Aske

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Nom du groupe Burzum
Nom de l'album Aske
Type EP
Date de parution 10 Mars 1993
Produit par Eirik Hundvin
Enregistré à Grieghallen Studio
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album269

Tracklist

Limited to 1000 copies.
1.
 Stemmen fra Tarnet
Ecouter06:09
2.
 Dominus Sathanas
Ecouter03:04
3.
 A Lost Forgotten Sad Spirit
Ecouter10:52

Durée totale : 20:05

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Burzum



Chronique @ Nattskog

24 Juillet 2004
Le mini CD le plus polémiqué de tout le black metal ! La pochette surtout la plus réussie, car montrant une réelle implication dans une cause qui à l’époque, faisait fureur. Et oui, on ne présente plus « Aske » (cendres) de Burzum, considéré avec l’album éponyme, Burzum comme les fondements du black metal. Il faut bien reconnaître que le comte a frappé fort là ! Quoi de plus simple pour ne pas être soupçonné pour l’incendie de Fantoft (et de plein d’autres par la suite), que de placer une photographie de son œuvre destructrice en pochette d’un de ses CDs ? Cette logique m’échappe…
Bon j’ai commencé par parler de la jaquette car c’est ce qu’on voit en premier sur cette pièce. Sans aller beaucoup plus loin, on peut découvrir à l’arrière du boîtier, sous les titres et sous la petite explication des conditions d’enregistrement de cet opus une petite photo d’Anton La Vey, l’instigateur du « Satanisme moderne » (une sorte de secte pleine d’orgies tribales en réalité, basée sur un livre pompeusement appelé « Bible Satanique » par ses utilisateurs et surtout par son auteur)… bref, là n’est pas la question : cette photo est barrée et autour on peut voir le fameux logo de Deathlike Silence : « no fun, no core, no mosh, no trends ». On voit tout de suite l’amour porté par Vikernes pour cet individu.
Bon, pour ce qui est de la musique, les initiés sauront de quoi il s’agit : on trouve dans ce mini album les fondements, ou plutôt la suite des fondements du Black Metal que le précédent album, Burzum, avait posés.
La musique n’est pas rapide, pas surexcitée, pas belle : c’est du black. Du black pur et simple, froid comme la lame d’un couteau, aiguisé comme une faux, prêt à trancher la chrétienté toute entière s’il le pouvait.
Bien loin des ambiances du Mayhem de l’époque, Burzum nous emmène dans les contrées du Mordor, pleine de haine et de folie dure, où même les pires créatures risquent leur peau à tout instant.
Alors on peut dire qu’ « Aske » constitue une exception : Vikernes n’est pas seul à jouer sur cet opus. Et devinez qui vient l’assister ? Samoth qui jouera la basse ! Preuve s’il en faut que les membres d’Emperor ont eux aussi un passé sulfureux.
D’autre part, pour la petite histoire, il est bon de rappeler que cette église a été brûlée un 6 juin à 6 heures du matin (lire 666). Très mystificateur dès que ça concerne ses actions, Vikernes a démenti par la suite que c’était une preuve de satanisme, considérant plutôt cela comme une commémoration d’un quelconque rituel païen à la gloire d’Odin, tout en assurant « qu’il ne fut jamais sataniste, lui, grand visionnaire devant tous ! »… que vient faire alors le titre « Dominus Sathanas » sur cet albim alors ?
Enfin ceci n’est qu’un détail, mais il confirme la tendance auto mystificatrice du comte, le rendant donc peu crédible par la suite…
Bon, fini de taper sur le comte ! Cet album est un must pour tout black metalleux, et là encore, ceux qui n’ont pas encore la réédition comprenant le premier album finiront pendus à des crochets de boucher : « l’Inner Circle » rôde… (LOL)

9 Commentaires

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nightmare34 - 27 Décembre 2011: Le meilleur opus de Burzum!
PhuckingPhiphi - 15 Janvier 2015: La photo barrée d'Anton Lavey est tout simplement due au fait que le satanisme prôné par ce dernier n'est autre qu'une philosophie teintée d'humanisme et d'hédonisme, dans laquelle la figure de Satan est avant tout métaphorique. Euronymous, Vikernes et consorts, en bons gamins qu'ils étaient tous à l'époque, vomissaient cette approche rationnelle et plutôt sympathique du satanisme : pour eux, être sataniste, c'était croire en l'existence d'un vrai démon cornu et maléfique, auquel il convient de rendre hommage afin de tirer quelque pouvoir magique temporel. A ce titre, on parle davantage de "satanistes" pour les premiers, et d'"adorateur du diable" ("devil worshippers") pour les seconds.

On aura vu où ça les aura mené, finalement... (en taule pour les uns, au cimetière pour les autres).
Ljosalfheim - 15 Janvier 2015: Analyse sympa, et sans doute assez probable. C'est marrant, en fait les gugus réfléchissaient quand même et savaient ce qu'ils voulaient, sauf qu'ils choisissaient une doctrine irrationnelle proche du déisme, un comble.
PhuckingPhiphi - 15 Janvier 2015: Merci ;)

Il est à ce sujet amusant de noter que les satanistes "Laveyen" qualifient, non sans un certain mépris amusé, les satanistes "théologistes" de "chrétiens inversés". Croire en un diable réel suppose par définition de croire en un dieu tout aussi réel, ce qui revient donc à parier volontairement sur le mauvais cheval... Pas très logique tout ça... Mais le Black n'est pas à une contradiction près, n'est-ce pas ? ;D
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