Feathers & Flesh

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Nom du groupe Avatar (SWE)
Nom de l'album Feathers & Flesh
Type Album
Date de parution 13 Mai 2016
Style MusicalMetal Industriel
Membres possèdant cet album36

Tracklist

1. Regret
2. House of Eternal Hunt
3. The Eagle Has Landed
4. New Land
5. Tooth, Beak & Claw
6. For the Swarm
7. Fiddler's Farewell
8. One More Hill
9. Black Waters
10. Night Never Ending
11. Pray the Sun Away
12. When the Snow Lies Red
13. Raven Wine
14. Sky Burial
Bonustracks (Deluxe Edition)
15. I've Got Something in My Front Pocket for You
16. Det Ar Alldeles Forsent

Chronique @ hadsonners

02 Janvier 2018

Une ode à la fantaisie et à la créativité

Deux ans tout juste après son excellent "Hail the Apocalypse", Avatar revient avec son sixième album intitulé "Feathers & Flesh" avec, comme toile de fond, l'histoire d'une chouette entamant un long voyage pour empêcher le soleil de se lever. Rien que ça, oui!

Si Avatar avait décidé de varier son propos et d’expérimenter sur son précédent méfait, ici, il s'est donné carte blanche. S'il va allègrement du Metal Indus au Heavy Metal, en passant par le Power, le Death ou encore le Néo et même le Blues ou le Jazz, c'est le plaisir qui prime. Et je peux vous dire que les gars ont le sens du partage, avec pas moins de quatorze titres pour plus d'une heure de musique au programme et pas une minute d'ennui.

Et on commence très fort avec une belle intro symphonique (oui, parce qu'il y a aussi du symphonique) avec le chant toujours aussi juste et poignant du géant Johannes Eckerström (qui ne doit pas être loin des deux mètres, l'animal!) pour déboucher sur un "House of the Eternal Hunt" dans une veine Power Metal avec twin guitare à la Helloween. Véritable hymne guerrier tout en puissance et mélodie pour notre chouette qui part en croisade, avec solo épique et technique en prime, s'il vous plaît!

Après cette intro, l'auditeur est lâché dans un univers d'une richesse époustouflante, l'opus alternant avec brio moments calmes et oniriques et instants d'une violence noire et profonde.
En témoigne un "Tooth, Beak & Claw" digne d'une BO de Tarantino, avec son style surf music et ses vocaux totalement barrés, témoignant des nouveaux progrès réalisés par le chanteur du combo. Quant au déluré "The Eagle Has Landed" et son joli clip très théâtral, il n'a pas été choisi comme single par hasard tellement sa ligne vocale s'immisce dans votre esprit dès la première écoute.
Enfin, "New Land", avec ce côté joyeux et son clip à nouveau baigné dans l'univers du théâtre, s'illustre comme l'une des plus belles réussites de l'album ; son amorce rentre dedans et hyper énergique vous colle d'office une pêche d'enfer, contrastant avec un chant doux et murmuré, de superbes chœurs graves et grandioses achevant cette très belle chanson.

Évidemment, le groupe n'a pas oublié la violence, nous rappelant qu'il puise toujours ses racines dans un metal particulièrement vindicatif dès qu'il le décide. En attestent le court et très Soadien (System of a Down pour les intimes) "For the Swarm" ou encore le lourd et pesant "Black Waters", sorte de bulldozer Stoner Bluesy psychédélique du plus bel effet.

Si la ballade "Fiddler's Farewell" calme un peu le jeu, son outro angoissante, elle, n'a rien d'apaisant, ne manquant pas de nous rappeler que sous leur côté clownesque se cache une vraie noirceur, sans doute une des grandes forces du combo. L'ingénu "Night Never Ending" illustre à merveille cette tendance à déguiser un fond dur, parfois malsain, voire dérangeant (le clip est à pleurer...), par un enrobage plus léger et candide. Une autre grande réussite de l'album.

Enfin, comment ne pas évoquer les deux ovnis qui concluent cet album ? Le brutal et jazzy "Raven Wine" pousse toujours plus loin l’expérimentation et le poétique et romanesque "Sky Burial", titre recelant une véritable prouesse du chanteur, à l'image d'une prestation solennelle et majestueuse, d'une justesse effarante. Une des plus belles conclusions d'album qu'il m'ait été donné d'entendre.

Je ne saurais que trop vous recommander de vous pencher sur les paroles et l'univers de cet album. C'est un véritable conte philosophique qui nous est présenté ici, une belle et douloureuse allégorie du combat permanent qu'est la vie, avec ses joies et ses peines, parfois plus déchirante qu'apaisante. De ce fait, l'album gagne en complexité et en profondeur.

Avec son concept fort et original, cet opus est un incontournable. Une ode à la fantaisie et à la créativité. Dans un paysage musical où l'on dit souvent que tout a déjà été tenté, que tout est réchauffé, le groupe nous prouve ici le contraire et nous rappelle une règle essentielle : il faut parfois chercher un peu plus loin que le bout de son nez. Avatar est venu, a vu et a vaincu.
Une Œuvre d'Art.

20 Commentaires

6 J'aime

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David_Bordg - 11 Janvier 2018:

A voir! Mais bon attendons une bonne chronique de nos deux amis ci-dessus pour en débattre car là on est sur l'avant dernier, celui-ci me paraissant lui peu critiquable.

JeanEdernDesecrator - 12 Janvier 2018:

je ne connaissais pas le groupe, ça a l'air bien barré. J'aime le coté décalé, et le mélange de styles qui rend ce truc inclassable !

 
David_Bordg - 12 Janvier 2018:

Oui inclassable tu l'as dit mon ami, j'ai écouté aujourd'hui le nouvel album une fois c'est tout, toujours très bon mais un ton en dessous pour moi de celui ci!

Flamma - 23 Janvier 2018:

Curieux de voir les chroniques sur "Avatar Country".

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