Demonoir

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe 1349
Nom de l'album Demonoir
Type Album
Date de parution 26 Avril 2010
Enregistré à Studio Studio Nyhagen
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album197

Tracklist

1.
 Tunnel of Set - I
 01:32
2.
 Atomic Chapel
 06:24
3.
 Tunnel II
 01:01
4.
 When I Was Flesh
 05:45
5.
 Tunnel III
 00:39
6.
 Psalm 7.77
 05:42
7.
 Tunnel IV
 01:02
8.
 Pandemonium War Bells
 07:48
9.
 Tunnel V
 01:15
10.
 The Devil of the Deserts
 06:30
11.
 Tunnel VI
 01:04
12.
 Demonoir
 06:19
13.
 Tunnel VII
 03:53

Bonus
14.
 Rapture (Morbid Angel Cover) (Digipack Edition)
 04:03
15.
 Strike of the Beast (Exodus Cover) (Digipack Edition)
 03:43
16.
 Nerves (Bauhaus Cover) (Digipack Edition)
 05:20

Durée totale : 01:02:00


Chronique @ HeadCrush

12 Juillet 2010
Demonoir est enfin arrivé. Enfin, au moins pour moi, parce que je n'en pouvais plus d'attendre afin de savoir ce qu'ils feraient ces 1349 après un virage aussi radical que celui amorcé dans le précédent "Revelations of the Black Flame".

D'une façon globale, il est clair que Revelations... a opéré une scission au sein des fans du groupe, entre ceux qui l'ont haï et ceux, qui ont osé l'aimer il y a un monde, dans les deux cas les arguments étaient bons dans les deux camps, mais si il a quelque chose qui aura réuni ces forces antagonistes, c'est l'attente.

Demonoir va prolonger cet antagonisme entre fans du 1349 de Hellfire contenant des titres comme I am abomination ou encore Slaves to Slaughter et ceux qui se seront retrouvés dans des titres qui n'en sont pas vraiment: Invocation, Horns.

Tunnel of Set est un... titre ? Oui allez un interlude, un titre sans paroles, décliné sept fois. L'ambiance d'un Set à l'autre change mais en fait cela revient à dire que sept morceaux ambiant encadrent six titres Black furieux.

13 titres au total, bien sur.

Atomic chapel ouvre le bal, commençant par un souffle le 1349 plein de puissance, de fureur arrive mais il n'est plus le même, écoutez la guitare en fond jouer en son clair un riff tout droit sorti d'une western spaghetti le tout au milieu d'un maelström de haine. Le chant tantôt déclamé, tantôt hurlé en grave, en aigu les guitares en furie...

Le texte est sombre, fort, pas allégorique pour un rond, il nous offre un vision...atomique de demain. D'une façon globale, à la lecture des textes de l'album, il est évident que leur importance est très grande pour le groupe, ils sont le pendant à leur musique.

Coupure ambiant et When I was Flesh explose avec la même tension, furie, qu'Atomic. Il est inutile dès lors et j'espère que vous le comprendrez, d'effectuer une progression descriptive de type "titre par titre" comme vous vous en doutez, tout l'album va se dérouler selon le même schéma.

Ce disque est de mon point de vue, une continuité assumée de la part du groupe, entre les interludes / ambiances et leur côté brutal les 1349 ne choisissent pas, ils offrent leurs deux côtés sombres bien que dans un registre différent. C'est assumé et rien que pour ça ces mecs méritent un certain respect.

Souvenez-vous de Metallica époque Load, la presse unanime condamne, et le groupe poursuit avec Re-Load. Un doigt haut tendu aux scribouillards eunuques (ils savent comment "on fait" mais n'ont pas le talent pour le faire) ? Une position assumée du groupe ? Une envie de faire ce qu'ils voulaient ? A l'écoute de Death Magnetic, qui aujourd'hui remet en cause ces deux albums ?

1349 a donc fait un choix: le sien. Ceux qui pensent savoir mieux que le groupe ce qu'ils devraient faire garderont leur avis pour eux. Les fans du 1349 brutal pourront virer les interludes ambiant quand à ceux séduits par le nouveau chemin emprunté, ils continueront la route.

Pas de live bonus avec ce Demonoir. Juste un album AS-SU-ME.

HeadCrush

9 Commentaires

10 J'aime

Partager

QU3B3C_0WN_Y0U - 07 Décembre 2011: Belle chronique!

Moi personellement j'adore l'album sauf les Tunnels , ils sont inutille et dans mon cas à moi ils m'enlèvent ma furit de black qu'aporte 1349 dans mes oreilles.
jocemcmxcix - 20 Mai 2012: Après avoir découvert 1349 au Hellfest, il me fallait en avoir en CD et...excellent ! Ce Demonoir est brutal et personnel, voir osé (chuchoter un refrain de Black comme dans Atomic Chapel, c'est pas fréquent !), Psalm 7.77 est un rouleau compresseur, etc
Alors forcément, Hellfire l'a rejoint dans ma disco...
Un groupe libre et furieux !
maggot4ever - 04 Octobre 2012: Ce qui est génial avec les interlude (les tunnel of set), c'est qu'entre chaque grosses claques que sont les vrais titres, il y a une pause, un moyen de digérer le gros steak qu'on vient de prendre... Ça permet d'assimiler l'album beaucoup plus rapidement. Pour un Dimmu Borgir avec des titres qui dépassent pas 5-6 minutes, c'est plus accessible, c'est plus "facile" à écouter. (Je ne leur crache pas dessus, j'ai juste pas digéré le fait que Simen Hestnaes et Oyvind Mustaparta soient partis, les deux dieux du groupes). Mais avec un album avec des titres aussi chaotiques (c'est ce qui fait la particularité, l'originalité, la marque de fabrique de 1349, il faut une pause entre les titres pour mieux les comprendres. Moi même je l'admet, avec un album comme ça, (je pense notamment au "Ancient Fortress" de Pagan Reign, j'ai fais les pauses de 1 minutes moi même aux premières écoutes.
HeadCrush - 05 Octobre 2012: Je partage ton analyse, le bienfait de ce côté "calme avant ou après la tempête" sans doute encore plus avec le recul.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Chronique @ domkirke

13 Juillet 2010
1349 = brütal black. Cette équation a été vraie jusqu'en 2009 avec la sortie du (très) contesté "Revelations of the Black Flame", album de black ambiant avec quelques morceaux métal assez "étranges" (que personnellement j'avais bien aimé). Cet album étant indéniablement une anomalie dans la discographie de 1349, le soulagement des fans était grand quand 1349 annonça leur nouvel album, qui sonnerait comme "avant". 1349 n'a pas du tout pris "Revelations of the Black Flame" comme une erreur, mais comme introduction à quelque chose "de plus grand". Ils clamaient même "Demonoir" comme le plus brutal et le plus sombre de leur discographie. Plus brutal qu'"Hellfire", les fans tout émoustillés attendaient donc "Demonoir" de pied ferme.

Alors, qu'en est-il? Pour réduire en une phrase, plus sombre oui, plus brutal, ce n'est pas aussi simple. En tout cas c'est sans doute un des albums de black plutôt "mainstream" les plus bizarres qu'il m'ait été donné d'entendre. 1349 a évolué, a changé depuis "Beyond the Apocalypse" qui était du black sans merci, mais du black métal pur et dur. Les riffs plutôt étranges qui faisaient le charme de 1349 sont plus matures, côtoyant avec brio le non-sens et les lignes mélodiques sans issues. Des moments beaucoup plus "harmonieux" que ce que fait habituellement 1349 viennent parfois s'immiscer dans le chaos sonore, comme les étranges cloches dans "Atomic Chapel" ou la sombre basse dans "When I Was Flesh". "Demonoir" est un titre aussi plus lent et plus mélodieux (qui me rappelle parfois Xasthur), mais tout aussi démoniaque. Demonoir reste quand même marqué de la patte originelle de 1349 avec des passages chaotiques et maléfiques à la "Beyond the Apocalypse" : "The Devil in the Desert" est la chanson la plus "traditionnelle" de l'album par exemple (mais quel délice!).
Frost********** blaste globalement moins que dans les précédents opus ; l'album flirte beaucoup plus avec les breaks et les changements de rythme (écoutez les fréquentes cassures de l'étrange "Atomic Chapel"). Alors que 1349 auparavant restait à peu près carré, dans "Demonoir" le groupe n'hésite pas à casser le tempo effréné habituel ce qui, avec les riffs diaboliques et disharmoniques de 1349, forme un duo très intéressant.

Le disque est donc beaucoup plus expérimental que les précédents. L'album, très bizarre au début ("Atomic Chapel" est réellement étrange) devient de plus en plus classiquement 1349 avec le temps, pour finir avec le lent (pour le groupe) "Démonoir". L'album est habité d'ectoplasmes, intervenant ça et là dans les chansons : des cloches, le solo inhumain de "Psalm 7:77"... Le parti-pris de caler les intermèdes "Tunnel of Set" entre les chansons a des avantages et des inconvénients.D'une part ils cassent le rythme de l'album ce qui peut être assez fatiguant, d'une autre part ils donnent une certaine indépendance aux morceaux qui ont chacun leur personnalité.

Demonoir est un OVNI, une entité déshumanisante et noire qui n'a d'égal que lui-même. Un disque expérimental, sombre et malsain, faisant flirter un calme glauque avec le chaos dont 1349 nous avait habitué. La trace "Revelations of the Black Flame" est effectivement là : le travail autour de l'ambiance est plus soigné, et c'est réussi car elle est réellement sombre et monstrueuse. Un excellent album, plutôt novateur et diaboliquement efficace, où brutalité côtoie ténèbres.

"Black Metal cannot, and will never be the same." - 1349

0 Commentaire

3 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire