Fire of Unknown Origin

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Nom du groupe Blue Öyster Cult
Nom de l'album Fire of Unknown Origin
Type Album
Date de parution Juin 1981
Produit par Martin Birch
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album202

Tracklist

1. Fire of Unknown Origin 04:09
2. Burnin' for You 04:30
3. Veteran of the Psychic Wars 04:48
4. Sole Survivor 04:04
5. Heavy Metal : the Black and Silver 03:16
6. Vengeance (the Pact) 04:40
7. After Dark 04:24
8. Joan Crawford 04:54
9. Don't Turn Your Back 04:07
Total playing time 38:52

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Blue Öyster Cult


Chronique @ TasteofEternity

01 Décembre 2012

Retour vers le futur

Comment ça le panneau n’était pas assez grand ? Z’avez pas vu écrit : « ATTENTION CHEF D’ŒUVRE !!! » C’est pourtant écrit, non ?!
Hein ? La poussière a tout recouvert… Ha, faut dire que plus grand monde emprunte cette voie ma p’tite dame, à mon grand regret…

Si de nos jours, le nom de Blue Öyster Cult ne semble plus guère éveiller la moindre admiration, dîtes-vous bien que pour certains ce nom est synonyme de Mythe. La chronique de cet album, si elle nous invite à faire un voyage dans le temps pour nous replonger dans les racines du Hard Rock américain, est aussi et surtout l’opportunité de rendre un peu de ce que ces pionniers ont pu offrir à cet univers musical. Car à la fin des 70’s, Blue Öyster Cult, plus connu sous les initiales B.Ö.C., est un des fleurons les plus prometteurs de cette scène américaine aux côtés de Van Halen, Lynyrd Skynyrd, Montrose, ou encore Ted Nugent. Dés leurs premiers albums, parmi lesquels on ne compte pas moins de deux classiques, Tyranny and Mutation (1973) et Agents of Fortune (1976), les observateurs ont tenté un rapprochement avec le groupe anglais Black Sabbath. Raccourci réducteur, car les racines blues, voire sudistes, qui transparaissent sur Tyranny… font plus penser aux débuts des Rolling Stones (fils spirituels de Chuck Berry, B.B.King & Muddy Waters) qu’à un quelconque album du Sab’. Toutefois, quelques titres peuvent laisser planer le doute à l’instar de Wings Wetted Down.

Les choses se corsent un peu plus en ce qui concerne l’album Fire of Unknown Origin sorti en 1981. En effet, le son du groupe s’épaissit incontestablement, devenant plus metal, tout en donnant naissance à des atmosphères étranges et futuristes (la pochette n’en est qu’un aperçu). Les guitares, et la basse, claquent plus fort que jamais, la voix d’Eric Bloom, devient plus puissante, et les claviers ont un double-rôle qu’ils remplissent à merveille : aiguiser et enrichir les mélodies, pour créer ces atmosphères si particulières.
Le plus frappant avec BÖC, c’est l’impression de facilité qui se détache dans l’enchaînement de titres taillés pour la scène, très rock et fédérateurs ( Burnin’ for You & After Dark (avec son petit côté Yardbirds) ) couplés à d’autres titres aux ambiances plus profondes et sombres ( Veteran of Psychic War & Vengeance (The Pact)) : des morceaux sur lesquels le temps n’a pas de prise. Peu importe la forme que ces morceaux peuvent prendre, le talent de B.Ö.C. suffit à transformer chaque titre en voyage unique. Le groupe semble se plaire à nous surprendre à chaque morceau voire à nous perdre pour éviter toute possibilité d’étiquetage.

Pour mieux comprendre l’ampleur du phénomène, je m’attacherai à l’analyse de deux titres emblématiques de l’album : Veteran of Psychic Wars et Joan Crawford.
Veteran of Psychic Wars est vraiment un des classiques du groupe, il apparaît spécialement sur la B.O. du film d’animation Metal Hurlant, aux côtés d’autres groupes comme Black Sabbath, Nazareth, Grand Funk Railroad... C’est un titre tout en ambiance, très heavy et mélodique, doté d’une rythmique pachydermique, et surtout d’un caractère martial. C’est un titre implacable, qui vous broie consciencieusement, vous projetant dans un futur apocalyptique. C’est un pur concentré de SF made in B.Ö.C.. Ce morceau, au style unique, est inégalé dans toute la discographie du groupe ; il mérite en conséquence une attention toute particulière. Certains groupes tenteront de le reprendre, à leurs risques et périls. Parmi eux, Metallica tenta l’expérience en Live, en 2007, et en version unplugged, pari assez audacieux en passe d’être réussi.

Joan Crawford s’inscrit dans un registre complètement différent. Plus riche, et plus complexe dans sa construction que les hits Burnin’ For You ou After Dark, ce titre s’ouvre sur une intro au clavier limite baroque, pour mieux laisser débouler guitares et batterie donnant corps à un morceau de choix. La voix d’Eric Bloom et les chœurs Jouent le rôle de détonateur en propulsant le titre vers les sommets insufflant intensité et mélodie qui s'empareront sans difficultés de l’auditeur. Et n’oublions pas l’insertion d’effets et d’un violon électrique qui font de ce titre une petite merveille d’expérimentation, pour l'époque toute proportion gardée. Un titre que n'aurait pas renier les Oliva Brothers. Une super décharge d’adrénaline, qui vous permettra de reprendre goût à la vie en l’espace de seulement 4 minutes et 54 secondes. Alors ça fait quoi de sortir de sa tombe ?
Quant au reste de l’album, il reste d’excellente facture de A à Z, alternant titre accrocheur et morceau plus atmosphérique, sans qu’on puisse se lasser.

Plus qu’un simple laboratoire expérimental, Fire of Unknown Origin tient presque de la genèse du Heavy Metal. Alors certes Led Zeppelin, Black Sabbath et Judas Priest ont déjà initié la voie, mais B.Ö.C. rassemble tout ces styles en y apportant sa propre touche qui sublime l’ensemble (voui-voui, il y a débordement d'enthousiasme, mais c'est bon !). En réécoutant cet album, on peut clairement se rendre compte tant de la puissance créatrice de ce groupe clairement atypique, que de l’empreinte qu’il a laissé sur un grand nombre de groupes qui lui ont succédé, parmi les plus connus, Queensrÿche, Savatage et pourquoi pas Metallica.

Blue Öyster Cult, des pionniers, un Mythe, une LEGENDE, à redécouvrir au plus vite.

Now we know the Origin


Juste en passant, l’album fut produit par Martin Birch, le producteur attitré d’Iron Maiden avec qui il sortit Killers la même année : 1981, un excellent cru pour le hard rock aux doux relents de metal.


23 Commentaires

17 J'aime

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bruno60 - 15 Décembre 2016: Veteran of psychic wars est le titre ultime par excellence , ce morceau m'a toujours fasciné ( impressionné même ),je trouve qu'il garde une aura fantastique ... Chronique ad hoc !
MCGRE - 06 Fevrier 2017: Bon album du BOC mais pas mon favori , je vois pas beaucoup de référence à CultÖsaurus Erectus qui pour moi est le must du groupe , enfin pour moi évidement , d’ailleurs si quelqu'un se sentant capable ( moi je ne le suis pas assurément )de chroniqué un jour ce monument du CULT je le ou la remercie à l'avance .
Greg.
samolice - 23 Juin 2018:

Bien bonnard de relire ta chro maintenant que je commence à vraiment apprécier ce disque. Serait-ce la révélation? En tous les cas, c'est jusqu'à présent, et parmi ceux que je possède, mon album studio préféré du groupe. Je suis prêt pour Secret Treaties. 3,2,1...

mechant - 10 Août 2019:

Belle chronique pour le meilleur BÖC à mon sens....

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