Unchain the Wolves

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Nom du groupe Deströyer 666
Nom de l'album Unchain the Wolves
Type Album
Date de parution 1997
Style MusicalBlack Thrash
Membres possèdant cet album126

Tracklist

1. Genesis to Genocide 10:12
2. Australian and Anti-Christ 04:06
3. Satan's Hammer 04:14
4. Tyranny of the Inevitable 07:00
5. Six Curses from a Spiritual Wasteland 05:18
6. Rome Wasn't Destroyed in a Day / Unchain the Wolves 10:17
7. Damnations Pride 03:48
8. Onward to Arktoga...05:06
Total playing time 50:01

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Deströyer 666


Chronique @ BEERGRINDER

05 Janvier 2009
Etant donné que je considère l’EP Violence Is the Prince of This World comme un album à part entière, Unchain the Wolves (1997) est à ce titre le deuxième full-lenght de Deströyer 666. Si le premier était largement influencé par la violence et le côté guerrier proche du War Metal de Bestial Warlust celui-ci l’est beaucoup moins. Malgré ce que pourrait faire penser la photo d’un magnifique loup tous crocs dehors sur la pochette, Unchain the Wolves est singulièrement différent et donne dans un Thrash / Black moins axé sur la furie et la dévastation.

En tout état de cause K.K. Warslut s’est cette fois ci entouré au préalable d’un line-up pour le « Prince of Violence tour » mais il reste le compositeur de 90% de la musique et de l’intégralité des paroles. Ceux qui ne jurent que par la bestialité de groupes comme Blasphemy ou Sadistik Execution qu’on retrouvait sur Violence… ont du être assez déçus à la sortie de l’album. En effet les blast-beat y sont bien moins présents, le rythme général est dans les mid et la frénésie n’est plus un élément majeur même si elle réapparaît épisodiquement, comme sur Six Curses From a Spiritual Wasteland, le titre le plus Black Metal de la galette.

Attention, Deströyer 666 n’a pas retourné sa veste et reste profondément ancré dans le son cru des 80’s et dans le concept guerrier mais désormais les australiens s’expriment sur des titres plus longs, plus posés et épiques. Genesis to Genocide ouvre d’ailleurs avec 10 minutes d’un Black / Thrash au son primitif, accompagné du chant vindicatif de Keith. Il est assez rare que le mot épique rime avec épuré pour le signaler, en effet malgré son côté très direct, Deströyer 666 parvient à donner un souffle parfois grandiose à ses riffs avec un travail à la tierce et une basse venant pulser par dessus l’ensemble. Un autre long titre Unchain the Wolves illustre bien cet aspect de l’album, avec en prélude l’intro Rome wasn’t Destroyed in a Day faisant monter la mayonnaise crescendo. Hormis la voix (et encore) on a à faire ici à un vieux morceau de Thrash Metal dans les règles de l’art avec solo qui va bien et refrain accrocheur que vous répéterez sous la douche après quelques écoutes : j’oserais avec ce titre faire un comparatif avec le Black / Thrash de Absu, surtout sur des passages guitares presque mélancoliques.

Deströyer 666 a trouvé sa voie, on pouvait déjà deviner les prémices de leur transformation sur le précédent opus et un titre comme The Eternal Glory of War, annonciateur d’un style moins brutal et plus épique (qu’on se le dise !). Même si ce n’est pas une généralité certains groupes, et les australiens en font partie, parviennent à changer de style et adoucir leur musique sans tomber dans les mièvreries commerciales ou la modernisation à outrance : rien que pour ça un grand coup de chapeau. De plus les guitares de Warslut parviennent assez souvent à captiver et transporter l’auditeur, l’objectif est donc atteint.

Passé relativement inaperçu à sa sortie (en tout cas en France) pour cause de promo déficiente, ce disque est suffisamment original et inspiré pour s’y pencher de près même s’il ne remplacera jamais l’intensité et la furie jouissive de Violence Is the Prince of This World.

BG


2 Commentaires

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BEERGRINDER - 05 Janvier 2009: 15 est une très bonne note déjà, j'ai mis une note inférieur à Violence... car ce disque me touche un peu moins, cependant je l'apprécie beaucoup avec ses atmosphères guerrières et épiques.

Je le trouve juste moins intense et compact que Violence et un peu moins homogène aussi. Je déplore aussi un manque de parties rapides que j'affectionne tant.

Voilà pourquoi je ne monterai pas plus haut que 15/20. Bien sûr de ton côté si le côté War Metal ne te branche pas tu préféreras celui-ci.
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