Through Times of War

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Nom du groupe Keep Of Kalessin
Nom de l'album Through Times of War
Type Album
Date de parution 1997
Style MusicalBlack Thrash
Membres possèdant cet album111

Tracklist

1. Through Times of War 04:31
2. Den Siste Krig 04:43
3. As a Shadow Cast 06:09
4. I Choose to Suffer 06:50
5. Skygger av Sorg 05:22
6. Obliterator 05:42
7. Nectarous Red - Itch 14:19
Total playing time 47:36


Chronique @ BEERGRINDER

03 Septembre 2008
Décidément Avantgarde Music a du nez pour repérer les grands groupes de Black Metal : après avoir chaperonner les norvégiens de Kvist sur leur unique (hélas) album, le label italien a été le premier à donner sa chance à leurs compatriotes de Keep Of Kalessin.
Convaincu du potentiel du combo, entraperçu pourtant sur une vulgaire cassette démo : Skygger av Sorg, Roberto Mamarella le boss d’Avantgarde (également chanteur du groupe Monumentum) donne la possibilité à Obsidian C. et sa horde de Trondheim d’enregistrer leur premier album : Through Times of War (1997).

Au premier abord on perçoit assez nettement le style norvégien, on sent que le fameux Nemesis Divina de Satyricon a laissé quelques traces. Cependant réduire Keep Of Kalessin à une copie de tel groupe ou les assimiler à une scène particulière serait une erreur, en tendant bien l’oreille vous vous apercevrez que le combo puise ses influences un peu partout : le son entre autres n’est pas typiquement norvégien mais oscille plutôt entre un côté froid et cru d’un Satyricon (de l’époque) et un autre plus rugueux et précis lorgnant d’avantage du côté des voisins suédois et de Marduk. Quoiqu’il en soit chaque instrument trouve sa place dans le mixe sans empiéter sur l’autre, y compris la basse de Warach, ce qui est loin d’être systématique dans le Black Metal.

Le premier titre Through Times of War est sans soute celui qui se rapproche le plus musicalement de Satyricon, on y retrouve ce côté mélodique omniprésent mais à aucun moment mollasson ou niais, cependant les riffs sont plus rapides dans l’ensemble et le batteur Xyl est mis fortement à contribution. Nous avons rapidement confirmation que ce mélange brutalité / mélodie est une constante chez Keep Of Kalessin, sur Den Siste Krig on remarquera aussi de remarquables harmonies à la tierce sur le riff principal ainsi que quelques passages plus appuyés pas si éloigné du Thrash (ce sera plus marqué sur les réalisation suivantes).

Rien à dire, les morceaux sont fort bien construits et les norvégiens parviennent à prendre l’auditeur dans leur toile musicale sans problème malgré quelques petites imperfections de jeunesse telle l’intro trop longue de As A Shadow Cast. Sur cette chanson le côté mélancolique des guitares est très prenant malgré le tempo plutôt rapide : une préfiguration du travail ultérieure de 1349 et n’en déplaise aux irréductibles anti-clavier, ce dernier est distillé ici avec discrétion et parcimonie. En revanche l’absence des paroles dans le livret est un peu dommageable et ne permet pas de rentrer à fond dans les morceaux.

Une des grandes forces de Keep Of Kalessin réside sans nulle doute dans l’impact et la force hypnotique de la guitare, à l’image de I Choose To Suffer balançant d’entrée un riff nous entraînant dans un tourbillon de tourments, une cavalcade effrénée et inéluctable dans les griffes de la souffrance : effet garanti.
Skygger av Sorg provenant de la démo est plus Minimaliste (deux riffs en 5 : 22), plus posé et littéralement atmosphérique, lorgnant parfois vers les premières réalisations de Gehennah.

Obliterator sans être géniale, continue d’insuffler l’énergie d’un Metal typiquement nordique en empilant les linéaires Black soutenus par le martelage en règle du très bon Vyl : à défaut d’être original c’est carré et fort bien joué.

Through Times of War s’achève comme il est coutume d’en trouver dans le Black nordique, par le long titre Nectarious Red, tout le monde veut avoir son Mother North à lui désormais…La comparaison n’est pas saugrenue car on y retrouve ses mêmes hymnes mélancoliques mais en plus atmosphérique, une lente complainte avec quelques chants clairs.

Je reste plus dubitatif sur l’utilité de Itch, le titre « caché » (il apparaît malgré tout sur la track-list) en fin de piste avec ses arpèges, ses parties Heavy farfelus et ses cris d’égorgés à la fin.

Passé cette bizarrerie dont le délire m’échappe, voici un premier jet fort bien branlé, et malgré une légère baisse de régime sur la deuxième partie du CD, Keep Of Kalessin assène ces morceaux avec conviction, faisant de Through Times of War un très bon produit, en attendant mieux…

BG

1 Commentaire

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ArchEvil - 05 Septembre 2008: Ah tiens, Obliterator est présent aussi sur Reclaim, donc le groupe l'aura repris.

Sinon bah que dire de plus. J'peux déjà entrevoir le concept et malheureusement, ça ne me pousse pas trop à l'achat. De la part d'un gros fan du groupe, okay. Mais vu que je n'ai écouté qu'un album et un EP du groupe qui sont probablement leurs aboutissements, je réserve l'achat pour une période plus propice au budget.
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Commentaire @ Svartolycka

29 Mai 2004
Injustement méconnu en général, Keep Of Kalessin est un groupe d’une qualité insoupçonnée, « Through Times of War » en est la preuve évidente. Simple quatuor, la petite tribu délivre un black-metal d’une sauvagerie assassine, une violence quasi-hypnotique et subjuguant. Un son bien mastoc et percutant, une voix que l’on pourrait rapprocher de celle d’Attila par instants, des riffs de guitares venus de l’Arctique font déjà de cet album une pièce de qualité. Par contre, ce qui m’a le plus transpercé, c’est le contraste entre la boucherie sonore et l’aspect glacial des sept titres. Ce qu’à quoi l’auditeur est confronté, c’est plus une froideur morbide et pénétrante passant au travers des riffs de la guitare et submergeant l’auditeur tel un souffle cristallisant. La musique du groupe se transcende, sans artifices, dans un magma glacial de notes polaires comme la nuit et étranges comme peut l’être le déchaînement des forces naturelles. Ce qui résulte d’un album particulièrement malsain, violent et profondément nihiliste dans sa forme obscure, un disque de Keep Of Kalessin se vit comme un voyage ténébreux dans les forêts emplies de mysticisme de la Norvège. Rarement un groupe a su envelopper l’auditeur dans un tel méandre chaotique dont l’extrême froideur des riffs transperce, paralyse et cristallise nos systèmes de perceptions (écoutez seulement « Nectarous Red »). D’une qualité indéniable « Trough Times Of War » est l’album qui vous donnera envie de voyager dans les rêves boréals que le groupe diffuse. Bienvenue dans des sensations polaires !!

Svartolycka

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