vu le combo défendre cet album au Helfest 2008.Respect.
Jo Amore est un chanteur de haute volée, le Dio français!
Sperma_frost - 20 Septembre 2012: Oui, tout est bon dans cet opus, la prod, les compos, la rage, superbe !
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