Wanderer

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Nom du groupe Heaven Shall Burn
Nom de l'album Wanderer
Type Album
Date de parution 16 Septembre 2016
Labels Century Media
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album52

Tracklist

DISC 1 - WANDERER
1. The Loss of Fury 02:21
2. Bring the War Home 04:20
3. Passage of the Crane 03:57
4. They Shall Not Pass 05:32
5. Downshifter 05:59
6. Prey to God 03:08
7. Agent Orange (Sodom Cover) 06:08
8. My Heart Is My Compass 01:10
9. Save Me 04:57
10. Corium 05:27
11. Extermination Order 03:20
12. A River of Crimson 04:47
13. The Cry of Mankind 07:34
Bonustrack
14. Battle of Attrition (Wanderer Limited Edition)
DISC 2 - TOO GOOD TO STEAL FROM
1. Whatever That Hurts (Tiamat Cover)
2. Valhalla (Blind Guardian Cover)
3. Black Tears (Edge of Sanity Cover)
4. European Super State (Killing Joke Cover)
5. Straßenkampf (Die Skeptiker Cover)
6. Nowhere (Therapy? Cover)
7. True Belief (Paradise Lost Cover)
8. Not My God (Hate Squad Cover)
9. Destroy Fascism (Endstand Cover)
10. Dislocation (Disembodied Cover)
11. Auge um Auge (Dritte Wahl Cover)
12. Downfall of Christ (Merauder Cover)
13. River Runs Red (Life Of Agony Cover)
DISC 3 - WANDERER (Dark Purity Mix)
1. The Loss of Fury (Dark Purity Mix)
2. Bring the War Home (Dark Purity Mix)
3. Passage of the Crane (Dark Purity Mix)
4. They Shall Not Pass (Dark Purity Mix)
5. Downshifter (Dark Purity Mix)
6. Prey to God (Dark Purity Mix)
7. My Heart Is My Compass (Dark Purity Mix)
8. Save Me (Dark Purity Mix)
9. Corium (Dark Purity Mix)
10. Extermination Order (Dark Purity Mix)
11. A River of Crimson (Dark Purity Mix)

Chronique @ growler

19 Octobre 2016

c’est une impression mitigée que laisse « Wanderer »

La seule évocation du mot « metalcore » suffit à provoquer une sévère crise d’urticaire à votre serviteur, cependant, seul Heaven Shall Burn y a toujours fait exception. Depuis la publication de « Antigone », Heaven Shall Burn n’a cessé de repousser ses limites en termes de brutalité, tant au niveau du chant que de la musique, tout en conservant un côté mélodique poussé dont « Veto », sorti en 2013, fit la synthèse parfaite des qualités de la formation. Fort du succès de cet opus, le combo tente de pérenniser sa popularité, qui est à son paroxysme outre-Rhin, avec la sortie de « Wanderer », toujours produit par Tue Madsen et toujours chez Century Media.

En préambule, il est important de signaler que le membre fondateur, Matthias Voigt, a quitté son poste de marteleur en chef, remplacé par Christian Bass. L’artwork, une magnifique photo de Christian Thiele, peut laisser augurer d’un éventuel changement d’orientation musicale qui lorgnerait plus vers quelque chose d’atmosphérique, d’aérien et d’apaisé, aux antipodes de la musique développée jusque-là par les germaniques.

« The Loss Of Fury », le morceau introductif, se charge de remettre les pendules à l’heure, Heaven Shall Burn n’a aucunement retourné sa veste et compte bien molester durement son auditoire, « Bring The War Home » enfonce le clou. Les teutons poursuivent sur le sillon creusé par son prédécesseur, en reprenant la même recette, avec les mêmes ingrédients, la brutalité flirtant avec le « death » (« They Shall Not Pass », « Prey To God » ou « Bring The War Home), atout essentiel de la formation, occultant totalement le chant clair (à l’inverse de la grande majorité de ses comparses du style), qui lui évite ainsi l’écueil de la mièvrerie, auxquels, il faut y ajouter un grand sens de la mélodie (Passage Of The Crane » ou « A River Of Crimson »). Les préceptes du parfait Heaven Shall Burn sont respectés à la lettre.

Une fois n’est pas coutume, les Allemands se fendent de l’habituelle cover, domaine dans lequel ils excellent, « Valhalla », reprise dopée aux amphétamines du morceau de Blind Guardian, présent sur « Veto », en est le parfait exemple. Sur « Wanderer », le groupe décide de s’attaquer au doomesque « The Cry Of Mankind » des Anglais de My Dying Bride et c’est une réussite totale. En y ajoutant sa personnalité et avec l’aide de Aðalbjörn Tryggvason de Sólstafir, Heaven Shall Burn fait de ce morceau le bijou de « Wanderer ». A la fois puissant, mélodique et sombre, ce titre sort complètement du lot...

...et c’est bien là le problème. Nul doute que Heaven Shall Burn a joué la sécurité, mais, force est de constater que « Wanderer » ne se hisse pas à la hauteur de son prédécesseur. En premier lieu, cet opus est assez inégal, le meilleur y côtoyant le moins bon. La première moitié de l’album est très intéressante et comprend quelques brûlots comme le féroce « They Shall Not Pass », « Bring The War Home », « Downshifter » ou « Prey to God » sur laquelle George « Corpsegrinder » Fisher de Cannibal Corpse vient pousser la chansonnette, apportant une touche de gras bienvenue à la composition. En évoquant les invités, il est à noter que Nick Hipa de As I Lay Dying apparaît sur « Save Me » et Franck Blackfire (ex-Kreator, ex-Sodom) sur la reprise de Sodom, « Agent Orange » (non évoqué plus haut, car pas disponible sur le format fourni par le label). La seconde partie de « Wanderer » est malheureusement bien plus générique et quelconque avec notamment la doublette « Corium/Extermination Order » qui ne parvient pas à décoller, ou « A River Of Crimson » qui traîne en longueur malgré une ligne mélodique efficace, sans compter « My Heart Is Compass », un interlude totalement inutile. De plus, la plutôt longue durée du disque (environ une heure) n’aide pas et entraîne une lassitude certaine.

Il est vrai que je n’ai jamais été un grand adepte des mixages de Tue Madsen dont le son, toujours très compressé, manque, à mon sens, de profondeur, de rondeur et de relief, même si j’étais le premier à louer les progrès faits en ce sens sur « Veto ». Sur « Wanderer », le Danois est retombé dans ses travers avec une mise en son encore plus compressée qu’à l’accoutumée, lissant indéniablement l’ensemble. Il est vrai que cette « rugosité » sonore rehausse le niveau d’agressivité mais amenuise la puissance qui pourrait en émaner de la musique développée par Heaven Shall Burn.

Au final, c’est une impression mitigée que laisse « Wanderer », mais également une certaine frustration car il est indéniable que les Allemands sont capables de beaucoup mieux. Cet album ravira assurément les aficionados du groupe et ne représentera qu’un opus de plus dans la discographie de Heaven Shall Burn pour les autres. Afin de franchir à nouveau un palier, il serait peut-être bon de songer à changer l’équipe de production.


6 Commentaires

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peto - 20 Octobre 2016: Merci la chronique! Difficile à digérer cet album en effet... J'adore le featuring du Corpsegrinder mais je trouve qu'il n'y a aucune chanson qui sort du lot :(
val9591 - 20 Octobre 2016: Merci pour ta chronique
D'accord avec toi, très frustrant cette album. Une grosse impression de réchauffer, que le groupe va un peu nulle part sur ce disque. Ca s'écoute quand même, c'est loin d’etre mauvais mais c'est décevant quand tu regardes de quoi ils ont été capable sur Deaf To Our Prayers, Iconoclast ou Veto..
MCGRE - 21 Octobre 2016: Salut Jérôme la forme poto , dis donc je savais pas que le Metalcore c'était ton truc , bouhouuuuu , non je plaisante vieux hé hé .
growler - 22 Octobre 2016: Salut mon pote, merde!! Tu viens d'écrire "Metalcore", ça y est, ça me gratte :) HSB était le seul groupe de la catégorie que j'arrivais à supporter et même aimé, car bien plus brutal que les autres, mais là, je passe mon tour...Je ne sais même pas si j'y reviendrai, à moins qu'il passe un degré de brutalité supplémentaire.
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