The Oracle

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Nom du groupe Godsmack
Nom de l'album The Oracle
Type Album
Date de parution 30 Avril 2010
Style MusicalNéo Metal
Membres possèdant cet album120

Tracklist

1. Cryin' Like a Bitch!
2. Saints and Sinners
3. War and Peace
4. Love-Hate-Sex-Pain
5. What If?
6. Devils Swing
7. Good Day to Die
8. Forever Shamed
9. Shadow of a Soul
10. The Oracle
Bonustracks (Deluxe Edition)
11. Whiskey Hangover
12. I Blame You
13. The Departed (Itunes Preorder)
Bonus DVD
The Making of the Oracle

Chronique @ Matai

02 Mai 2010
Après quatre albums tous aussi passionnants les uns que les autres, après de nombreuses nominations aux Grammy Awards, après avoir composé pour des bandes originales de film, après avoir été plusieurs fois numéro un dans les ventes d’albums aux Etats Unis, et surtout, après quatre ans d’absence, les américains de Godsmack reviennent sur le devant de la scène pour nous présenter leur nouvel album, nommé « The Oracle ».

Après un « IV » moins hargneux, plus varié et plus calme, un « The Other Side » totalement acoustique, et une compilation « Good Times, Bad Times » regroupant tous leurs plus grands hits (notamment « I Stand Alone » et « Keep Away »), « The Oracle » se veut être une sorte de retour aux sources, vers des sonorités et une agressivité plus proches de « Awake » ou « Faceless ».
Toujours signé chez Republic Records, leur label de toujours, le groupe agrémente leur album de dix titres cette fois-ci pour une durée égalable aux deux ou trois albums précédents. Le changement est sans doute la durée des titres, plus longs pour certains, atteignant les six minutes trente.
La pochette est toute aussi mystique que « IV », les couleurs étant aussi chaleureuses, le logo du groupe sous une boule orangée et brillante, sans doute messagère de l’oracle…

On aurait bien aimé qu’un prophète nous annonce, par un oracle, quatre ans plus tôt, qu’une telle durée d’attente valait franchement la peine, que les compositions étaient plus sombres et tristes, que le groupe avait fait un bond en avant par rapport à « IV »….
Mais est-ce que cette annonce nous aurait servie à quelque chose ? L’effet de surprise n’aurait pas été au rendez-vous…
Car en effet, on est surpris en écoutant cet album…
Les membres de Godsmack font pourtant tout ce qu’ils savent faire, ils renouent avec leurs premières amours...mais l’ensemble se veut résolument plus sombre…et les instruments sont plus diversifiés.
Les guitares sont plus graves que d’habitude, la basse est encore plus prédominante, le chant part moins dans les aigus, des fonds sonores sont de la partie, affirmant ce côté sombre…

« Love-Hate-Sex-Pain » en est un très bon exemple : des guitares expressives, assez lamentées, une basse bien grave dont le jeu se démarque du reste des instruments, apportant une dimension en plus, un chant tantôt triste, tantôt rageur, et cette fin totalement mélancolique, cette lamentation, ces quelques notes de piano qui concluent habilement le titre…
A l’instar de « Voodoo » et de « Voodoo Too » sur les précédents opus, « What If » est très planant, hypnotique, et très spirituel, à la différence que le côté atmosphérique du titre côtoie un certain côté sombre : le fond sonore, les percussions africaines, la basse aux premières loges, le chant aérien, et les guitares offensives accentuant ce côté-ci. Long de plus de six minutes, « What If » se compose de deux principales parties, une première donc, plus calme et plus sereine, bien que sombre, et une deuxième toujours aussi ténébreuse mais beaucoup plus agressive, les guitares ayant devancé la basse et le chant scandant un « What If » rageur et puissant.

La diversité des titres est aussi au rendez-vous sur cet album, empêchant donc à coup sûr l’auditeur de se lasser.
Ainsi, on retrouve un côté funk avec le titre « Devil Swing », surtout pour le couplet, la rythmique étant prédominante ainsi que ces motifs syncopés, et ces solos de guitares. Le refrain est résolument plus rock, nous invitant à bouger, le chant étant des plus maîtrisés qui soit. A noter aussi, un superbe duo guitare/harmonica, très original et agréable.
« Forever Ashamed », quant à lui, possède une intro plutôt rock’n’roll et un refrain heavy et entraînant.

Dans les titres les plus traditionnels du groupe, j’ai nommé « Crying Like a Bitch » et « Saints and Sinners ». Guitares syncopées, rythme endiablé, chant hargneux, et surtout, refrains faciles à retenir.
La première chanson passera sans aucun doute sur les radios américaines, si ce n’est déjà le cas, le tout se voulant assez commercial et très facile d’accès. Ressemblant un petit peu à « Awake » avec ses rythmiques semblables et sa mélodie proche, ses jeux de guitares dont seul Tony Rombola a le secret, et ce chant très charismatique, les trois minutes vingt cinq passent relativement vite.
La deuxième est peut-être plus agressive, puissante et dynamique. Le refrain me fait vaguement penser à celui de « Re-Align » de l’album « Faceless », construit de la même manière et la mélodie étant elle aussi assez proche.
Deux bons titres en somme mais peu originaux.

Godsmack truffe une nouvelle fois l’album d’un titre instrumental, qu’il place cette fois-ci à la fin. Ici, il ne s’agit pas seulement d’un interlude, ou d’une simple fin, courte et lente, comme « Journey » sur l’album « Awake » ou « The Awakening » sur « Faceless ».
Nommé « The Oracle », comme l’album, cette chanson est une des plus longues de l’album, et surtout une des plus originales : variée et pétillante. Les instruments sont diversifiées, de nouvelles percussions, un piano, un violon, et un fond sonore accompagnant efficacement les guitares. Progressif à souhait, les structures varient régulièrement, si bien qu’on ne se retrouve pas avec un titre typé couplet/refrain.
Les genres se mélangent allégrement, d’une telle manière qu’on passe du métal traditionnel au heavy, de l’acoustique (comme au début) à quelque chose de plus symphonique, avec l’apparition du violon. Les jeux de guitares sont ultra variés : saccades, riffs monstrueux, solos, frottements…
Le milieu du titre marque un changement de rythme conséquent, le tout se voulant bien plus dynamique, et rentre dedans, la batterie étant de la partie.

On remarquera deux choses sur cet album.
Tout d’abord l’absence des chœurs, qu’on retrouvait généralement dans les refrains sur les albums précédents. Ainsi la superposition des voix de Sully Erna (chanteur) et de Tony Rombola (guitariste) n’apporte pas ce petit côté chaleureux et complice.
Ensuite, l’absence du titre « Whiskey Hangover », qui avait annoncé le retour du groupe il y a tout juste un an. Cette chanson devait non seulement être un avant goût de « The Oracle » mais devait aussi apparaître sur cet album-ci. Je vous conseille donc de l’écouter.

Enfin, je finis avec les thèmes de l’album. Ils ne différent pas trop des anciens opus, toujours basés sur un certain dégoût de la vie : le mensonge, la culpabilité, la honte, le repentissement mais aussi le sexe et la souffrance…

Situé quelque part entre « Faceless » et « IV », « The Oracle » est bien mieux que ce dernier, qui se voulait plus acoustique et blues. On retrouve avec plaisir le quatuor, qui nous en met plein les oreilles encore une fois et diversifie son jeu. La prise de risque est conséquente mais très intéressante, ce qui fait l’originalité de cet album et le démarque du reste de la discographie. Même si quelques titres (et ils sont rares) ressemblent un peu trop aux anciens, le reste se veut bien prenant, surtout par ce côté sombre qui prédomine beaucoup plus. Un très bon album en somme qui vaut d’être écouté tant pour les musiciens que pour l’ambiance qui s’en dégage.

34 Commentaires

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metaleu35 - 02 Novembre 2010: il me reste deux chansons à écouter alors tu vois ...
Matai - 02 Novembre 2010: Oui mais c'est toujours mieux d'avoir TOUT écouter et plusieurs fois avant de noter ...
metaleu35 - 02 Novembre 2010: bon je vais l'enlever vous allez être content !
Matai - 02 Novembre 2010: Fallait pas sortir une connerie, c'est tout ...
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