Awakened

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Nom du groupe As I Lay Dying (USA)
Nom de l'album Awakened
Type Album
Date de parution 25 Septembre 2012
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album160

Tracklist

1. Cauterize 03:37
2. A Greater Foundation 03:46
3. Resilience 04:07
4. Wasted Words 04:20
5. Whispering Silence 04:30
6. Overcome 04:36
7. No Lungs to Breathe 04:04
8. Defender 04:04
9. Washed Away 01:00
10. My Only Home 04:05
11. Tear Out My Eyes 04:37
Bonustrack (Deluxe Edition)
12. Unwound (Demo) (Non-Album Track) 03:58
13. A Greater Foundation (Extended Demo Version) 03:58
Total playing time 50:42

Chronique @ BlackDieRose

26 Octobre 2012

Le papillon n'est pas sorti de son cocon...

Ça fait depuis tellement longtemps qu’As I Lay Dying nous rappelle à quel point nous nous sentons humains. Frail Words Collapse nous fit entrer dans une jeunesse retrouvée, tandis qu’An Ocean Between Us noie toutes nos attentes raisonnables dans cet océan de conscience et de fragilité. Les mémoires peuvent changer la forme d'une pièce, ils peuvent changer la couleur d'une voiture. Et les souvenirs peuvent ainsi être déformés. Ils sont juste une interprétation, ils ne sont pas éternels. Paradoxalement, entre bonheur et malheur pour As I Lay Dying (et nous), leur musique et leurs méfaits, sont restés des souvenirs cimentés dans notre subconscient comme des certitudes.

Lors de leur début, je me souviens qu’ils étaient passés à Atlanta, et il n’y avait pas plus d’une cinquantaine de personnes pour assisté à leur concert. Ils ont parcouru un bon bout de chemin depuis lors. Grâce en grande partie au fait qu'ils n'ont jamais rien enregistré de médiocre (à part l'erreur Decas). C'est un peu fou de penser qu’As I Lay Dying est sur le point de sortir son sixième album. Depuis la création du groupe en 2000, à aujourd’hui, cette dernière décennie fut intense pour les membres ; les tournées et sorties d’albums s’enchaînant à un rythme presque inhumain ces dernières années. Ayant récolté un énorme succès commercial avec An Ocean Between Us et The Powerless Rise, ils sont de retour, pour le meilleur espérons-le.

Tout d'abord, on remarque un petit changement du coté de la production avec le délaissement de ce bon vieil Adam Dutkiewicz (Killswitch Engage) au profit de Bill Stevenson, batteur du groupe de Punk Rock Descendents qui a déjà produit par le passé des groupes à succès comme NOFX ou encore Rise Against. Stevenson n'opérant pas dans le même registre, il aurait alors un autre idéal musical, plus "calme", que le style du groupe. On peut donc se demander si la production puisse avoir influencé la musique de nos cinq coreux. Cependant, sur ce point il n'y aura pas de mauvaise surprise, car après une première écoute, on s'aperçoit rapidement que le groupe a très (voire trop) bien conservé son identité.

Awakened est donc une autre étape : ressemblant à la vieille époque de Frail Words Collapse, il est aussi remarquablement similaire à la fois à The Powerless Rise et An Ocean Between Us. Cette capacité d'évoluer à un bon rythme en maintenant habilement un équilibre entre l'ancien et le nouveau son contribue en partie au succès d'As I Lay Dying. Toutefois sur cet album on aura plus l'impression que le groupe mêle les éléments qui ont fait sa fortune. Du côté de l'innovation, c'est bien simple il n'y a quasiment rien. C’est vrai, pourquoi changer quand la recette est toujours efficace ?

La pochette comme la musique ne s'écarte pas de ses descendantes ; du crâne sur fond jaunâtre (Frail Words Collapse), à celui de profil qui semblait émerger du croissant de lune (Shadows Are Security), en passant par le chevelu (An Ocean Between Us), et le plus beau sous une lumière rouge, un crâne criard posé sur une fleur ou un rouage ou tout simplement au-dessus d'un univers avec en son centre une petite planète (The Powerless Rise). Maintenant, avec Awakened nous avons droit à un crâne ailé qui a sur son nez un papillon noir lui masquant les yeux avec ses larges ailes, il est aussi escorté par deux charmants cygnes. Il s'agit donc d'une jolie pochette, un peu répétitive de la part du groupe, mais qui suscite tout de même de la curiosité et donne envie d'aller découvrir ce qui se passe à l'intérieur.

Alors à cet instant vient Awakened, et pendant une seconde, on se sent projeté au loin par la violente secousse introductive Cauterize, qui ne perd pas de temps. Il ne peut rien avoir de mieux que de commencer un album de Metal avec un inintelligible, "AHHHHH !" rapidement suivi d’un terrible "GO !". Tels sont les premiers instants du dernier méfait des chevelus d'As I Lay Dying. Les cris de Lambesis ouvrent l'album à nos oreilles, en fixant cette atmosphère violente qui va malheureusement vite se calmer avec l'arrivée du refrain en chant clair, étrangement semblable à celui de Forsaken ou de Parallels. Tandis que des morceaux comme Cauterize et Wasted Words nous rappellerons The Powerless Rise avec quelques incursions dans le monde du Thrash Metal à travers la vélocité des riffs, d'autres comme No Lung To Breathe et My Only Home démontreront facilement pourquoi As I Lay Dying fait partie des groupes les plus influents dans le Metalcore, le premier étant un pur rouleau compresseur et le second délivrant de l'émotion en barre à travers un chant sensible et touchant. En somme chaque sonorité entendu sur Awakened résume parfaitement le catalogue complet d'As I Lay Dying et varie selon nos souvenirs entre le plus Thrashy The Powerless Rise, le mélodique An Ocean Between Us et l'agressif Frail Words Collapse.

Là où ils ont fait le plus grand changement se situe au niveau des chansons. Les petits problèmes de The Powerless Rise tels que certaines transitions assez discordantes et les tas de solos arbitrairement placés ont été corrigés ici. Toutes les chansons se succède avec logique et cohérence. Chaque solo de guitare rentre parfaitement dans son contexte et permet à des riffs plus mélodique de se faire entendre sur l'ensemble des titres, qui en plus de contrebalancer avec les riffs plus agressifs apportent une touche euphonique, dont Overcome est l'exemple le plus flagrant. Bien plus fin musicalement qu'il n'y paraît, As I Lay Dying varie agréablement les plaisirs en ralentissant le tempo comme dans Resilience et Tears Out My Eyes ou au contraire se rapproche du Rock avec le magnifique riff suivant le refrain de Whispering Silence. La bestialité cathartique est toujours au rendez-vous avec des rouleaux compresseurs tels que le simple et efficace No Lungs to Breathe ou Wasted Words dont le refrain dégage une ambiance "égyptienne" des plus intéressantes.

Toutefois cet album est loin d'être parfait. Alors qu’est-ce qui empêche As I Lay Dying d'atteindre son plein potentiel ? Tout d'abord, l’album manque d'émotion, car juste au moment où il semble qu'il va enfin réussir à briser le moule, avec une chanson comme Overcome et son intro épique, il se brusque vers une transition plus habituelle et tragiquement prévisible. Deuxièmement, Awakened est dépourvu de tout élément de surprise. Et c’est pour cela que Defender est rapidement devenu mon titre préféré sur l'album, parce qu'il se détachait (légèrement) du peloton. Avec une intro à la basse accompagnée d‘un riff Groove méchamment accrocheur. Il est en fin de compte, la seule chanson de l'album qui n'était pas si prévisible que ça. Encore une fois, je reconnais que pour certaines personnes, la prévisibilité fait partie de ce qu'ils aiment chez As I Lay Dying. Vous pourrez toujours compter sur eux pour fournir un Metalcore de qualité. Prises isolément, chaque piste est très forte, mais prises toutes ensembles, celles-ci flirtent dangereusement avec la monotonie. L’album est aussi formé de beaucoup de répétition du schéma vocal avec cette dualité parfois lassante du cri/chant clair (bien truqué). Awakened apparaît alors sur le plan vocal comme le symbole d’un Metalcore déjà vu et fatigué.

Finalement, le plus grand reproche que l'on puisse leur faire est qu’ils ne semblent pas avoir essayé de sortir de leur zone de confort. Manquerait-il d’audace ? Surement. En même temps, lorsque vous êtes bien dans ce que vous faites, pourquoi voudriez-vous changer ? Cet album manque souvent d‘âme, et tandis que le cinétisme est d'abord excitant, les paroles vides de sens transmettent peu d'idées à l'auditeur. Lambesis et son équipage sont redoutablement pragmatiques et se contentent d’aller à l’essentiel. Néanmoins, ils savent nous faire réagir en créant quelque chose de vraiment passionnant et parfois d‘essentielle. Il est évident que tous les fans d’As I Lay Dying aimeront ce dernier rejeton. Blasts-beats surhumains, riffs plus recherchés et plus acérés, breakdowns de concassage, refrains accrocheurs soutenus de chœurs et voix gutturales abondent sur cet album. Mais, comme des jeunes maladroits versant tout leur cœur dans des chansons comme Forsaken et Nothing Left, As I Lay Dying sur Awakened s'efforce de reconquérir l'ampleur de l'impact de ses antécédents. Et ce n'est pas seulement la musique qui tente de se faire sentir familière, As I Lay Dying tente également de recréer des sensations avec ladite musique, dans le but de nous berner avec d‘anciennes sensations. La formule continue à bien marcher, mais pour combien de temps encore ? Le papillon n'est pas encore sorti de son cocon...

10 Commentaires

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shadowsarepowerless95 - 27 Octobre 2012: Très bonne chronique! Par contre au niveau des émotions je ne suis pas trop d'accord. Personnellement, cet album m'a beaucoup fait vibrer (My Only Home, Defender). Je ne l'ai pas trouvé si prévisible que ça, si ce n'est qu'ils font du As I Lay Dying. De toutes façons je suis un grand fan donc impossible pour moi de rester objectif! x)
Eniotna - 27 Octobre 2012: Génial en live ca reste a voir ...
AdamSalamander - 28 Octobre 2012: Super ta chronique ! Je n'ai pas encore eu l'occasion d'écouter cette nouvelle galette mais je vais tâcher de le faire,tu m'as donné envie ;)
kiss33 - 07 Avril 2013: Merci pour la chro !

sinon j'ai trouvé cet album peu être un peu meilleur que les précédents (que j'adore aussi) avec des titres comme Defender qui sortent quand même un peu du lot, il faut dire qu'il est excellent ! Je trouve qu'ils utilisent de plus en plus la voix du bassiste sur leurs albums et c'est pas pour me déplaire (même si tu l'as dit elle est truquée) . Je retiendrais également le sublimissime refrain de A Greater Foundation, la façon dont ils se répondent est magique !

encore merci pour ta chro ;)
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Commentaire @ masterop02

26 Octobre 2012

Une vraie perle du metalcore

Par avance chers amis audiophiles, soyez indulgents pour cette toute première chronique de ma part.
Fan du groupe depuis 3Shadows Are Security3, il y aura sans doute pas mal de subjectivité dans mon avis, mais le but est aussi de vous donner l'envie d'écouter l'album !

Je constate une évolution positive à chaque album et celui-ci n'échappe pas à la règle. Au fil des productions du groupe, je remarquais de plus en plus d'éléments mélodique et un gout prononcé pour le chant clair sur des refrains percutants qui restent en tête un moment.
C'est par ailleurs la raison pour laquelle j'aprèciE moins 3Frail Words Collapse3, mais question de gouts.

Ici, premier constat : le son change, plus précis, plus incisif, se rapprochant davantage des 3 compos de "Decas" que des autres albums.
Au niveau des titres, c'est justement un mélange entre "The Powerless Rise" et "Decas" ce qui ne peux que combler de bonheur.
Alternance chant clair et chants hurlés, riffs de barbares, solos très travaillés (oui car nous sommes habitués à des solos depuis TPR), rythmiques précises et totalement jouissives. Le tout est très homogène, recherché et force le respect ! N'oublions pas que le véritable dernier album date de 2007. En 5 ans, les californiens ont eu le temps de réfléchir pour nous pondre un véritable bijou.

Le line-up n'a pas changé depuis "Shadows Are Securtity" et cela se ressent dans la qualité technique des titres. Pour ma part je vois clairement la progression et l'aisance de chaque musicien qui s'en donne à cœur joie sur les riffs. (Cauterize, Overcome).

Le chant de Tim lambessis n'a pas bougé d'un octave cela dit, toujours aussi puissant et avec ce timbre qui lui est propre.
Chose étonnante, Nick et Phil, les deux guitaristes se joignent à Josh lors de certains chœurs, un effet bienvenu, et qui montre que le groupe expérimente et souhaite diversifier son approche.

En bref, un album boulet de canon, puissant, efficace, ravageur pour vos cervicales (qui ne se repassera pas en boucle ce riff mortel de Overcome
à 3.00min?).

Les quelques morceaux qui sortent du lot (bien que le tout soit un must listened) sont pour moi :
-Cauterize ("teaser" de l'album, diffusée sur le web avant sa sortie officielle, single et véritable machine de guerre lancée à pleine vitesse)
-A Greater Foundation
-Wasted Words (quels riffs mon dieu, mais quels riffs !)
-Overcome ("pleure")
-Defender

Bien que l'intégralité du disque s'écoute sans temps mort et que chaque tire vaille son pesant d'or.
Une vraie perle du metalcore, par l'un des maitres du genre.

A écouter absolument pour les fans, et un compromis pour ceux qui ne connaissent pas encore ce groupe ou ne l'avaient pas spécialement apprécié
jusqu'alors.
Dans tout les cas As I Lay Dying assure son retour en force pour notre plus grand plaisir !

19/20.

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Eniotna - 28 Octobre 2012: De surcroit entre The Powerless Rise et Awakened, c'est TPR le bijou !
 
masterop02 - 28 Octobre 2012: faute de frappe, autant pour moi ;). En effet, c'est bien 2010 pour TPR. Par ailleurs, ces deux albums de valent pour moi.
BlackDieRose - 28 Octobre 2012: Je cite "oui car nous sommes habitués à des solos depuis TPR"



Heu.. Non pas exactement, il faudrait que tu révise ta discographie parce que les solos ont commencé a devenir flagrant à l'époque de An Ocean Between Us. Et oui auarais tu oublié The Sound Of Truth ou encore le mélancolique Departed...
 
masterop02 - 28 Octobre 2012: les solos sont plus présents sir TPR que su AOBU, c'est simplement ce que j'ai voulu dire. Encore une fois, je vous prierai d'être indulgent car il s'agit de ma toute première chronique.
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Commentaire @ shadowsarepowerless95

01 Novembre 2012

Comme toujours, As I Lay Dying excelle dans l'art du Metalcore

Avant toute chose, sachez que ceci est ma toute première chronique, soyez donc indulgents. Alors certes, le challenge de chroniquer cet album n'était pas chose aisée, mais étant fan absolu de ce groupe, j'ai craqué!

"Awakened" donc, c'est le nom du sixième opus des américains. En tant que successeur de l'excellent "The Powerless Rise", autant dire que cet album, je l'attendais au tournant, m'voyez! En 2007, le groupe avait un peu divisé les foules avec "An Ocean Between Us" en adoptant un virage beaucoup plus technique et avec des compos beaucoup plus rapides. Ce que "The Powerless Rise" ne fit qu'accentuer puisque certains lui reprochaient carrément un côté trop trashy.
Alors, verdict?

Et bien le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une fois de plus, le groupe ne déçoit pas, sur cet album, As I Lay Dying sont bien décidés à nous prouver que ce sont eux les rois du metalcore! Débriefing :
Alors, si vous vous attendiez à un album de la trempe de "The Powerless Rise" et bien il y'a de fortes chances que vous soyez très surpris. En revanche, si vous vous attendiez à un excellent album de metalcore, là aussi il y'a de fortes chances que vous soyez surpris mais dans le bon sens, cette fois ci, hormis si bien sûr vous êtes fan de longue date et que vous êtes habitué à la qualité des gaillards, ce qui était mon cas.

Donc après avoir reçu mon disque par la poste et admiré pendant de longues minutes l'artwork de ce CD (que j'ai trouvé plutôt quelconque d'ailleurs, mais qu'importe "l'habit ne fait pas le moine", comme on dit), j'introduis avec impatience le disque dans ma chaîne : Musique, maestro!

Le temps d'appuyer sur "Lecture" et c'est parti! L'album démarre en trombe avec le single "Cauterize" déjà précédemment posté par le groupe. Pas grand chose à dire sur ce morceau si ce n'est que c'est du grand As I Lay Dying et qu'avec ce morceau explosif en guise d'ouverture, l'album s'annonce énorme. A noter que le changement de producteur se fait clairement entendre , la production ayant été confiée à Bill Stevenson. Exit Adam Dutkiewicz, ce qui à mon sens fait du bien au groupe, mine de rien. L'album se poursuit donc avec le deuxième single extrait de cet album : "A Greater Foundation". Au même titre que le premier morceau, c'est du très lourd! Le pont est absolument énorme et c'est du 100% brut de décoffrage, un morceau assurément taillé pour la scène et qui va en faire headbanguer plus d'un! Jusque là, rien d'inédit puisque j'avais déjà eu le plaisir d'écouter ces 2 morceaux, mais qu'en est-il du reste de l'album alors?

Tout simplement brillant! Rares sont les groupes qui arrivent à ce stade de maturité musicale (mon manque d'objectivité me perdra...)! Toutes plaisanteries mises à part, j'ai réellement l'impression que ce groupe s'améliore d'album en album. La bête ne s'est pas assagie, bien au contraire. On retrouve là un album beaucoup moins uniforme qu'à l'accoutumée, chose que l'on a pu reprocher à son prédécesseur. Cet album contient bel et bien de véritables tueries et des compositions jusque là jamais vues chez les californiens. Tels que le monstrueux "Wasted Words" ou le surprenant "Resilience" et son refrain mi-chanté mi-hurlé, à la manière du cultissime "The Sound Of Truth".
Côté instruments, on a véritablement affaire à des experts, les lignes de guitares sont extrêmements jouissives avec des riffs démarquant totalement leur identité musicale, et évidemment des solos toujours aussi efficaces comme sur le tonitruant "No Lungs To Breathe". Pour ce qui est du chant, Tim Lambesis hurle tel un démon commandant ces troupes de l'enfer et semble plus fougueux et enragé que jamais! Le chant de Josh Gilbert est lui aussi plus entraînant et plus présent que jamais ("Overcome", "My Only Home"). Et que dire de la batterie... Jordan Mancino martèle ses fûts tel un forcené et sa double grosse caisse est absolument assassine, et je pèse mes mots (les batteurs vont apprécier, moi même en étant un)! Le tout farci avec une production aux petits oignons, chapeau l'artiste!
Mais s'il y'a un morceau qui a attiré mon attention, c'est bien "Defender". Pourquoi me direz vous? Et bien parce que j'ai le sentiment que ce morceau ne sonne pas comme du As I Lay Dying classique, il aurait même tendance à me faire penser à l'époque "Shadows Are Security", à mon grand plaisir. Assurément mon coup de coeur de cet album!
L'album se clot donc avec "Tear Out My Eyes", sorte de synthèse de ce cinquième méfait, alliant rage, mélodie et technicité saupoudré d'un refrain lancinant et plein de mélancolie. Excellente façon de terminer ce disque riche en émotions...

Au final, j'ai bien peur que les mots me manquent pour décrire un tel tour de force. Comme toujours, As I Lay Dying excelle dans l'art du Metalcore! Le talent de ce groupe est vraiment impressionant, ils s'améliorent et surprennent d'album en album, les fans de la première heure peuvent être fiers de ces braves gars qui ont su tracer leur petit bonhomme de chemin dans la route du metal! 10 ans qu'ils sont au sommet, et ce n'est pas avec cet album que cela va changer...

19 car la perfection n'existe pas mais on peut s'en approcher :)




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MetalCarabin - 09 Mars 2014: Merci de ta chronique ! il s'agit e effet d'un très bon album !
shadowsarepowerless95 - 09 Mars 2014: Merci beaucoup, en me relisant je constate ne pas avoir été assez objectif lors de mes premières écoutes. Mais ça reste un très bon album pour moi!
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