The Dominion Gate

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Nom du groupe Nightmare (FRA)
Nom de l'album The Dominion Gate
Type Album
Date de parution 2005
Produit par Terje Refsnes
Enregistré à Sound Suite Studio
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album94

Tracklist

1. Temple of Tears 04:05
2. A Taste of Armageddon 04:12
3. Messenger of Faith 05:02
4. Secret Rules 04:54
5. The Dressmaker 06:19
6. Endless Agony 04:32
7. Paranormal Magnitude (Part II) 02:14
8. Circle of the Dark 04:20
9. Haunting Memories 05:13
10. Heretic 05:41
11. The Dominion Gate 08:12
12. The Watchtower 05:24
13. K-141 05:32
Bonustrack (Japanese Release)
14. War Addict
Total playing time 1:05:40

Chronique @ MetalAngel

09 Octobre 2005
Deux années aprés la sortie de Silent Room, album-concept sur l´évolution de la folie d´un jeune meurtrier et une tournée "triomphale" à travers la France, la Belgique, l´Espagne et la Suisse, ceci dans le cadre du Festival Metallian Tour numéro 1, et un changement de line-up avec le départ de Nicolas, le guitariste, ainsi qu´une signature chez Regain Records, les grenoblois de Nightmare nous reviennent en cette année 2005 avec leur 5éme album, le grandiose 'The Dominion Gate' qui va surprendre plus d´un fan, positivement bien sûr.

En effet, 'The Dominion Gate' est un petit chef-d´oeuvre, ceci à plusieurs niveaux : tout d´abord, le groupe a évolué musicalement. Des titres tels que "Temple of Tears", "Secret Rules" ou "Heretic" démontrent bien la volonté du groupe de proposer un métal futuriste, par la présence de synthés, notamment, tout en restant classique dans les structures. Un exercice de style qui peut s´avérer périlleux, mais, qui a été réussi ici car nous avons à faire à des musiciens talentueux et virtuoses, qui, en plus de maîtriser leurs instruments, ont des idées novatrices et originales pour faire avancer le métal et, ce, tout en restant fidéles à leurs racines ancrées dans le métal classique des années 80. D´ailleurs, certains passages peuvent rappeler ce que faisait Nightmare à ses débuts, c´est à dire un heavy brut de décoffrage, alors que d´autres sont tout droit dans la lignée de 'Cosmovision', principalement les choeurs grandiloquents, aujourd´hui exclusivement masculins, exceptions faites de "A taste of Armageddon" et "The Dominion Gate" ou Floor Jansen vient pousser la chansonnette et nous ensorceler avec son chant de siréne.

Parmi ces idées nouvelles, le vocaliste Jo Amore tente quelques expériences lui aussi, de son côté : on découvre une nouvelle facette dans ses vocalises, parfois trés douces, comme sur "Temple of Tears", "The Dressmaker" ou "Endless Agony", ce qui apporte véritablement un effet des plus agréables a l´ensemble. On retrouve aussi bien des titres plus courts et "speed" que des compositions épiques et relativement longues, telles que "The Dominion Gate" et "A Taste of Armageddon". Terje Refnes a été reconduit au poste de producteur, et je dois avouer que si j´ai trouvé 'The Silent Room' assez rugueux, à mon goût, au niveau du son, 'The Dominion Gate', quant a lui, posséde un son puissant et clair, heavy et lumineux, bien que l´album soit "dark" dans l´esprit, sans être, comme un grand nombre de productions actuelles, notamment celles sortant de l´usine Finnvox, aseptisé et sans saveur ni volume. Quelques invités de marque ont ponctué cet album de leur participation : outre Floor Jansen, bien sûr, nous retrouvons son collégue Sander Gommans du groupe After Forever, ce dernier venant lui aussi contribuer vocalement sur "The Watchtower", avec ses éternels grunts, mais aussi Ricky Marx, l´ex-guitariste de Pretty Maids. Côté artwork, les Nightmare ont refait appel à J.-P. Fournier, qui avait déja réalisé la pochette de 'Cosmovision'. Que pouvait-on attendre d´autre de lui qu´une nouvelle pochette aussi splendide?

Finalement, 'The Dominion Gate' est un album métissé, entre futur et passé, racé et finement réalisé, noble et abouti. Une oeuvre qui plaira sûrement à tous, qu´ils aient la quarantaine ou bien quíls soient adolescents, tout le monde y trouvera son compte. Un disque ambitieux qui se déguste et se laisse effeuiller au fur et à mesure des écoutes. L´album de métal francophone de l´année 2005!!

2 Commentaires

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cocotte - 17 Août 2007: Nightmare exelentissime! J'ai eu l'occasion de les rencontrer ces mecs sont vraiment simpas, il délire a mort sur scene! Ils font plaisir a voir et cette album est génial!
benensis666 - 26 Janvier 2014: il reste le meilleur album de nightmare ,une vrai tuerie ,bon son ,excellents titres je lui mettrai par contre un 19/20 mais bon une note sur un album c'est pas le plus important ,trés bonne chronique!
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Chronique @ Eternalis

02 Janvier 2010
L’histoire de la renaissance d’un groupe devenant celle d’un genre tout entier. Perdu dans les abimes d’un oubli profondément collectif pendant plus de quinze ans, après seulement deux opus au milieu des années 80, Nightmare n’aurait probablement jamais prédit lui-même le niveau qu’il afficherait à l’orée de la première décennie du troisième millénaire.
Le néant, l’oubli, la non-création puis un ep que plus personne n’attendait…un Live…et une miraculeuse résurrection. C’était en 1999.

Les années ont passé, les tournées se sont enchainées et les grenoblois s’apprêtent à réaliser ce qu’ils n’auraient osé prévoir des années plus tôt : la sortie définitive d’un genre de son créneau sclérosé dans lequel la France ne s’est encore presque jamais défait. Toujours sous le joug d’un heavy métal alliant puissance et rythmique de plomb, Nightmare allait insufflé un souffle organique et moderne à son œuvre, que l’on se devra de qualifier d’au moins original, si le terme avant-gardiste est encore trop tôt. Son nom ? "The Dominion Gate"…

Album énormément dense et sophistiqué, ce cinquième opus, s’il n’est pas facile à cerner et apprivoiser, n’en est que plus précieux avec le temps qui passe. Les rythmes sont souvent saccadés, les claviers ont pris une place prépondérante dans l’atmosphère globale et futuriste du concept, les riffs sont alambiqués et derrière une fausse simplicité se cache une profondeur rare. Il y a tout ceci…et il y a Jo…cette voix, unique et irremplaçable, difficilement descriptible tant son spectre sonore s’écarte et s’échappe des conventions des genres. Parfois rapproché du géant (ironie…) Ronnie James Dio, Jo Amore est tout sauf une vulgaire imitation jetable et sans inspiration, Jo est une voix et une âme à lui tout seul, celle de Nightmare. Alliant une puissance peu commune, délivrant des aigu aussi rauque que possible, son chant, en plus de sa tessiture propre, se démarque par son intelligence, et ses lignes vocales originales, décalées des riffs et justement difficilement appréhendable lors des premières écoutes. Les refrains ne rentrent pas, rien de catchy, rien de simple, juste de l’interprétation, de l’art oserons-nous dire…

…de l’art…écoutez donc "The Dressmaker" et son ambiance démoniaque à souhait, sombre, lourd et aux claviers partagés entre indus glaçant et ambiant menaçant. Les guitares s’effacent, la basse emplis l’espace, et Jo se montre dramatique, tel un acteur, vivant son texte. Parfois presque chuchotés et narratifs, ses vocaux se déploient ensuite dans une puissance sombre et agressive, rocailleuse, tout en conférant à cette rudesse une certaine superbe, une beauté noire et vénéneuse. Un break malsain et expérimental fait de sonorités modernes et inquiétantes parachève un constat : Nightmare ne fait rien comme les autres.

"The Dominion Gate", sans encore touché la perfection qui lui tend les bras, regorge d’une qualité bien trop peu souvent présente de la scène mélodique française, une envie d’innovation constante et des idées à n’en plus finir. Si "Messenger of Faith" brille par sa simplicité et son groove presque hard (la partie de batterie notamment, tenue par le frère de Jo, et la simplicité du riff), il est magnifié par le refrain impérial de Jo, sur lequel il s’envole avant d’imposer un feeling vraiment imposant et particulier.
Prédominant sur l’intégralité du disque, les samples, dû en grande partie à l’important apport de leur producteur Terje Refsnes (Soundsuite Studio), apportent une fraicheur et une originalité dont manque cruellement le heavy métal dit traditionnel de nos jours. Mais loin de se reposer sur les arrangements, "The Dominion Gate" impose des compositions abouties, véritables pièces maitresses surplombée par un chanteur décidément au dessus du lot (les progrès depuis "Cosmovision" sont impressionnants).
"Temple of Tears", après une descente de toms saccadée et technique, subjugue par le coulis de voix expérimental qui se lie à des hurlements suraigus du ‘sieur, sans jamais bassement plagié un certain Metal God. Puis le refrain, qui tombe du ciel, très rapidement, et impose une maestria peu commune, solennel, imposant, rehaussé par des chœurs presque liturgiques, et cette grandeur emplie de conviction dans le chant.

Nightmare n’hésite pas, dans le même temps, à agrémenter ses compositions d’aspects plus agressifs (annonciateurs de la suite…). "Heretic" s’ouvre ainsi sur un riff quasi thrash et voit l’intégration des vocaux death / thrash de Sander Gommans (After Forever), s’alliant parfaitement au timbre rocailleux de Jo, pour aboutir sur un refrain prenant la forme d’une prière grâce à ses chœurs. Si les soli ne sont pas forcément très nombreux, "Heretic" s’offre un duel mélodique mais virtuose, à l’instar d’un Arch Enemy.
Trouvant son parachèvement de l’ambition sur les deux magnifiques compositions laissant la place à la voix sublime de Floor Jansen (After Forever) ; "A Taste of Armageddon" et "The Dominion Gate", Nightmare laisse derrière lui les miettes à la concurrence.
"A Taste of Armageddon" laisse éclater toute la technique de David Amore derrière les futs, et cette faculté à proposer des refrains qui, s’ils sont difficiles d’accès, résonnent déjà comme des pépites de créativité pure, et restent une marque à part de cet album particulier et résolument différent. Intervention angélique, Floor embellit pendant de fugaces instants un monde sombre et torturé, avant l’apparition du meilleur solo de l’album, magnifique combinaison de technique, de feeling et de beauté. Quand au morceau titre, il est une longue montée en puissance de huit minutes, redoublant d’ingéniosité et d’inventivité, pour un duo vocal au sommet et une interprétation très théâtralisée et poignante.

Et si le trop mélodique (aux claviers encombrant ici) "Endless Agony" est peut-être de trop (l’album dure plus de soixante cinq minutes), on ne pourra nier l’indispensabilité de l’intermède "Paranormal Magnitude (partII)", grandiose, mélodique et imposant un énorme respect, à couper le souffle.

La voie de la résurrection était bel et bien derrière eux, leur statut de grand de la scène francophone acquise de nouveau, celui de renouveau de la scène international en passe d’exister. Indispensable maillon pour comprendre la discographie et l’explosion de Nightmare à l’étranger véritablement (la signature avec Regain ayant aussi aidé en ce sens), "The Dominion Gate" marque sans contestation possible un « avant » et un « après » chez les grenoblois…avec l’ « après » auréolé de succès que l’on connait…

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