Thrill Seeker

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Nom du groupe August Burns Red
Nom de l'album Thrill Seeker
Type Album
Date de parution 08 Novembre 2005
Produit par
Enregistré à Dark Horse Recording
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album109

Tracklist

1. Your Little Suburbia Is in Ruins 03:58
2. Speech Impediment 04:01
3. Endorphins 03:10
4. Too Late for Roses 03:19
5. Barbarian 03:45
6. The Reflective Property 03:51
7. A Wish Full of Dreams 02:58
8. Consumer 04:10
9. A Shot Below the Belt 04:10
10. Eve of the End 03:09
11. The Seventh Trumpet 08:12
Bonustrack (B-Sides)
12. Pride and Humility 02:37
Total playing time 44:47

Chronique @ Arachnid

02 Mars 2010

Une véritable bombe sonore pour tous les amoureux du metalcore burné.

Venus tout droit de Lancaster en Pennsylvanie, les Chrétiens d’August Burns Red ont fait leur petit bout de chemin avant d’être consacré l’un des meilleurs groupes de metalcore résidant encore aujourd’hui.

Un peu d’histoire avant tout. Contrairement à ce que tout le monde pense, August Burns Red ne veut pas dire « Le mois d’août brûle en rouge » mais a une toute autre signification beaucoup plus atypique, propre et personnelle. Ce nom bien particulier signifie en fait une anecdote qui est arrivée à l’ancien chanteur du groupe Jon Hershey dont l’ex-petite amie nommée August a un jour, dans un excès de folie suite à leur rupture, tout simplement brûlé vif le chien de ce cher Hershey, un setter irlandais (de couleur rougeâtre donc) nommé Redd. Voilà pour l’anecdote.

Niveau musique, le groupe a donc servi un metalcore des plus basiques, néanmoins sans chant clair ni refrain à proprement parler. Mais à partir de ce premier album, les Américains ont décidé de faire un gros changement bien radical qui allait changer leur vie… En premier lieu, Jon Hershey quitte la formation et se voit remplacé par Josh McManness dont Thrill Seeker sera l’unique participation vocale au sein du groupe. Pour ceux qui ont écouté les deux premières démos du groupe, on sent que le coffre de ce dernier est beaucoup plus puissant, le timbre plus personnel, le débit éloquent. Musicalement, le son est également moins classique, le groupe commençant à se forger une identité propre ; on n’est donc pas surpris d’écouter ce premier album après avoir au préalable écouté les deux derniers. Le son purement August-Burns-Redien se fait sentir agréablement sans nul doute.

Du début à la fin, Thrill Seeker regorge de magnifiques morceaux à la structure et aux sonorités irrégulières, balançant des riffs aussi hachés que mélodiques, des saccades détonantes, des leads bien orchestrés, du tapping entrainant mais surtout une batterie des plus variées, puissante et destructrice. Ainsi, dès "Your Little Suburbia Is in Ruins", on sent que le jeune groupe a de l’énergie et de l’originalité à revendre, notamment avec ce pont non-manichéen purement envolé. Une première chanson amorçant le style définitif du groupe, amorçant l’album de façon radicale et donnant l’avant-gout parfait pour tous les auditeurs souhaitant s’intéresser au combo.

Mélodique, l’album l’est incontestablement, notamment à travers des chansons aériennes comme l'instrumentale "Eve of the End", "Speech Impediment" et l’excellent "A Shot Below the Belt". Proposant également et surtout une approche très progressive du genre, August Burns Red tire son épingle du lot grâce à ses structures jamais identiques, encore une fois progressives et ditirambiques. On perçoit très clairement cette volonté de ne pas rentrer vraiment dans le moule et de proposer un œil neuf au style phagocytant la jeune scène metal underground. Saccades variées, rythmes lourds bienvenus, allers-retours harmonieux à la Killswitch Engage, riffs dissonants amenant une touche parfois glauque en contraste avec le côté mélo auparavant mis en place. Sans forcément être totalement inédit, le son d’ABR arrive cependant à rester uniforme, cohérent et mouvementé. Mais qui dit metalcore, dit hardcore et on perçoit de bonnes vieilles touches HxC au début de "Endorphins" par exemple (chœurs synchronisés y compris) ou encore dans "The Reflective Property", celui-ci étant le parfait exemple de ce que peut présenter le groupe.

Ainsi, la galette se laisse écouter la rage au ventre, le son étant par ailleurs tout bonnement excellent, net et précis, sans grésillement quelconque. On parcourt ces 45 minutes avec passion, l’album n’étant ni trop court ni trop long, jamais répétitif (peut-être un morceau ou deux pour être méchant), la durée des morceaux allant de 3 à 4mn mais ceux-ci n’étant au grand jamais formaté singles radio basiques et épurés. Mention spéciale pour l’ultime titre de l’album, le fracassant "The Seventh Trumpet" qui, malgré sa durée évidente de 8mn12, arrive à nous tenir en haleine jusqu’à ce que le CD s’arrête. Les yeux ébahis et les oreilles tremblantes, on en redemande encore.

Au final, Thrill Seeker est un premier opus des plus accrocheurs, véritable bombe sonore pour tous les amoureux du metalcore burné, bien foutu, hargneux, professionnel et revigorant, loin des autres productions du genre sorties au même moment. Le CD permet également de bien s’immiscer dans les méandres de ces petits prodiges du metal avant de s’attaquer à leur chef-d’œuvre Messengers.

5 Commentaires

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rommstein - 05 Mars 2010: Merci t'est vraiment le dieu de la chronique. L'histoire du chien c'est tout simplement énorme.
Arachnid - 05 Mars 2010: Ouais j'avoue que j'avais été moi-même très surpris par l'anecdote, comme quoi les noms de groupes sont parfois bien bizarres mais en fait très logiques ^^

Et merci pour le (GROS) compliment =)
CaitiffChoir - 06 Mars 2010: Belle chronique!

Par contre,il me semble que l'histoire du chien a été démentit lors d'une interview.
Mais bref,c'est un album genial.
Spirit_Of_Deathiny - 18 Octobre 2010: Chronique géniale, j'avoue que j'ai adoré l'annotation du nom du groupe. C'est le genre de détail qu'il faut pas oublier ;)

Album très prometteur pour ce qui va suivre!
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Commentaire @ SatanSuperStar

15 Août 2010
Voici donc Thrill Seeker, premier album des gars de August Burns Red. Un groupe, qui, pour moi, est l'un des seuls groupes de Metalcore à échapper à la baisse d'interet du public pour ce dernier.

Question à 2 euros : August Burns Red parvient-il dans cet album à sortir de la mélasse des groupes de Metalcore? Reponse : Oui et de belle façon!

La construction des morceaux est classique mais leurs exécutions sont brillantes. Il y a Too Late For Roses, à mi chemin entre Emocore, Metalcore et Deathcore(avec pour sujet commun à ces trois dérivés du Hardcore Metal, la mort) le trés inspiré A Wish Full of Dreams et le puissant Barbarian, toujours à la limite du Deathcore...L'interpréte ne chante jamais comme le mec de AFI, non! Lorsque il ne crie pas, il parle ou bien chantonne dans la plupart des chansons, ce que je trouve original pour un chanteur de Metalcore.

On revient sur l'album avec Our Little Surburbia Are In Ruins, le violent Throwing Punches, Endorphins, péchu et bien interprété, ou encore l'excellent A Shot Below The Belt (la spécialité des filles), mais sans jamais imiter les géants du genre comme Chimaira, Killswitch Engage ou bien Caliban. Non! ABR a son propre style basé sur un chant ultra dynamique, des thèmes variés mais violents et des instrus originales et puissantes.

J'ai aimé : l'originalité sonore et l'absence de chants emos

J'ai pas aimé : l'inégalité de qualité entre les titres de l'album

Bref, je trouve que c'est un disque idéal pour découvrir un autre Metalcore, différent de celui des groupes stars. 16/20

SatanSuperStar, baby !

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