Unreal Estate

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16/20
Nom du groupe Entombed
Nom de l'album Unreal Estate
Type Live
Date de parution 22 Fevrier 2005
Style MusicalDeath'n'Roll
Membres possèdant cet album37

Tracklist

1. DCLXVI / Intermission 03:58
2. Chief Rebel Angel 03:35
3. Say It in Slugs 04:08
4. It Is Later Than You Think 02:56
5. Returning to Madness 03:06
6. Mental Twin 02:59
7. Night of the Vampire (Roky Erickson Cover) 04:17
8. Unreal Estate 00:59
9. In the Flesh 04:04
10. Something Out of Nothing 03:18
11. Outro / Left Hand Path 05:15
Total playing time 38:35

Chronique @ Svartolycka

03 Mai 2005
Mettons d’emblée les choses au point. Je ne suis pas un amateur de danse classique, loin de là, cependant, le concept de ce concert me semblait si couillu que le résultat ne pouvait en être foncièrement mauvais. La grande question face à cette pièce en est, tout simplement, son existence sur une base à priori hermétique (comprendre, grave chiante) voir aberrant.

1- Concert enregistré au Royal Opera House à Stockholm en Suède en 2002.

2- Groupe jouant son répertoire graisseux alors que le ballet du Royal Opera effectue des pas de danse classique (donc, sans l’apport de la traditionnelle musique classique).

Imaginez la rencontre entre deux mondes diamétralement opposé. L’un très fermé et s’adressant qu’à un public très réservé voir guindé, élevé au cynisme à deux balles et de l’autre la musique death-hardcore-rock frontale du groupe suédois, tatouages, t-shirt Neurosis et "made in hell" pas vraiment la même chose…

Cependant, au-delà du concept novateur qui plaira sûrement plus aux forcenés de la nouveauté conceptuelle, Entombed, en sortant ce disque (leur deuxième live) n’oublie pas une chose et fait avant tout plaisir à ses fans. Cet Album reste un disque de musique bien grasse qui peut soit s’écouter tel quel, soit avec beaucoup d’imagination pour que l’on tente de retranscrire la densité du propos et de la performance (plus qu’un simple concert).
Bref, il y a à boire et à manger sur cette galette. Cependant, d’un point de vue strictement musical, les Suédois surprennent par un son très cru, très gras, faisant presque passer le concert pour une répétition, calculée et millimétrée, d’accord, mais néanmoins avec une sonorité très "garage" (contraste énorme par rapport à l’aspect lisse du corps de ballet en habit hybride).
Le groupe propose une Set-List variée qui passe par le gros morceau death’n roll, un titre assez ambiant, des intros limites horrifiques ainsi qu’un blast de trente seconde donnant le titre à l’album (celui-là, par contre risque de rester dans les anales).

Si l’on peut apprécier le concept de ce disque et du projet personnel de la bande à Lars Petrov, n’en déplaise aux détracteurs autistes, il est légitime d’être déçu de ne pas voir pleinement le résultat en vidéo. Car, l’étincelle qui décuple l’aura de ce disque se trouve être la confrontation entre deux chimères contraires et pourtant complémentairement de deux formes d’expression corporelle.

Quoi qu’il en soit, "Unreal Estate" est une curiosité fascinante où chacun trouvera son compte sur la galette.

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