Circle

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17/20
Nom du groupe Amorphis
Nom de l'album Circle
Type Album
Date de parution 19 Avril 2013
Labels Nuclear Blast
Enregistré à Petrax Studios
Style MusicalDeath Progressif
Membres possèdant cet album238

Tracklist

DISC
1. Shades of Gray 05:29
2. Mission 04:34
3. The Wanderer 04:44
4. Narrow Path 04:24
5. Hopeless Days 05:09
6. Nightbird's Song 05:01
7. Into the Abyss 05:37
8. Enchanted by the Moon 05:33
9. A New Day 06:01
Bonustrack
10. Dead Man's Dream 04:04
Bonustracks (Japanese Limited Edition)
10. Dead Man's Dream 04:03
11. New Song 04:54
Bonustrack (Some Digital Versions)
10. His Story 04:33
Bonustracks (Korean Edition)
10. Dead Man's Dream 04:03
11. My Future 07:11
DVD (LIMITED EDITION)
- The Making-Of "Circle"
- Nightbird's Song (Videoclip)
Bonustrack (Nuclear Blast Mailorder Box Set)
1. My Future 07:11
2. Illusion 04:18
Total playing time 50:36

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Amorphis


Chronique @ Sken

13 Mai 2013

Une nouvelle perle sur un très beau collier!

On ne présente plus Amorphis. Formation phare de la scène death mélodique du début des nineties, le sextet finlandais a retrouvé une seconde jeunesse depuis l'arrivée dans ses rangs de Tomi Joutsen, vocaliste plus que talentueux. Remis d'aplomb avec l'excellent "Eclipse" (2006), le groupe a dès lors livré trois nouvelles offrandes, dont le dernier et non moins excellent "The Beginning of Times", daté de 2011.

Mais force est de constater que, si la (haute) qualité a toujours été au rendez-vous, Amorphis ne semblait guère prendre de risques, ne cherchant pas à changer cette recette désormais maintes fois éprouvée avec succès. Or, l'arrivée de ce nouveau "Circle" semblait devoir marquer un changement. D'une part, le groupe renonce partiellement à sa plus grande source d'inspiration, le Kalevala. Pekka Kainulainen, toujours chargé d'écrire les paroles, nous présente en effet ici la quête initiatique d'un jeune homme qui cherche à s'extraire de sa condition difficile en s'inspirant du pouvoir de ses ancêtres. Le lien avec le poème épique national existe toujours, mais il est bien plus ténu.

D'autre part, le groupe met fin à sa collaboration avec Marco Hietala et confie cette fois-ci l'enregistrement de son oeuvre à Peter Tagtgren, dont la réputation de producteur n'est plus à faire et qui a donné naissance à de nombreux chefs-d'oeuvre. L'artwork confirme, par ailleurs, ce changement, mystérieux (voire mystique) et sauvage, dans ses tons brun pâle.

Au niveau de la musique qu'en est-il ? Doit-on s'attendre à un véritable chamboulement ? Le disque s'ouvre sur "Shades of Gray", avec un hurlement bestial de Tomi au milieu de guitares très massives. La puissance de ce morceau et la hargne du vocaliste nous mettent la puce à l'oreille. Mais, ce n'est finalement qu'un feu de paille. Car, il convient de le signaler, la proportion de growls est réduite sur ce "Circle", Joutsen nous gratifiant de parties gutturales sur seulement trois pistes.

Mais si la quantité a été diminuée, ce n'est sûrement pas au dépens de la qualité. Les trois morceaux en question sont, en effet, particulièrement percutants. Limité dans ses interventions, le vocaliste semble donner le meilleur de lui-même. Jamais son growl ne s'est montré aussi rageur et incisif, contribuant à installer une ambiance très sombre, à l'image de l'excellente "Nightbird's Song" ou de "Enchanted By The Moon" s'ouvrant et se refermant sur des rythmiques d'une lourdeur effrayante.

Cette ambiance est également entretenue par la présence de mélodies plus inquiétantes qu'à l'accoutumée, sur les compositions précitées mais également sur "Hopeless Days" dont le riff initial est on ne peut plus massif. Comme je le disais précédemment, la part belle est donc faite au chant clair et on retrouve dès lors le groupe que l'on connaît. Les compositions sont très soignées (que dire alors de l'excellent "The Wanderer", beau à en pleurer), accrocheuses (le refrain entêtant de "Mission" est là pour nous le rappeler) et intégrant à merveille les nombreuses influences du groupe.

On retrouve du folk metal bien évidemment, avec l'apport très important des flûtes notamment, nous plongeant dans une ambiance forestière bienvenue, que ce soit sur le break instrumental de "Nightbird's Song" ou sur "Narrow Path". Mais aussi du metal gothique, dont l'ombre plane incontestablement sur cet opus et qui se verra plus clairement représenté sur les couplets de "Into the Abyss" ou "A New Day".

Cette dernière piste, malgré un refrain un peu mièvre, conclue l'album sur une note plus joyeuse, comme un rayon de soleil venant percer la brume épaisse dans laquelle nous étions plongés. Il n'y a donc pas eu de révolution pour Amorphis, simplement un léger changement de cap. Le groupe conserve un talent intact et ce disque, plus sombre que les précédents, l'illustre à merveille. Il viendra sûrement s'insérer naturellement dans le répertoire du groupe qui, depuis le début de "l'ère Joutsen", ne semble plus connaître l'échec. Une nouvelle perle sur un très beau collier.

16 Commentaires

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HisInfernalDestiny - 14 Mai 2013: @Sken : et d'ailleurs, soit dit en passant, très bonne chronique. A force de dire plein de choses, j'en oublie l'essentiel ;)
pierox - 14 Mai 2013: en tout cas moi ca me plait...
ChildericThor - 21 Mai 2013: Encore un bon disque pour Amorphis. Je le trouve meilleur que The Beginning Of Times mais regrette néanmoins l'audace qui fut celle des Finlandais à l'époque de Far From The Sun. Mais certains titres sont vraiment excellents, tel que "Hopeless Days"
Arkhamian - 02 Juin 2013: Je ne perçoit pas une grosse évolution musicale sur cet album mais il est très bon, comme d'habitude, c'est ce qui compte.
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Chronique @ Molick

21 Mai 2013

L'équilibre est bien maintenu, Amorphis surprend dans le mariages des influences, mais reste totalem

Amorphis.

J'ai découvert ce groupe avec Elegy, qui reste l'un de mes albums metal de référence. Un mélange de death, de rock prog 70's, de folk... J'ai ensuite découvert toute la discographie de manière chronologique (et les deux premiers) un peu après.
Avec l'ancien chanteur, je n'ai jamais retrouvé cette magie d'Elegy dans les albums suivants, qui tout en étant agréables, ne m'ont jamais vraiment marqué (peut-être la faute à l'absence de voix saturées, mais surtout d'une plus grande linéarité dans les morceaux, jamais mauvais mais jamais exceptionnels).

Puis vint Tomi Joutsen. Nouveau chanteur, nouveau départ. Retour des voix gutturales, de passages plus "metal", les voix claires sont moins rock...

Les albums sortis depuis ont chacun exploré une facette différente du groupe. Un Eclipse assez folk, qui reposait les bases du groupe, un Silent Waters toujours influencé folk, mais plus sombre, plus épique aussi, puis Skyforger, où la facette prog ressort bien plus, effaçant le côté sombre (et réduisant considérablement les voix saturées). Et enfin arriva Beginning of Times, qui, dans la continuité de Skyforger, maria le côté prog de celui-ci au Amorphis d'Eclipse. Si tous ces albums sont très bons, Beginning Of Times reste la clé de voûte de cette deuxième période.

Et voilà qu'un petit nouveau arrive. Les morceaux mis en ligne avant la sortie sont surprenants, la pochette est très particulière (mais jolie), au dessin contrastant avec toutes les pochettes précédentes (au moins de la période Joutsen).

Sans parler de retour aux sources, on retrouve un côté sombre et grave qu'on n'avait pas eu depuis longtemps. Le premier morceau, mis en ligne assez tôt, nous montre un Amorphis très reconnaissable, mais surprenant. Le chant death est bien présent, le refrain immédiatement identifiable comme Amorphis. Cependant, l'atmosphère, jusqu'au refrain, est sombre, solennelle. On constate une influence orientale qui s'était fait rare sur les derniers albums. Et cet orgue très typé 70's qu'on discerne sur les couplets et le refrain rappelle fortement Elegy.

On se dit alors que l'album sera sûrement proche de Silent Waters, avec une pointe d'Elegy. Erreur !

Car, dès Mission, on est à nouveau très surpris. Un piano, représentatif des derniers albums se fait entendre. Très joli, il instaure une atmosphère très rêveuse, mais loin d'être mielleuse, plutôt mélancolique.
Le morceau démarre ensuite. Et quel choc que cette batterie très "pop". Elle insuffle au morceau un groove soutenu par les guitares. Le chant clair est, quant à lui, très prenant, plus nuancé que par le passé.

L'album sera ensuite un panel de titres se baladant entre ces deux morceaux.

Le côté très sombre se retrouve sur Hopeless Days (déjà entendu lui aussi avant la sortie de l'album). Une intro grave, avec une bonne double pédale, et des synthés lugubres... Puis ces quelques notes de piano, ce chant très plaintif, on pourrait croire qu'Amorphis empiète légèrement sur du Paradise Lost (ça reste tout de même du Amorphis, n'ayez pas peur). On peut aussi noter un chant saturé plus varié qu'à l'accoutumée. Nightbird's Song surprend notamment par une voix presque black, plus vivante que jamais.

Amorphis n'oublie aucune de ses caractéristiques. Quelques touches folk sont présentes tout au long de l'album avec parcimonie, ou alors, au premier plan, comme sur Narrow Path.

Que tire-t-on de tout ça alors ?
Avant tout Amorphis reste Amorphis. Pas de révolution, on reconnaît la patte du groupe, (A New Day est par exemple très "classique", presque trop prévisible). Cependant, le groupe n'hésite pas à marier les influences de plusieurs albums en un (certains passages prog/folk à la flûte de Beginning Of Times, un côté sombre qui va plus loin que sur Silent Waters, un côté presque rock qui rappelle les albums de la fin de la période Pasi Koskinen,...).

On obtient donc un album très varié, mais parfaitement cohérent, très nuancé, n'hésitant pas à jouer sur les atmosphères, qui ne renie aucune de ses influences passées.

Cependant, l'album n'est pas parfait. Certains lui reprocheront ses ambiances (trop ?) variées, une prise de risques trop contrôlée (si l'album est très varié et nuancé, tout a déjà été entendu chez Amorphis, mais juste sur des albums différents). Mais, je trouve que l'équilibre est bien maintenu. Amorphis surprend dans le mariage des influences, mais reste totalement identifiable.

Petit mot sur le bonus track Dead Man's Dream, très entraînant, rapide, avec beaucoup de chant death. Il envoie bien mais, un peu comme A New Day, manque d'une atmosphère vraiment prenante.

Merci à vous de m'avoir lu et désolé pour le pavé. J'espère avoir donné envie aux fans de se plonger dans cette œuvre et aux néophytes de s'intéresser au groupe.

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