Battle Hymns

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Nom du groupe Manowar
Nom de l'album Battle Hymns
Type Album
Date de parution Août 1982
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album418

Tracklist

Re-Issue in 2001 by Metal Blade (Re-mastered Version with different cover).
1. Death Tone 04:50
2. Metal Daze 04:21
3. Fast Taker 03:56
4. Shell Shock 04:06
5. Manowar 03:37
6. Dark Avenger 06:22
7. William's Tale 01:53
8. Battle Hymn 06:56
Total playing time 36:01

Chronique @ Arawn

09 Août 2005

Si certains groupes commencent par quelques balbutiements et une certaine recherche de style, ce n’est pas le cas de Manowar qui dès leur premier album « Battle Hymns » donne déjà clairement le ton de son Heavy Metal couillu et guerrier glorifiant le metal et eux-mêmes, le tout dans un esprit assez caricatural et second degré auquel on adhère ou pas.

L’album débute sur un démarrage de moto, pas de doute, on écoute bien du Manowar. Dès la première phrase de « Death Tone », Eric Adams lâche une brève poussée aigue qui n’est qu’un petit avant goût de ce que nous réserve l’album. En effet Eric Adams a une voix très reconnaissable, tant par son timbre de base naturel que par le coffre et l’étendue qu’il montre quand il monte brusquement dans sa voix aussi puissante qu’aiguë qu’il utilise de façon excellente pour faire monter en puissance les chansons jusqu’à leur paroxysme comme dans « Manowar » et « Battle Hymns ». Le côté agréable de son chant, c’est qu’entre deux poussées, il nous offre un chant naturel qui cherche plus l’émotion comme dans « Shell Shock » et un certain côté guerrier avec un chant heavy plus posé comme dans « Fast Taker » qu’une débauche inutile de technique.

On ne peut pas non plus parler de Manowar sans éluder le champion de la basse, Joey De Maio, qui est déjà loin de passer inaperçu avec une rythmique bien appuyée, notamment sur « Death Tone » et « Dark Avenger » et des multiples mini solos et petits effets comme sur « Battle Hymns » mais se réserve en plus le droit d’enfoncer le clou avec une petit reprise de Rossini (excusez du peu) avec William Tale. Côté rythmique, on oscille entre un heavy plutôt entraînant comme avec « Fast Taker » ou « Manowar » et un heavy plus majestueux et intense comme la redoutable « Battle Hymns » qui sans grandes accélérations donne lieu à une redoutable montée en puissance en se contentant de bons riffs bien au fond des temps. Manowar nous offre avec Battle Hymns un Heavy Metal assez posé avec même parfois une rythmique plus rock 'n' roll comme dans « Death Tone ».

Toute la force de Manowar est de mixer des moments aussi intenses en émotion que les pauses mélodiques et envoûtantes à la voix de « Battle Hymns » et « Shell Shock » ou les intros en guitare acoustique comme dans « Battle Hymns », des passages plus dans l’efficacité et le côté entraînant comme « Manowar» et les vrais passages Heavy couillu surpuissant comme la fin de « Battle Hymns », le tout saupoudré des bons solos de Ross the Boss. L’album nous présente également le pur esprit de Manowar qu’on pourrait résumer avec des bout de phrases comme " Heavy Metal louder as it can be " ou " Manowar, born to live for ever " mais qui transparaît également fortement dans « Dark Avenger » avec la narration effectuée par Orson Welles (quand même) et dans le côté presque religieux de cette dernière.

Avec Manowar, le Heavy Metal n’est pas une musique, c’est un mode de vie et une vraie confession de foi dont Battle Hymns est une célébration. A écouter au volume maximum évidemment.

2 Commentaires

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montsegur - 03 Mai 2009: une vraie PROFESSION de Foi...
 
David_Bordg - 26 Décembre 2018:

Tout simplement unique, un opus fantastique au groove dévastateur. N’a pas pris une ride et demeure un des trois meilleurs.

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Commentaire @ MetalFlo33

12 Mai 2012

Très bon album avec un côté Hard Rock propre à cet opus

En 1980, Black Sabbath sort son 9ème album “Heaven and Hell” qui permet au groupe de renouer avec le succès et de pouvoir prendre la route à nouveau. C’est au cours de cette tournée qu’une idée prend forme dans la tête de Joey DeMaio alors technicien des basses pour Black Sabbath : former le groupe de Heavy Metal le plus puissant au monde. La chance semble lui sourire quand il rencontre le guitariste du groupe Shakin’ Street (qui assure la première partie de Black Sabbath) : Ross Friedman alias Ross the Boss.

Rapidement les deux musiciens se rendent compte qu’ils partagent le même style et la même idéologie, la formation d’un groupe était inévitable : Manowar was born !
Eric Adams au chant et Donnie Hamzik à la batterie viennent compléter la formation et c’est en 1982 que sort le premier album de Manowar : « Battle Hymns ».

Un puissant aigle royal orne la pochette de ce premier opus tandis qu’à l’arrière un bras musclé brandit un glaive. Pas mal ! Je me lance maintenant dans le contenu du disque lui-même :

« Death Tone » : Un démarrage de motos ouvre les hostilités suivi d’un riff heavy rock de Ross. La chanson commence plutôt calmement nous permettant de voir le style de chacun. Joey fait vrombir sa basse et Donnie a un style très énergique. On notera cependant que le son de sa batterie est plus en retrait que les autres instruments mais globalement la production est bonne. On écoute la chanson tranquillement quand soudain Eric nous réveille avec une poussée dans les aigus nous permettant d’ores et déjà d’affirmer qu’il sera catalogué parmi les plus grands chanteurs de Heavy Metal. La suite est plus énergique grâce à son refrain « Hear me calling can’t you hear my death tone » mais aussi au solo de Ross qui vous donnera envie de faire du air guitar.

« Metal Daze » : Là on entre plus précisément dans le vif du sujet avec un riff bien couillu et encore un Eric qui nous fait une formidable démonstration de ses talents vocaux. Un refrain simpliste mais que je reprends volontiers en cœur « Heavy Metal ! Heavy Metal Daze ! ». Bref une chanson qui vous donnera la pêche et où Ross enfoncera le clou avec un solo très « vibrato » si je puis dire.

« Fast Taker » : continuera de vous faire vibrer avec son refrain et son riff. Joey s’autorisera même un mini-solo avant celui de Ross.

« Shell Shock » : un riff classique mais efficace, Joey nous refait le coup du mini solo avant celui de Ross qui en remettra une couche à la fin de la chanson. Eric utilise ici un chant plus émotionnel et le fait bien.

« Manowar » : Chanson festive de camaraderie et de rassemblement mais aussi à la gloire du groupe avec encore une fois un refrain qui vous fera chanter « Manowar !Born to live forever more! The right to conquer every shore! »,un classique.

« Dark Avenger » : Première chanson épique du groupe avec un début plus lent et menaçant. Eric reprend ici son chant émotionnel quand tout à coup le son diminue et une voix démoniaque nous narre des paroles sombres. Cette voix n’est autre que celle d’Orson Wells, réalisateur de « Citizen Kane ». Eric reprend ensuite le micro et invoque ses musiciens. On est reparti pour le côté direct et efficace avec l’apparition du refrain et des solos. Bonne chanson mais le meilleur reste à venir.

« William’s Tale » : Si Joey ne vous a pas totalement convaincu de son talent, cette plage vous fera changer d’avis. Un solo de basse reprenant du Gioachino Rossini avec son style. Impressionnant !

« Battle Hymn » : Nous y voilà mes amis, ma chanson préférée de l’album. Deuxième morceau épique des guerriers. Une douce intro à la basse suivi d’un superbe riff de Ross. Dès les premières paroles, je suis conquis « By moonlight we ride, Ten thousands side by side ». Un refrain agrémenté de chœurs (faits au synthé) rappelant un péplum avec Eric nous hurlant des « Kill ! Kill ! Victory ! Victory ! ». Le tout redevient calme et le chant redevient émotionnel, le calme avant la tempête ? Eh bien oui ! Une poussée dans les aigus avant l’épique solo de Ross… L’hymne de la bataille prend fin par un solo de batterie et des « Ooooooh ! » qui vous fileront des frissons. Magnifique conclusion.

Sorti la même année que les grands « The Number of the Beast » d’Iron Maiden et « Screaming for Vengeance » de Judas Priest, mon avis est que l’album n’a pas eu le succès qu’il méritait surtout que le groupe est encore plutôt inconnu mais l’imagerie, l’attitude et les textes kitch/second degré du groupe ne resteront pas inaperçus longtemps. Au moins, le groupe ne laissera pas indifférent et sera soit adulé, soit détesté. Je pense que vous avez compris où se situe ma position. Très bon album avec un côté Hard Rock propre à cet opus.

Other bands play ! Manowar Kill !

(Merci à Justine pour la correction ^^)

3 Commentaires

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steelhardos - 12 Mai 2012: Hail Brother !
Bon descriptif de l'album. Le côté rock n' roll sur certains titres leur va à ravir et le final est dantesque !
MetalFlo33 - 12 Mai 2012: Hail Brother !
Oui le seul album d'ailleurs et Eric avait vraiment de la voix à l'époque !
Renaud62 - 14 Mai 2012: excellente chronique brother !
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