Domine Non Es Dignus

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Nom du groupe Anaal Nathrakh
Nom de l'album Domine Non Es Dignus
Type Album
Date de parution 02 Novembre 2004
Style MusicalGrindcore
Membres possèdant cet album176

Tracklist

1. I Wish I Could Vomit Blood on You ... People 01:51
2. The Oblivion Gene 03:06
3. Do Not Speak 05:33
4. Procreation of the Wicked 04:35
5. To Err Is Human, to Dream - Futile 03:47
6. Revaluation of All Values 04:49
7. The Final Destruction of Dignity 03:33
8. Swallow the World 03:59
9. This Cannot Be the End 06:24
10. Rage, Rage Against the Dying of the Light 04:25
Total playing time 41:22

Chronique @ Svartolycka

14 Octobre 2004
Le retour du groupe anglais après l’incandescent et nihiliste « Codex Necro » ainsi que leur mini, pas piqué des vers par ailleurs. La pochette est plus subjective, quand est-il du contenu ?
Inutile de dire que Anaal Nathrakh n’a pas changé de registre musical. C’est d’une violence extrême, crue d’où suinte toujours une haine poisseuse. Les voix sont vomitives, d’une acrimonie dévastatrice (et sans effet svp) et la structure des morceaux est définitivement acquise à la destruction morale et à toute trace de dignité. L’aspect premier d’un disque d’Anaal Nathrakh est d’être une sorte de punition à nous, humains rachitiques.
Cependant, le groupe ne s’arrête pas à cela, ce « Domine Non Es Dignus » est bel et bien une pièce qui va de l’avant. La leçon du mini « When Fire … » a été prise en compte. Ce qui résulte que ce nouveau disque est plus cohérent là où « Codex Necro » n’était qu’un spasme de haine, parfois brouillon mais d’une folie inégalable. Mais justement, cet aspect névrotique et nécrotique, trop absent à mon goût sur le mini et qui rendait « Codex Necro » aussi tétanisant, a été insufflé sur les nouvelles compositions. Certains titres sont d’une brutalité hystérique, des passages de claviers dérangeants, des samples psychotiques donnent une autre ampleur à des titres déjà très chargés en virulence, conjuguées aux borborygmes de V.I.T.R.I.O.L.
Dés fois le groupe surprend, moins linéaire, la musique se fait syncope, plus mélodique (je vous le jure) et surtout, le black à la Mayhem n’est plus la référence principale. Les voix sont black néanmoins parfois plus claires ou proches du grind (sur le dernier titre essentiellement) et les guitares ont plus à voir avec le death malgré quelques riffs, c’est tout de même plus lourd dans l’ensemble.
Au final, on se rend compte que Anaal Nathrakh joue un style propre à lui seul, hybride, flingué, d’une barbarie exténuante, mais plus inventive qu’il n’y parait. « Domine Non Es Dignus » est la pièce qui marque un nouvel avenir pour le style qui va plus loin dans la barbarie, l’hystérie et l’explosion sonore mais qui là, gagne une certaine consistance et une stabilité. La folie iconoclaste qui se dégage de ce disque comblera les boulimiques effrénés et prouvera que le duo anglais est capable de produire un magma sonore intéressant et finalement d’une grande clarté.
De la barbarie intelligente… Un album cataclysmique, excellent !!!

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Chronique @ Nattskog

11 Octobre 2004
Troisième album de ces brutes anglo-saxonnes, « Domine Non Es Dignus » est franchement novateur ! Tout en étant capable de garder une violence assez proche du plafond toléré, Anaal Nathrakh parvient à créer un nouveau genre de black hybride où guitares death et influences en tout genre ont leur place. Alors même si le déchaînement de folie malsaine du « Codex… » n’est plus présente de la même manière, voire même presque absente hors des voix toujours saturées à faire fuir les plus zombies parmi nous…
Au niveau des compositions, rien ne laissait deviner ce qui allait nous tomber sur la gueule : quel progrès, quelle inventivité dans ces morceaux, quelle technique dans ces guitares !… Je suis soufflé !
Le son aussi a fait des progrès, de manière à rendre tout ça plus clinique. La batterie, toujours effrénée nous rappelle que ce combo est l’un des plus sauvages qui soient donnés d’entendre en black (« When Fire (…) » est d’une violence phénoménale) mais elle est tout de même plus "organisée" que sur le « Codex… » De plus, comme l’influence death est très présente, le côté carré des morceaux ressort plus.
Une autre nouveauté dans cet album est l’ajout de samples et de claviers atmosphériques et des chants à teinte orientale par moments… mais là vous me direz "des claviers atmos pour du black brutal ??" Eh oui ! On trouve des passages calmes dans cet album, entre deux blasts, solos hystériques et hurlements de bête sauvage, il y en a ! Et vraiment du meilleur effet !
Ce disque mérite donc une attention particulière. S’il a été signé chez Season of Mist, vous pensez bien que ça ne peut pas être mauvais. Alliant finesse et violence, cet album révèle un paradoxe qui n’a pas fini d’être exploité dans tous les domaines de l’art, que ce soit musical ou non. Mais au niveau du black/death, c’est l’un des meilleurs exemples de ce qu’on peut faire dans le genre.
Bon il y aurait plein de choses à dire encore, mais je crois que ce serait gâcher une telle pièce. Bien entendu, ceux qui aimaient le groupe uniquement pour la folie qui se dégageait des premiers opus ou pour cette influence de Mayhem dans les compositions de jadis seront peut être un peu déçus, mais il ne faut pas percevoir cet album comme une suite avec le « Codex » mais plutôt comme une nouvelle exploration par ce groupe de bourrins.
Pour les amateurs de black mystique et de death brutal : vous serez comblés !

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FBD5367 - 02 Novembre 2011: Le fait qu'Anaal Nathrakh est signé chez Season of Mist (pour cet album) n'est pas un gage de qualité ; je n'ai rien contre cette boîte mais ils ne font que du bizness - c'est leur boulot.

Sinon, c'est album sonne à mes oreilles comme le plus tendance Thrash Death, limite old school dans le son et les riffs proches des 90's.
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