Après un
Battle Magic honnête à défaut d'être légendaire, voici un quatrième album qui représente un tournant dans la carrière musicale de
Bal Sagoth, et ce à plus d'un titre. Tout d’abord les Anglais ont quitté Cacophonous Records pour l’incontournable label allemand
Nuclear Blast, bénéficiant ainsi d’une exposition médiatique plus importante. Ensuite au niveau du concept et des paroles de
Lord Byron, il n'est plus question de rois barbares ou de gladiateurs héroïques, c'est un univers proche de celui de Dune et Star Wars qui prend le relais. L'auditeur peut s'en apercevoir rien qu'en découvrant la pochette, une fois de plus très réussie.
The Power Cosmic (2000) annonce donc une nouvelle ère pour
Bal Sagoth, fait désormais de voyages interstellaires et de découvertes de nouveaux mondes, cependant l’essence de leur style est reconnaissable immédiatement, dès l’intro on reconnait immédiatement le style du talentueux claviériste Johnny Maudling.
Musicalement le changement est en effet moins net que les lyrics et l’imagerie. On retrouve encore ici les cavalcades épiques qui ont fait sa renommée, mais cette fois les claviers se font légèrement moins présents. On peut ainsi davantage ressentir le très bon travail des guitares de Chris Maudling, particulièrement mises en valeur sur des titres comme The Voyagers
Beneath The
Mare Imbrium ou le morceau de bravoure
Callisto Rising, pierre angulaire du disque avec ses envolées cosmiques (justement) et ses riffs véloces et inspirés.
Évidemment cet opus contient aussi quelques morceaux plus longs et recherchés si chers à nos Anglais comme The Empyreal Lexicon ou The Scourge Of The Fourth Celestial Host, titre à tiroir montrant toutes les facettes du combo : les choses narratives comme les plus agressives. Certains passages sonnent également terriblement progressifs, comme sur Behold, The Armies Of
War Descend Screaming From The Heavens (oui ils aiment toujours les titres à rallonge), faisant de
The Power Cosmic l’album de
Bal Sagoth le plus éloigné du Black
Metal même si les réminiscences sont toujours présentes.
Au niveau de la production tout sonne beaucoup plus puissamment que sur
Battle Magic et on peut penser que la signature sur
Nuclear Blast n'y est pas pour rien.
Dans tous les cas,
Bal Sagoth a prouvé avec
The Power Cosmic qu'il savait se renouveler et à défaut de proposer un chef-d’œuvre, assure une continuité dans ses sorties, ... pour le moment.
BG
J'aime beaucoup cet album de bal sagoth sans doute le plus direct du groupe britannique avec très peu d'instrumentaux un seul ce qui est inhabituel et surtout que de bons titres d'où ma surprise de voir la note de 14 pour ce The power cosmic qui vaut un excellent 17 pour moi.
@Madness77 C'est en effet un bon disque, mais qui n'a pas la même aura et la même puissance immersive que les premiers à mon sens. Je rajoute que j'ai tendance à être sévère dans ma notation, et que 14 n'est pas une mauvaise note en ce qui me concerne.
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