Deuxième album des anglais pratiquant si ça se trouve le doom (enfin si, enfin non) le plus malsain de l’hémisphère (et de la galaxie, vu le délire) pouvant dépasser la charge lugubre, malsaine et poisseuse d’un
Skepticism, faut le faire. Première chose, cet album va encore plus loin.
Plus loin dans quoi ?
Et oui, certains pourraient se dire qu’il est difficile d’arriver au sommet qu’est « Epistemological
Despondency », chef d’œuvre du doom ultime, et pourtant,
Esoteric nous ressert une couche de sa musique poisseuse et suintante dont il a le secret. Les angles sont arrondis sur ce nouvel album, naviguant toujours entre le malsain éternisant et le psychédélique nihiliste. Sensiblement, la démarche est littéralement calquée du précédent opus : même type de pochette, à la fois sidérale et lugubre, même insensibilisation musicale à base de guitares redondantes ainsi que de voix déchirantes et sépulcrales. Le rôle des claviers est similaire, suggéré et spatiaux-glauquissimes (et le même passage grind ovni).
Non, ce qui change le plus sur ce nouveau disque, c’est le son moins brouillon, plus affiné et surtout, une durée encore plus étendue par rapport au premier disque. Cet album dure presque DEUX HEURES !!!!!!!!!!! En deux CD, ça aide, vu que l’on n’est pas obligé de se coltiner l’intégralité de l’album sinon, on dévalisera la pharmacie la plus proche en prozac. En un mot, c’est la même chose, mais en plus long (près d’une demi-heure quand même) et ça, on le sent bien.
Forcément, vu comme ça, certains écouteront ce disque avec des pincettes, car c’est évident, on n’écoute pas
Esoteric comme un album passe-partout de
Dark Funeral. Et même si l’impact est d’une certaine manière plus fort, on l’écoutera si ça se trouve encore moins souvent que le premier. Cependant les amateurs d’ambiances sépulcrales cosmiques et de nihilisme zombifié pourront trouver leur compte sur cette galette en tout point cauchemardesque (pas du point de vue instrumental qui lui est parfaitement maîtrisé) et malsaine au possible.
Un album de doom barré comme l’on n’en fait plus. Certifié non-conforme…
J'attends de reçevoir le disque avant de le chroniquer, mais ça ne devrait pas tarder. Merci pour la tienne, en tout cas !
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