Cultösaurus Erectus

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16/20
Nom du groupe Blue Öyster Cult
Nom de l'album Cultösaurus Erectus
Type Album
Date de parution Juin 1980
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album181

Tracklist

1.
 Black Blade
 06:39
2.
 Monsters
 05:07
3.
 Divine Wind
 05:10
4.
 Deadline
 04:29
5.
 The Marshall Plan
 05:27
6.
 Hungry Boys
 03:40
7.
 Fallen Angel
 03:14
8.
 Lips in the Hills
 04:26
9.
 Unknown Tongue
 03:59

Durée totale : 42:11

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Blue Öyster Cult


Chronique @ frozenheart

30 Novembre 2020

Monster of Rock...

Septième album de Blue Oyster Cult (le neuvième si l’on compte les Live : On Your Feet or on Your Knees et Some Enchanted Evening), Cultösaurus Erectus, marque le retour en grâce du groupe.

En effet après le demi-échec d'un Mirrors, qui évoluait plus vers un hard rock plus mélodique limite FM, délaissant au passage ses références Heavy Rock et sombres dont il était coutumier à ses débuts, le groupe se devait de rebondir en publiant un album dans la droite lignée de la triplette Secret Treaties, Agent of Fortune et Spectre.

Le groupe natif de Long Island (États Unis) en 1980, revient donc à ce qui faisait sa force et originalité, à savoir ce savant mélange de titres Heavy sombres envoûtants et mystiques. Mais avec un son et quelques innovations au niveau de l'instrumentation dont des claviers moins dégoulinants et kitch, renforçant ainsi le côté SCI-FI de ses compositions.
Une production au son résolument moderne à la fois puissant et clair (pour l'époque), exécutée de main de maître par un certain Martin Birch (Deep Purple, Rainbow, Whitesnake, Iron Maiden), qui mettra la basse et les claviers au même niveau que les guitares et parties vocales du tandem Bloom Dharma.

Les autres atouts de l'album se situeront au niveau de ses textes toujours aussi axés sur les thèmes de la science-fiction et l'occultisme, à savoir 4 compositions écrites par Bloom et Roeser dont deux en étroite collaboration avec les écrivains Michael Moorcock et Richard Meltzer. Le premier est plutôt connu pour ses nombreux romans fantastiques, fantasy et de science-fiction et en particulier Elric de Melniboné dont le Héro donnera sont noms au groupe Heavy épique Eternal Champions. Mais aussi pour avoir collaboré à l'écriture des textes de l'album Warrior on the Edge of Time (1975), du groupe Heavy Rock Psychédélique Hawkwind. Le second n'est autre que le critique Rock et ancien collègue de Sandy Pearlman, le producteur et le mentor de BÖC. Concernant les pistes restantes, elles seront écrites par les frères Bouchard, sauf "The Marshal Plan" qui lui sera l'unique titre signé Blue Oyster Cult.

Dès le sombre "Black Blade" (le titre d'introduction), l'auditeur se retrouve directement propulsé dans l'univers mystique et glacial de la science-fiction si caractéristique à BOC. À savoir un chant habité d'Eric Bloom, le tout bâti autour d'une rythmique lourde et des leads de guitares mordantes et Heavy à souhait. Black Blade, un fabuleux morceau, qui atteindra son apogée lors d'un break central constitué de synthés aux sons futuristes parés de voix robotique filtrée passée au vocodeur.

Des morceaux aux guitares résolument Heavy que l'on retrouvera sur l'énergique "Lips in the Hills", qui se distinguera par une rythmique dynamique ponctuée de fulgurantes interventions de guitares. L'étrange "Monsters", au riff Heavy et nombreux break jazzy soutenus par de séduisants passages et solo de saxophone interprété par Mark Rivera (Tycoon), renforcé en son centre, par des leads et solo de guitare incandescente et inspirée signée Eric Bloom, Donald, (Buck Dharma) Roeser.

Parmi les autres morceaux qui auront retenu mon attention n'omettons pas de mentionner le presque progressif "Unknown Tongue" un mid tempo à l'atmosphère froide et spatiale dont les interventions de claviers piano me rappellent étrangement l'excellent "Flaming Telepaths" issu de l'album Secret Treaties. L'entrainant et faux Live "The Marshall Plan" (qui assurément n'a rien à voir avec le programme de rétablissement européen signé en 1948), mais faisant plutôt allusion au fabricant des célèbres amplificateurs Marshall. Un fabuleux morceau estampillé Hard Rock, qui raconte l'histoire de Johnny, un fan de rock à la recherche de la célébrité, où viendra s'ajouter un petit clin d'œil appuyé au "Smoke on the Water" de Deep Purple.

Difficile également de faire l'impasse sur des titres plus conventionnels, comme le chaloupé "Divine Wind" au chant funèbre, bâti autour d'une rythmique groovy et de subtiles parties de guitares. L'entrainant et poppy "Fallen Angel", mais aussi le très commercial et mélodieux "Deadline" à l'air qui ne vous quitte plus, chanté de façon magistrale par Donald Roeser. Sans oublier l'efficace "Hungry Boys" au rythme boogie, constitué d'un refrain répétitif (jouissif) puis d'un dynamique riff et leads de guitares très inspirées.

En revenant vers une formule qui fit sa renommée, mais aussi vers des sonorités et guitares au jeu plus Heavy et offensif, voire Space Rock, avec ce Cultösaurus Erectus, Blue Oyster Cult selon votre illustre serviteur, réussit à se maintenir au même niveau d'exigence que la triplette Secret Treaties, Agents of Fortune et Spectres paru dans les années 70. Par ailleurs, et même si au premier abord il ne possède qu'un grand classique (Black Blade) de par la richesse et la variété de ses titres composés par le groupe et plusieurs intervenants extérieurs, Cultösaurus Erectus est sans nul doute l'une des meilleures réalisations du groupe parues dans les années 80.

Blue Oyster Cult, un Monstre du Rock, encore actif qui n'a vraisemblablement pas décidé de prendre sa retraite, et l'excellent The Symbol Remains enregistré avec de nouvelles et jeune recrues et paru cette année en est la preuve vivante.

10 Commentaires

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RockJensen - 06 Décembre 2020:

La chronique qui fait plaisir pour un album de haut niveau (en même temps j'adore quasimment toute la disco depuis 2011angel) je suis bien d'accord avec toi, il fait partit des meilleurs du groupe. 

Eric Bloom VS Blackmore? Ce dernier se sera fait des ennemis tout au long de sa carrière bien que son talent de guitariste soit incontestable. Cette anecdote me fait bien marrer surtout après les rapports houleux entre l'insupportable Blackmore et Gillan au sein du Deep qui clairement ne pouvait pas se sentir. Heureusement que les plus grands artistes n'ont pas tous des caractères de merde...cheeky

metalpsychokiller - 09 Décembre 2020:

Hello. Tout d'abord, étant fan de la première heure du Boc,  merci pour ta bonne chronique .

Juste une petite remarque, j'ai du mal à saisir ceci : "Un album dans la droite lignée de la triplette Secret Treaties, Agents of fortune et Spectres"... Qu'entends tu par là? Car si il y a bien une triplette chez le Boc, ce sont les trois premiers albums du combo avec l'éponyme au groupe, Tyranny and mutation et enfin secret treaties, dans lesquels leur hard rock corrosif, pesant et empreint d'unicité à fait leur marque de fabrique. Agents of fortune marque à mon sens une rupture totale avec ce premier trident d'opus bien acérés en se tournant vers d'autres horizons (hard Fm, Pati Smith, etc) quand Spectres sera lui une sorte de compromis entre ces deux voies choisies... Mais peut-etre voulais tu tout simplement parler de triplette d'albums t'ayant particulièrement séduit?! Cronos vous salue bien. (-;

frozenheart - 09 Décembre 2020:

Je suis tout à fait d'accord avec toi, les trois premiers sont intouchables. Effectivement ces trois opus m'ont plus séduit que les autres, sans doute parce que j'ai découvert le groupe à partir de Secret Treaties. Par ailleurs, reconnaissons que mis à part les très moyens Mirror, Club Ninja et les Revolution by Night, BOC a toujours proposé des albums de qualité

Y_RPLEUT - 10 Décembre 2020:

Mon deuxième BOC après Secret Treaties, cassette que j'ai usé jusqu'à la corde. Donc forcément mon 2ème préféré après celui au Me262. Merci pour cette chro qui met l'éclairage sur un des meilleurs albums du combos.

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