Umskiptar

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Nom du groupe Burzum
Nom de l'album Umskiptar
Type Album
Date de parution 21 Mai 2012
Produit par Eirik Hundvin
Enregistré à Grieghallen Studio
Style MusicalBlack Viking
Membres possèdant cet album114

Tracklist

1.
 Blóðstokkinn
 01:16
2.
 Jóln
 05:51
3.
 Alfadanz
 09:22
4.
 Hit Helga Tré
 06:51
5.
 Æra
 03:58
6.
 Heiðr
 03:22
7.
 Valgaldr
 08:03
8.
 Galgviðr
 07:16
9.
 Surtr Sunnan
 04:14
10.
 Gullaldr
 10:20
11.
 Níðhöggr
 05:00

Durée totale : 01:05:33

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Burzum

  • Blóðstokkinn | Burzum
  • Jóln | Burzum
  • Alfadanz | Burzum
  • Hit helga Tré | Burzum
  • Æra | Burzum
  • Heiðr | Burzum
  • Valgaldr | Burzum
  • Galgviðr | Burzum
  • Surtr Sunnan | Burzum
  • Gullaldr | Burzum
  • Níðhöggr | Burzum


  • Chronique @ Katla

    08 Juin 2012

    Le talent n‘est plus, et ce depuis bien longtemps…

    On ne peut le nier, le talent n‘est plus, et ce depuis bien longtemps…

    Dire qu’il n’y a jamais eu de talent à aucun moment serait faux, il est vrai, car en effet l’avant-gardiste "Hvis Lyset Tar Oss" m’avait vraiment envoûté, et reste encore pour moi aujourd’hui une œuvre magnifique même si je ne l’écoute pas souvent. Cependant, hormis cela il est vrai que je n’ai jamais trouvé un quelconque intérêt dans la musique de monsieur Vikernes. L’éponyme "Burzum" ne m’avait pas séduit, "Det Som Engang Var" m’avait laissé sur ma faim. Mais "Hvis Lyset Tar Oss" était vraiment bon, en fait le jour et la nuit.
    Tout ce qui s’en suivra (pour le reste des années 90) que ce soit "Filosofem", "Daudi Baldrs" ou "Hlidskjalf" ne traduiront tous trois qu’un manque d’inspiration. Manque d’inspiration dont ne peut résulter qu’un certain ennui, qui m’amenait (car je n’écoute plus de Burzum depuis des années) à me demander comment lui-même ne s’endormait pas en composant ses albums. Peut-être est-ce là son génie.

    Pour faire taire les réacs qui commencent à s’insurger devant une nouvelle chronique qui semble bien négative, je leur dis qu’il ne s’agit ici que de mon point de vue, que je ne considère pas avoir la parole divine, et qu’il est donc inutile de ressasser toujours les mêmes critiques. De mon côté je ne dirais pas que la musique de Burzum est à chier, mais plus subtilement qu’elle souffre d’une absence d’inspiration, de talent, et d’une absence de passion de la part de son créateur qui se ressent fortement.
    D’où mon étonnement quand je vois qu’autant de personnes voue un tel culte à cet homme. Bon, vous allez me dire, pourquoi chroniquer un Burzum alors ?
    Et pourquoi n’ai-je toujours pas dit un mot sur l’album ? J’y viens justement !


    Umskiptar (traduisez "Métamorphose") arrive donc en cette année 2012 après deux albums, "Belus" qui ne m’as pas convaincu, et "Fallen" que je n’ai pas écouté. Ce qui m’a attiré avec Umskiptar c’est l’artwork, que je trouvais (pour la première fois depuis longtemps chez Burzum) magnifique, et inspirant ! Inspirant, oui ! Donc inspiré, sûrement ! C’est en tout cas ce que je me suis dit. La pochette, additionné à la tracklist (qui présageait enfin une inspiration) me laisser espérer un tournant dans la musique de Burzum, comprenez une "Métamorphose". Tiens, c’est le titre de l’album justement !

    C’est donc la première fois (réellement !) que j’attendais la sortie d’un album de Burzum ! Oui, j’attendais cet album, et c’est pourquoi j’ai tenu à le chroniquer. Pochette sympa, titres inspirants, malgré cela, n’aimant pas les travaux précédant je n’allais quand même pas acheter le cd (persévérant mais pas fou !). Il y a aussi cette impression que j’aurai, en achetant un album de Burzum de soutenir ses idéologies, et d’avoir participé indirectement à ces incendies criminels qui l’ont fait connaître. J’ai donc ouvert Spot’, branché mon casque et me suis lancé, avec une certaine conviction je dois le dire, dans l’écoute de cette "métamorphose" !

    L’ouverture se fait donc avec "Blóðstokkinn", une petite intro qui ne casse vraiment pas des briques! S’en suis le premier morceau "Jóln" ! Et je dois avouer que j’ai été assez surpris par l’apparition de petites influences, traces (appelez ça comme vous voulez) folklorique ! La piste n’est pas trop longue, et se révèle assez sympa, bien que ne restant pas en tête (je ne m’en souvenais même plus une fois le cd terminé !!)

    En parlant de terminer, j’arrêterai d’ailleurs le track-by-track dès la deuxième piste, en effet le reste ne se démarquera pas, pire sa platitude, ses longueurs, ses morceaux qui semblent tous les mêmes, n’auront eu comme effet que de me plonger dans une phase de somnolence (bâillement, mouvements lents, yeux qui se ferment,… absences).

    Je m’avoue vaincu.

    D’une certaine manière la métamorphose a eu lieu, les sonorités sont différentes sur quelques morceaux, témoignant d’une lueur de nouveauté. Le chant aussi, ces abominables cris font place ici à du chant clair, belle initiative, mais malheureusement tellement faux qu’il me réveillait et m’empêchait finalement de passer dans la phase de sommeil. Enfin, le jeu des guitares ne varie pas beaucoup d’une piste à l’autre, et étant très présent c’est ce qui au final confond et dévalorise toutes les pistes. Au final, l’album qui dure plus d’une heure aurait gagné à durer moitié moins de temps.

    Malgré la belle pochette, les titres aux noms inspirés, la semi métamorphose, la musique se révèle lente, pauvre, et sans âme.
    De plus, l’inspiration de la Völuspá aurait dû créer une atmosphère particulière, un Burzum nouveau, mais non, grosse tromperie sur la marchandise. Burzum a changé sur la forme (imagerie, "inspiration", chant,…) mais pas sur le fond (musique soporifique, et au final non inspirée) Le tout manque (comme d’habitude) de fraîcheur, d’inspiration, de justesse, bref, il manque beaucoup de choses pour en faire un bon album.
    Mais quelle importance diraient certains, le principal c’est l’image justement, pas le contenu !
    Il s’inspire de la Völuspá ! Oui, génial, mais pour en faire quoi ? Strictement rien. Une simple récitation aussi peu habitée et communicative que la musique qui l’accompagne.

    Je m’avoue vaincu.

    On ne peut le nier, le talent n‘est plus, et ce depuis bien longtemps…
    Encore une preuve que ce statut d’icône, de dieu, de génie que certains donnent à Vikernes est usurpé. Tout cela confirme ma pensée que seul ses méfaits bien connus de tous lui ont permis d’obtenir ce statut. Les fans de Burzum (au moins une partie d’entre eux) s’en défendront toujours, mais ne nous leurrons pas, si ces événements n’avaient pas eu lieu (incendies criminels et meurtre) il n’y aurait aujourd’hui pas un dixième des ses fans qui écouterait Burzum, pour la simple raison qu’ils n’en auraient jamais entendu parler.
    Et c’est bien la raison pour laquelle Burzum sera toujours associé à cela. C’était sa campagne de pub ! Et cela à bien marché. Le Krist(ian) se prend maintenant pour le Christ, et au fil des années une horde de fidèles s’est formée, sans doute pour assister à sa résurrection, qui n’aura jamais lieu.

    Dieu et Vikernes auront bien un point commun, celui de n’être à mes yeux que des légendes.
    Mais je suis vaincu, je me fais une raison. Les fidèles continueront à distribuer des "Filosofem" aux "ignorants", comme on distribue des Bibles aux enfants dès leur sortie du berceau, dans un même but, formater et enrôler dans une sorte de pensée unique.


    Pour conclure, si j’ai l’honnêteté de dire que lui reconnais une œuvre, il y a de ça 18 ans, je n’ai jamais été fan de la musique de Burzum, encore moins du personnage bien sûr (que je trouve de plus en plus ridicule), et cet énième exemple "Umskiptar" me conforte dans mon idée, aussi je ne me pencherai pas sur ses prochaines sorties.

    Vikernes, malgré ses nombreuses tentatives toujours ratées, n’atteindra jamais le génie, et le talent de ces hommes, qui il y a près de 900 ans, ont bâti l’œuvre qu’était l’église de Fantoft.

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    Fyrnael - 05 Janvier 2013: @Hacktivist "N'importe quoi cette chronique..." (...) "bonne chronique quand même", après tout pourquoi pas!

    Après avoir lu la chronique je me suis dis que je n'allais pas écouter et encore moins acheter cet album, car contrairement à presque vous tous, je l'ai bien aimé. Etant totalement indifférent au personnage de Vikernes, j'ai trouvé cette chronique pertinente et pas du tout anti-Vikernes comme certains l'ont comprise.

    Cependant après avoir lu les commentaires enflammés (du moins tenté pour les pavés redondants), je me suis dis que j'allais y jeter une oreille, même si je crains fort que l'auteur ait raison. Mais je peux peut-être espérer!
    Fyrnael - 05 Janvier 2013: Bon éh bien je n'ai réussi qu'à aller jusque Aera avant que ma cervelle ne dégouline. J'ai l'impression que Joln a duré 25 min tellement c'est linéaire et sans surprise. Bref, chiant.

    En tout cas, je ne sais si c'est un compliment ou une critique, mais c'est le premier album de musique (début du moins) que j'ai trouvé et même ressenti comme vraiment malsain, ce qui est assez désagréable. Après je ne connais pas tous les groupes de black, mais par exemple à côté, la musique d'Impaled Nazarene (que j'apprécie beaucoup) ne me fait rien de tel.
    Lingon - 15 Septembre 2013: L'auteur de cette chronique est un imbécile. Les modérateurs devraient faire le tri, car c'est pitoyable de donner une note aussi faible.
    bring_me_the_reason - 28 Septembre 2014: [Les fidèles continueront à distribuer des "Filosofem" aux "ignorants",] [ il est vrai, car en effet l’avant-gardiste "Hvis Lyset Tar Oss" m’avait vraiment envoûté,] L'auteur de la chronique n'a tout simplement pas compris l'objectif de Varg. Varg s'est penché depuis un moment sur autre chose que les débuts, plus black metal. il juge cet album comme un album de black metal. or Varg, l'artiste, essaye de s'en ecarter. Son mépris de la scène black a peut être réussi à se transposer sur ses compositions, l'auteur étant fan de la période black de burzum, il a été dégoutté. Varg ne fait pas que du bon, pour ma part j'ai commencé Burzum avec la fin, sans savoir qui était le personnage, et j'ai accroché, car cela sort des sentiers battu même pour du metal ambiant, y a des album de la période ambiante de burzum plus réussit que d'autres. Pour filosofem, il s'agit d'une transition de la période black à la période ambiante, on peut supposer que le temps passé seul en prison est sans doute ce qui l'a motiver à produire cet album. et pourtant, je pense que c'est le meilleur, nottament grace à ce morceau cosmique, qui insiste à la réflexion, à douter, sans doute comme il l'a fait en prison. De plus l'auteur est plutôt hautain en parlant d'ignorant. Pour qui se prend-il. [Ce qui m’a attiré avec Umskiptar c’est l’artwork,] Bon, honnêtement ça m'arrive souvent de le faire dans un disquaire, mais mettre ça sur une chronique, démontre de son absence d'objectivité, car à trop espérer il a été déçu, et puis bon mettre ça sur une chronique c'est donner le bâton pour se faire battre.
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    Chronique @ devil_reject

    08 Juin 2012

    Un exercice risqué, peut-être un faux pas, mais pas un arrêt de mort.

    Depuis sa sortie de prison, Varg Vikernes a repris le chemin des studios avec une régularité bienvenue, du moins pour les adeptes de Burzum. Enfin pour ceux de ses adeptes qui ne sont pas réfractaires à son évolution.

    Car force est d'admettre que l'entité Burzum a subi au cours des années de nombreuses transformations qu'il est difficile d'isoler de la vie mouvementée de son controversé créateur. D'abord brute et haineuse, toujours pleine d'audace et de rage torturée, la musique de Burzum a gagné en poésie jusqu'à son incarcération, avec l'inclusion de plages atmosphériques qui ont contribué à sa gloire. Je ferai l'impasse sur ses deux opus de derrière les barreaux, enregistrés avec les moyens du bord, qui m'apparaissent bien insignifiants.

    Après qu'il ait retrouvé sa liberté, Vikernes a choisi de se faire la main en réenregistrant d'anciens morceaux. Un exercice qui s'est révélé de peu d'intérêt. Mais il me semble important de préciser que s'il n'a vu le jour qu'en fin d'année dernière, From the Depths of Darkness avait été enregistré avant Belus.

    Belus... L'avènement d'une nouvelle ère pour Burzum, dont il enfoncera le clou avec Fallen, qui lui a succédé. Ces deux opus auront largement divisé son public, et nombreux sont ceux qui les ont balayés d'un revers de main en rêvant d'un retour aux premières heures. Seulement, l'homme n'est plus le même et sa musique s'en ressent. J'émets l'hypothèse qu'après un temps de recul nécessaire, ils seront réévalués à la hausse.

    Pour ma part, bien loin de renier mon amour pour l’œuvre de jeunesse de Vikernes, j'ai tout de suite été emporté par cette nouvelle ère et je tiens ces deux albums pour être ses travaux les plus aboutis.

    Mais venons-en à l'objet de cette chronique, à savoir Umskiptar. Ce titre signifie en vieux norrois "métamorphose" et semble idéal pour qualifier la musique livrée désormais par Burzum. C'est en fait un concept-album, la mise en musique d'un poème nordique daté approximativement de l'an 1000, durant la christianisation des peuples scandinaves, et qui est le long monologue d'une magicienne évoquant les bouleversements à venir et la fin du monde. On voit bien ce qui a pu motiver Varg à s'y intéresser. Il avait d'ailleurs déclaré que cet album serait pour lui un "retour aux sources", propos mal interprétés par les nostalgiques de la première heure, et qui ont causé la déception que l'on sait. Pourtant, il semble clair que ce retour aux sources évoqué par Vikernes est en symbiose avec son idéologie, glorifiant la culture scandinave païenne en l'opposant violemment aux cultes monothéistes.

    Cela posé, parlons musique ! L'intro donne le ton. De lourds et lents fracas accompagnés de cuivres terrifiants que surplombe une voix monocorde et claire, déclamant les premiers vers dans une langue oubliée. Mon sentiment sur l'album est contenu dans cette seule minute. Je sais déjà que sa musique exercera sur moi une puissante fascination, comme à l'habitude, forte d'une atmosphère véritablement originale, à des lieues de la plupart des productions nordiques actuelles, formatées pour vendre un frisson artificiel à de jeunes énervés. Et dans le même temps, je me dis que peut-être tout cela sera un peu chiant et répétitif. Et force est d'admettre que si je reconnais de nombreuses qualités à l'album, ce qu'il peut être long ! Après plusieurs tentatives, je ne l'ai écouté entièrement qu'une seule et unique fois, le temps d'écrire cette chronique.

    On retrouve le son caractéristique de ses deux précédents albums, ce qui n'est pas pour me déplaire. Les riffs s'enchevêtrent, s'empilent progressivement, tantôt clairs, tantôt distordus à l'extrême, pour aboutir à un maelström de mélodies hypnotiques dont notre hôte a le secret. Le travail sur les voix, comme annoncé et concept oblige, est effectivement bluffant. Cris étouffés, murmures, déclamations fières ou suppliantes et chants clairs se mêlent avec fluidité. Et si je ne comprends pas ce qu'ils disent, les mots ont ce pouvoir mystérieux de vous faire voyager avec eux vers une destination inconnue. Pour installer son atmosphère, Varg a eu recours à davantage d'instruments (percussions, claviers, effets en tous genres) et je ne puis que m'incliner devant la cohérence de l'ensemble et la créativité qui s'en dégage.

    Mais. Car naturellement, il y a un mais et un gros. Le concept album est un exercice difficile, et en matière d'adaptation de poèmes en musique, il y a peu d'exemples concluants. Citons "Le Cantique des Cantiques", d'Alain Bashung, Chloé Mons et Rodolphe Burger (c'était pour le plaisir d'écrire Bashung dans une chronique de spirit-of-metal), ainsi que l'ultime référence (à mon sens) : "Themes from William's Blake 'The Marriage of Heaven and Hell'", par Ulver.

    Ici, les compositions et les rythmiques ne sont clairement pas assez diversifiées pour accrocher l'oreille pendant 65 min. L'album allant, ce constat tend même à s'intensifier, si bien que l'auditeur peine à ne pas mourir d'ennui. Et le plus terrible, c'est que rendu à un certain point, on ne se souvient même plus de l'émotion ressentie durant les vingt premières minutes. Non. On s'ennuie. On n'en finit plus de s'ennuyer et s'il y a bien une chose insupportable dans la vie, c'est d'éprouver de l'ennui quand on ne devrait pas.

    On pourra de même objecter que l'évolution depuis Fallen est relative. L'album creuse la même veine, qu'on devine presque tarie. Mais la contrainte poétique fait que Varg ne s'aventure pas dans des ruptures (de rythme, d'ambiance...) qui je pense auraient été bienvenues.

    Je n'ai pas grand chose à ajouter. C'est vrai quoi, tout cela commence bien et je suis persuadé que chaque morceau, pris séparément, est pourvu de grandes qualités. Mais c'est un album sans point d'orgue et sans respiration, un risque avec ce type d'exercices. Plus il dure et plus le temps s'étire et plus je voudrais conclure et moins je sais comment... Il faut bien, toutefois.

    J'ajouterai seulement qu'à mon sens, Burzum n'est pas mort et que Umskiptar n'a rien de définitif. C'est peut-être un faux-pas, mais pas seulement. Il est juste à souhaiter que l'artiste n'ait pas épuisé toute sa verve créatrice avec cet ouvrage.

    13/20

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    devil_reject - 16 Juin 2012: Merci à toi !

    Alors ce n'est pas exactement ce que je dis. Je pressens juste qu'il lui faudra se renouveler à l'avenir pour espérer me toucher comme il le faisait jusqu'alors. Je pense que tu conviendras que de Fallen à celui-ci, il n'y a pas un pas de géant. Et l'album étant très long, je pense que je serai moins touché par un quatrième opus dans cette veine. Et en ce qui me concerne, s'il est difficile d'accès, c'est uniquement dû à sa longueur et non à sa complexité. C'est pour cela que je lui fais ce reproche.

    Pour ce qui est du concept album, je pense que tout est question de subjectivité effectivement. Enfin tout ce qui touche au ressenti est subjectif. Je tiens par exemple Wars of the Roses comme étant un excellent album, complexe et profond sous ses dehors plus cadrés. Mais c'est là aussi le fruit de mon expérience et de mes attentes musicales.
     
    allblackmetal - 24 Juin 2012: Un faux pas à 13/20, j'imagine qu'un bon album mérite un 18/20 dans ce cas? Surnotation quand tu nous tiens...
    Bolverkrheathenlord - 06 Juillet 2012: Et bien moi je l'aime bien cet album...
    Bolverkrheathenlord - 26 Juillet 2012: Ouais enfaite on s'en lasse vite...
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    Commentaire @ utumno666

    27 Mai 2012

    Une icône déchue du black metal norvégien

    Varg Vikernes, malgré toute la controverse que cet incendiaire et meurtrier alimente, a su dans les années 90 poser les bases du black ambiant avec son album 'Filosofem'. D'un point de vue musical, c'est à ça qu'il doit sa renommée, car on s'efforcera d'oublier ses hésitantes pérégrinations purement atmosphériques (Dauði Baldrs) et ses débuts plutôt primitifs en regard de ce que faisaient à la même époque des groupes comme Darkthrone ou Mayhem. Peu de surprises en conséquence donc, lorsque le personnage annonça à sa sortie de prison en 2009 qu'il prévoyait un nouvel opus dans la veine de 'Filosofem' pour 2010. L'album, intitulé 'Belus', ne parvint à convaincre qu'à moitié, de même que son successeur 'Fallen'. Nous voici donc en 2012, et ce 'Umskiptar' est son troisième opus depuis sa remise en liberté.

    L'intro déjà laisse sceptique, constituée d'un monologue en norvégien par Varg, soutenue par des tambours et des bruits sourds. Son ton monotone se retrouve sur le titre suivant, débitant des discours dans sa langue maternelle incompréhensibles entre deux passages hurlés plus traditionnellement. Au niveau des instruments, c'est toujours aussi peu technique et toujours aussi répétitif. Ambiant n'est bizarrement pas le qualificatif qui me viendrait à l'esprit. Vikernes semble cependant s'obstiner à aller dans ce sens, étirant ses compositions jusqu'à une dizaine de minutes parfois. Et même des morceaux plus courts comme 'Jóln' lasseront bien vite l'auditeur.

    Selon les dires de Varg, cet album serait "un retour aux sources, mené par une attention toute particulière accordée à l'atmosphère". Cependant la filiation avec 'Belus' et 'Fallen' est plus visible qu'un éventuel lien avec l'illustre 'Hvis Lyset Tar Oss'. Si retour aux sources il y a, c'est dans ses talents d'instrumentiste, car même si Burzum n'a jamais été un exemple de complexité musicale, 'Umskiptar' donne l'impression d'avoir été écrit par un ado, tant les mélodies sont faciles, vides et fades. Et répétées jusqu'à plus soif, qui plus est, et encore au-delà! La maturité de la composition diminue encore dans les rares interludes, où on imagine malgré soi un enfant taper au hasard sur les touches blanches d'un piano. Désespérant.

    Les différents types de voix apportent peut-être un peu de variété à l'album, mais le bonhomme ne se risque qu'occasionnellement dans un véritable chant, lui préférant généralement d'obscurs et abrutissants monologues en norvégien. Et ceux-ci, sans surprise, sont d'une monotonie redoutable. Là où Christopher Lee apporte de la majesté aux interludes de Rhapsody Of Fire (pardonnez la référence...), Varg ne parvient qu'à se couvrir de ridicule. Le seul semblant de majesté qu'on pourrait trouver à 'Umskiptar' réside dans la pochette, qui ne sonne hélas que bien incompatible avec le contenu...

    Si à première vue 'Umskiptar' peut sembler un peu plus intéressant que ce à quoi on s'attendait (cf le titre 'Galgviðr'), l'illusion se brise bien vite. Marqué sous le signe de l'ennui, cet album trahit cruellement le manque d'inspiration de Vikernes. On ne l'achètera que pour soutenir une icône déchue du black metal norvégien.

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    keketomax - 06 Juin 2012: Moi j'ai bien aimé lire ta chronique, et ne t'excuse pas, je trouve aussi Rhapsody of Fire incroyable, presque autant que Burzum, mais je trouve que tu as un peu trop critiqué Burzum (ce qui n'est pas pareil que de critiquer Varg, il aura beau tailler les black metalleux, pour moi il n'a pas le talent de Demonaz, de plus, il n'a pas reconnu Quothon, et sa soule car il lui doit la musique d'Euronymous, qu'il a tué en plus, enfin bref, vous connaissez tous ce bla bla, donc passons...) pour parler de la musique de Vikernes, personellement, je pense a peu près le contraire de toi: la pochette est bof, mais la musique elle, est pour moi très satisfesante!
     
    allblackmetal - 24 Juin 2012: Moi je n'ai pas l'impression qu'il ait une dent contre Varg.



    "Varg Vikernes, malgré la controverse que cet incendiaire et meurtrier alimente.." c'est un fait non? Il suffit de lire les commentaires plus haut, la polémique accompagne chacune de ses sorties.



    "Une icône déchue du black metal norvégien", et là on peut y déceler une nostalgie des vieux albums, où Varg était moins ennuyeux.



    7/20 n'est d'ailleurs pas une note si terrible, en fixant la limite entre un album intéressant ou non à 10/20, il serait juste en-dessous. J'aurais pour ma part été plus dur avec cet album, qui est d'un ennui mortel. D'ailleurs, il déclame le vieux norrois de manière erronée, bonjour la crédibilité! Et les seuls qui défendent autrement cet album que par des "Oh mais arrêtez de cracher sur Varg!" avancent les émotions qui se dégagent des titres, mais à mon avis, de nombreux autres artistes de nombreux genres différents font défaut à leur culture musicale pour qu'ils puissent trouver Umskiptar touchant. Même dans le black atmosphérique, musique d'une richesse en soit toute relative (car on ne trouve que les amateurs de black atmosphériques pour trouver ça profond comme musique, allez me parler d'objectivité!), enfin, même dans le black atmosphérique, il y a des ambiances beaucoup plus poignantes que cet opus qui oscille entre l'ennui et le ridicule.
     
    allblackmetal - 24 Juin 2012: Mais en fin de compte, j'envie ceux qui parviennent à trouver cet album passionnant, et à l'écouter régulièrement, car ils seront subjugués par la beauté de la vraie musique lorsqu'ils y seront confrontés!
    Lingon - 15 Septembre 2013: Il faut être profondément païen pour apprécier l'évolution musicale de BURZUM. Mettre 7/20 est pitoyable, va t'acheter des oreilles.
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    Commentaire @ mogamibijomaru

    20 Octobre 2012

    Parlons de l'album, et non de Vikernes. Pour changer...

    Je ne sais pas pour vous, mais j’en ai personnellement marre de voir des chroniques pour un album parlant de tout sauf de l’album. Trop de chroniques relatent le passé de Vikernes, trop de chroniques à nous dire « Ouais, Burzum c’est plus ce que c’était » et nia nia nia et nia nia nia. L’histoire, on la connait. Et oui, Burzum (comme Vikernes) a évolué, et en même temps, le premier qui n’évolue pas dans ses goûts musicaux et sa manière de composer en 16 ans devrait consulter un psychiatre.

    Bref, je fais cette chronique pour parler de cet Umskiptar (et uniquement de lui).

    Je ne compte pas faire une chronique chanson par chanson, car ce serait inutile. C’est un album qu’il est plaisant d’écouter de A à Z.
    Varg a choisi comme thème, comme les deux précédents album, la mythologie nordique. Tous les textes sont tirés d’un ancien texte qui sont désormais mis en musique. Et comme pour lire un livre, vous n’allez pas lire paragraphe par paragraphe dans n’importe quel ordre !

    Qui n’a jamais rêvé pour pouvoir prendre une heure pour soi, de s’asseoir (ou s’allonger) confortablement, et de se mettre un cd pour se détendre et se laisser transporter par la musique ?

    Umskiptar est là pour ça ! Vous prendrez un train direct pour voyager dans les anciennes terres nordiques à rencontrer les anciens dieux avec cet album. L’atmosphère dégagée est prenante et savourée à chaque instant. Oubliez les ambiances de Belus et de Fallen, ici vous êtes dans un univers totalement différent. Vous aurez droit à plus de voix chantées, des airs preneurs et qu’on oublie pas, des riffs qui vous aideront à voyager, et plusieurs morceaux sont dépourvus de batterie. Vous pourrez aller à votre allure pendant ce voyage dans l’ère du temps.

    Cet album est fait pour l’esprit, ne l’écoutez pas juste comme ça pour pouvoir dire aux autres « J’ai écouté le nouveau Burzum, c’est à chier ». Si vous voulez l’écouter, au moins pour la (ou les) première(s) écoutes, je vous conseille fortement de prendre une petite heure pour vous, uniquement pour vous et détendez-vous. Le souvenir qui en reste est magique.

    J’ai mis 20/20 à cet album pour plusieurs raisons. Premièrement, selon moi il le mérite. Les chansons s’enchaînent parfaitement sans rompre ce fameux voyage. Le talent de compositeur est en vie et en pleine forme, que vous le vouliez ou non, que vous le reconnaissiez ou non. Ensuite, la note donnée par majorité d’entre vous est totalement dépourvu d’esprit et de jugement envers l’album en lui-même. Pas la peine d’espérer une suite de Det Som Engang Var ou de Filosofem, vous n’en aurez pas (ou pas encore). Ce n’est même pas une suite de Fallen, instrumentalement parlant.


    En conclusion, c’est un très bon album, Varg nous fait voyager avec lui, même si vous prendrez votre propre route en direction du Valhalla. Il faut le prendre pour ce qu’il est, un album atmosphérique.

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    mogamibijomaru - 26 Octobre 2012: Je lui ai mis 20/20 car c'est un album qui m'a vraiment procuré un voyage. Contrairement à Fallen et Belus, Umskiptar pourrait être une seule et unique chanson qui nous traînerait dans divers sensations, divers sentiments et même divers endroit. Rares sont les albums qui transportent de différentes manières dans une seule galette. Comme tu le dis Goueli, Vikernes a rompu avec le black, depuis bien longtemps, même si il a toujours eu une patte plutôt sombre et mélancolique dans ses oeuvres. D'où son constant rapprochement avec la scène black. Peu de gens sauront apprécier cet album tant il diffère des précédents, et le changement, "ils" n'aiment pas ça. En tout cas, je suis bien content de ne pas être le seul à savoir apprécier cet album !
    svad - 11 Fevrier 2013: Totalement d'accord avec ton analyse.
    Kiritobi - 23 Octobre 2013: Merci d'être présent , et merci de ta chronique , j'ai énormément apprécié l'album et quand je voie les notes attribuer ici j'était choquer !
    svartskogen - 06 Mai 2014: Merci pour ta chro intelligente, une fois n' est pas coutume. Marre de lire et d' entendre chier sur Burzum par des groupies frustrées...
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