Antithesis

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Nom du groupe Origin (USA)
Nom de l'album Antithesis
Type Album
Date de parution 01 Avril 2008
Enregistré à Chapman Recording
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album269

Tracklist

1. The Aftermath 04:39
2. Algorithm 03:32
3. Consuming Misery 04:06
4. Wrath of Vishnu 04:44
5. Finite 03:08
6. The Appalling 02:55
7. Void 00:40
8. Ubiquitous 05:34
9. The Beyond Within 03:20
10. Antithesis 09:32
Total playing time 42:10

Chronique @ tonio

27 Mars 2008
Bon, allez, j’arrête de trembler, je respire un grand coup, je bois un verre d’eau glacée et surtout je me calme. Comprenez moi, je viens d’écouter un album de death comme je n’en ai pas entendu depuis fort longtemps. « Antithesis » est le quatrième album de Origin, groupe US formé en 1997. Leur meilleur album ? C’est fort probable…

Origin n’a absolument pas changé son bazooka d’épaule, il ferra logiquement fuir les allergiques au death brutal et jouir les mordus du brutal death hyper technique. Moi j’ai joui, et pas qu’une fois, mon caleçon peut vous en causer… Le groupe atteint tout simplement la perfection dans l’art d’accoupler bestialité et déboires techniques en tout genre. Fans de Spawn Of Possession et de Necrophagist, courez vous offrir ce bijou ou volez le, bref, démerdez vous pour vous le procurer !

Origin est formé de membres qui ont traîné leur savates dans des formations comme Vile, Angelcorpse, skinless et bien d’autres, on a donc à faire à des musiciens confirmés qui ont l’art et la manière de composer des compos à la fois sidérantes de précision et de technique et à la fois d’une violence assommante. C’est le genre de production qui normalement peut vite me saouler, mais Origin possède vraiment une façon de composer sidérante, et même si on peut parler de débauche technique, tant dans les rythmiques que dans les soli, chaque titre se montre tout simplement captivant. De plus, les musiciens placent par petites touches quelques lignes mélodiques du meilleurs effet, sans forcément ralentir les tempo, ce qui donne encore plus de caractère à l’album. Perso, je ne me remets toujours pas du final magistral de la dernière piste, "Antithesis", qui filera la migraine à tous les apprentis gratteux…
La formation ralentit assez rarement les rythmes et John Longstreth, véritable lapin Duracell, place des parties de double colossales sur les quelques parties plus lourdes disséminées ça et là. Chez Origin, point de traces de thrash, encore moins de heavy, juste du brutal, du brutal et encore du brutal, mais avec classe. De même, les amoureux de death old school se chopperont rapidement la migraine, car les mid tempo "headbanguesques" construits sur des riffs basiques n’existent pas chez Origin. Vous êtes prévenus…

Véritable terminator du death brutal (j’imagine bien Schwartzy à batterie tiens !), Origin nous pond là un album magistral qui ferra probablement office de référence dans les années à venir. Régalez vous avec cette merveille qui ferrait presque passer Cannibal Corpse pour des danseurs de claquettes…

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1001nuits - 24 Mars 2012: Les albums, c'est comme le vin, soit ça vieillit bien et on a plaisir à reboire, soit quand on les ouvre après quelques temps, on voit quelle daube c'était.
Cet album est celui d'une bande d'aliens. Aucun être humain normal ne peut produire un machin comme ça. C'est un album culte comme les groupes en font rarement un. Une tension extrême, un jeu hypertechnique venu d'un autre monde, une inspiration jusque dans les moindres breaks, c'est stupéfiant.
Parfois, les groupes touchent quelque chose qui les dépassent, et là, c'est le cas. Ce n'est pas un album mais une chose exceptionnelle.
Et bien sûr, les Origin sont redevenus humains après cet opus hallucinant.
Mais un coup comme ça, on n'en fait pas cinquante fois dans sa vie de death-metalleux extrême, même quand on est très bon.
dialgirex - 04 Avril 2012: Putain de merde quelle baffe!! Je crois n'avoir encore jamais rien entendu d'aussi violent jusqu'à aujourd'hui. Je suis tombé dessus par hasard en matant une vidéo partagée sur facebook: Tito Felix, un batteur de 16 ans qui reprend The Aftermath avec une simple pédale( je le cite parce que ça vaut le détour); du coup j'ai été voir plus loin en esperant en prendre plein la tronche mais je ne m'attendais pas a ÇA!! C'est juste un truc de malade, c'est pas humain de sortir un truc comme ça!!! Ça envoie la purée d'un bout a l'autre mais en plus ça joue et pas qu'un peu. Comme Tonio j'ai éjaculé plus d'une fois en écoutant cet album et je vais vite m'attaquer aux autres je crois. Vivement que je puisse les voir en concert...
JimiH - 19 Avril 2012: Enorme groupe que j'ai hâte de voir au HF ! combien de bpm à votre avis ?
BEERGRINDER - 01 Octobre 2014: Non, ce disque n'est absolument pas brouillon, au contraire il est justement millimétré dans l’exécution. Les plans, bien que ultra rapides dans l'ensemble, sont vraiment variés, le côté épileptique de Wrath of Vischnu n'a pas grand chose à voir avec la lourdeur de Consuming Misery notamment, et encore moins avec le pavé final Antithesis. Il y a une putain d'âme omniprésente sur cet album, pas besoin de catacombes et de cadavres en putréfaction pour ça, juste un destructeur de planètes en mode vitesse lumière....
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Chronique @ dark_omens

22 Juin 2013

Antithesis s’affirme comme une référence incontournable d’une nouvelle vision captivante...

De manière totalement partiale le néophyte pourra juger cet œuvre, uniquement, comme un énième pas supplémentaire vers une débauche de bestialité toujours plus accrue. Pourtant face à ce mur définitivement hermétique pour leurs oreilles non aguerris, et peu désireux de franchir les aprioris sclérosant dans lesquels ils ont manifestement enfermés le Death brutal, ils continuent d’appréhender le genre comme un obscurantisme impénétrable où seul la vélocité, l’agressivité, la furie se doivent de s’affronter dans, ce qu’ils croient être, une cacophonie où l’escalade de rapidité, de haine, de rage est un défi sans cesse repoussé. Négligeant ainsi certains aspects primordiaux, tels que l’extrême technicité de certains de ces groupes, le profane préfèrent, souvent, se contenter d’obéir aux instincts de ces premières impressions. Or s’il est une vérité évidente avec le genre, elle réside dans l’apprentissage et dans le temps nécessaire afin de pénétrer, au mieux, ces mondes, apparemment, dénués de toutes subtilités. Et quoiqu’on puisse en penser cet Antithesis, quatrième album des américains d’Origin possède indéniablement de ce remarquable raffinement délicieusement abscons.

S’inscrivant parfaitement dans le dessein musical de ces prédécesseurs, cette œuvre s’emploie à défendre un Death Metal brutal et technique. Dans une démarche similaire à Hate Eternal ou encore, dans une moindre mesure, à Nile ; Origin nous offre les dix versets intenses d’une nouvelle bible posant les bases, quelques peu avant-gardiste, d’une nouvelle vénération méritée. Cette ultra technicité, cette ultra violence, trouvant son excellence dans une maitrise simplement ahurissante, s’affirme donc comme la nouvelle tendance d’une excellente nouvelle génération death.

En évoquant cette sublime hystérie brutale musicale, ainsi que son extrême technicité, entrer plus au cœur de cet œuvre apparait presque comme inutile. Il serait, en effet, vain de tenter de détailler l’excellence de titres tels que The Aftermath, Wrath Of Vishnu ou encore, par exemple, l’exceptionnelle Finite, morceaux dans lesquelles ces voix tantôt gutturales death, tantôt criardes plutôt black s’invective dans un affrontement aux atmosphères schizophréniques et, ou, un John Longstreth derrière ses futs démontre des capacités incroyables, offrant, en étant méthodiquement dévastateur mais pourtant d’une subtilité rare, une réelle profondeur supplémentaires à ces titres, et, ou, les riffs remarquablement incisifs de Paul Ryan et de Jeremy Turner souligne efficacement cette profusion d’énergie d’un album à la fois merveilleusement belliqueux et à la fois étonnamment cohérent.

Hormis ces morceaux essentiellement vifs et destructeurs, le groupe excelle davantage encore dans les partis ou il ralentit de manière très infime sa cadence infernale pour un résultat légèrement plus « mélodique » (bien que ce terme soit peu approprié ici). Ses respirations fondamentales, parcimonieusement dispersés au sein de cette espace infini de véhémence superbe, renforcent encore ce sentiment dévastateur qui nous étreint délicieusement. Dans le final splendide d’un titre éponyme il s’appesantit, d’ailleurs, dans un tempo plus lourd nous proposant un moment tout simplement mémorable. Si Origin nous offre les teintes subtiles de ces nuances minimes salutaires, il ne tombe pourtant jamais dans les écueils faciles saugrenus. En dehors de son Death brutal technique, en dehors de ses quelques ponctuations moins hardies, point de salut.

Si Antithesis s’affirme donc comme une des références incontournable d’une nouvelle vision Death Brutal Technique captivante, de ce fait Origin, quant à lui, en devient l’un des symboles les plus emblématiques.

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Commentaire @ Nyarly

23 Août 2012

Origin a créé son chef d'oeuvre

Origin. Avant 2008, on pouvait considérer ce groupe comme un joli poids lourd du Death horriblement brutal et technique à la fois, ceux qui ont eu des dizaines d’orgasmes de violence sur I.I.I. et Echoes of Decimation peuvent en témoigner. Mais il manquait un truc, ce machin, cette chose qui est capable de faire passer un album au stade de monument, de classique. Comme touchée par un dieu avide d’albums cultes de Death, leur dernière oeuvre naquît. Antithesis, telle fut son nom, nom qui résonne encore aujourd’hui chez les fidèles de la belle violence extrême.

Pouvait-il faire plus rapide ? Facile. Allait-il repousser les limites d’un style qui se reposait sur ses acquis ? Personnellement, je ne l’avais pas prévu. Alors qu’en ce moment, il est simple d’aller toujours plus vite, toujours plus fort grâce à des productions en béton armé, des arrangements électroniques et des claviers soit-disant épiques, Origin fait fi de tout ce qu’on peut trouver de superficiel, tape du poing sur la table, et crie au monde entier «Je vais vous montrer ce que c’est, le vrai Death technique». Cherchez comme vous voulez, mais aucun artifice n’est utilisé. Ces dégénérés créent leur ambiance par leur seule musique, mettant en scène une apocalypse intersidérale, une fin de l’univers pleine d’explosions toutes plus violentes les unes que les autres. La production fait son boulot, sans trop en faire, nous permettant d’apprécier pleinement la technique innée de nos destructeurs de mondes. Innée ? Oui, car il est des talents que l’on ne peut apprendre, et certains membres nous le font bien comprendre : jouer leurs morceaux, c’est pas le premier pouilleux venu qui va y arriver. La performance du cogneur Longstreth peut être touchée du doigt, mais ceux qui peuvent réellement l’atteindre tiennent sur les doigts d’une main. Le monsieur nous offre la diversité d’un Kollias, la rapidité du jeu aux pieds d’un Kiilerich et la vitesse aux fûts d’un Inferno. Plusieurs fois, on jouira devant tellement de maîtrise, comme dans le mid-tempo de Wrath of Vishnu où ses pieds sont au bord du décollage et dans la dernière accélération du morceau éponyme. Tout aussi parfait dans la rythmique, ce monstre de Flores nous gratifie de lignes de basse sorties d’un autre univers, et seul le live nous permet de vérifier qu’il n’a pas trois bras. Son solo d’Ubiquitous a sûrement fait pleurer des dizaines de bassistes, autant devant la beauté que devant l’impossibilité de reproduire une telle partition. Au-dessus d’eux, le bon vivant James Lee montre encore une fois que le growl, ça ne nécessite pas que quelques vocalises sous la douche. Pour offrir tant de variété, d’articulation et de vitesse dans ses vocaux pleins de mots destructeurs, il faut des années et des années de travail, voire un coffre taillé sur mesure à la naissance ("Tu seras un growler mon fils !"). Encore une fois, sa performance sur Finite donnera des crampes à la langue et des brûlures à la gorge pour beaucoup. Et bien sûr, comment ne pas parler des guitares, avec ce diable de Paul Ryan qui fait chauffer sa guitare, la fait pousser jusqu’à la violence inhumaine, pour finalement la faire retomber dans un dernier cri plaintif, cri qui clôturera l’album dans un déchirement mélodique.

Car oui, Origin sait utiliser la mélodie dans ce monde de brutes intergalactiques, pour nous faire monter au septième ciel en quelques secondes. Et même sans elle, le groupe sort des carcans tordus et alambiqués du Death Technique. Alors qu’en général, il faut plusieurs écoutes pour n’appréhender ne serait-ce qu’un riff d’un Spawn of Possession ou d’un Faceless (si tant est qu’il y ait des riffs bien précis), Origin balance sa maîtrise dans des compos accrocheuses, simples mais pas simplistes. Dès la deuxième et troisième écoute, on aura ses repères : le mid-tempo de Wrath of Vishnu, la furie annihilatrice d’Ubiquitous, la puissance de feu rapide et millimétrée de Finite, ou encore le grand final. La qualité prime sur la quantité, et les Américains l’ont compris. L’exemple parfait est le dernier morceau, une composition ayant sa place au Panthéon du metal. Commençant par un Oppenheimer désabusé, les Space Marines de la musique nous explosent les tympans directement après. Et vont s’enchaîner 9 minutes de furie, de folie, d’une intensité quasiment jamais atteinte. Les parties s’enchaînent, chacune réparties bien stratégiquement, avec chacune son mot d’ordre, et ce, pour tous les membres du groupe. Et au moment où le growler s’éteint sur quelques mots, les instruments nous gratifient d’un des plus purs déchaînements de violence, d’un tourbillon technique, comparable à un roulement de tambour exécuté par un batteur allant de plus en vite, où l’arrêt sera la mort. Et justement, tout meurt, pour renaître quelques secondes plus tard, pour donner en offrande aux amoureux de la musique un des plus beaux mid-tempo jamais réalisés.

On peut être étourdi après l’écoute de cet album, surtout la première fois. D’autres, comme moi, sont peut-être restés vides, à regarder les murs de l’appartement pendant quelques dizaines de secondes, comme si la musique ne s’était pas encore arrêtée. Origin a créé son chef d’oeuvre, son massacre intergalactique empreint de beauté, le petit plus qu’on attendait pour qu’ils passent à la postérité. Comme pour d’autres albums cultes, ils ont réussi à créer une rupture : il y a un avant, et un après Antithesis.

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