The Flesh Alive

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Nom du groupe Gojira
Nom de l'album The Flesh Alive
Type Video
Date de parution 11 Juin 2012
Style MusicalDeath Thrash
Membres possèdant cet album96

Tracklist

DISC I - GAROROCK SHOW
1. Oroborus
2. The Heaviest Matter of the Universe
3. Backbone
4. Love
5. From the Sky
6. A Sight to Behold
7. The Art of Dying
8. Drum Solo
9. Clone
10. Flying Whales
11. The Way of All Flesh
12. Terra Incognita
13. Vacuity
LES VIEILLES CHARRUES SHOW
1. Indians
2. Toxic Garbage Island
3. World to Come
DISC II - BORDEAUX
1. Oroborus
2. The Heaviest Matter of the Universe
3. Backbone
4. Love
5. From the Sky
6. A Sight to Behold
7. The Art of Dying
8. Drum Solo
9. Clone
10. Flying Whales
11. Toxic Garbage Island
12. The Way of All Flesh
13. Terra Incognita
14. Vacuity
+ Documentary "The Way Of All Flesh Inside"
DISC III - (AUDIO CD)
1. Oroborus
2. The Heaviest Matter of the Universe
3. Backbone
4. Love
5. From the Sky
6. A Sight to Behold
7. The Art of Dying
8. Clone
9. Flying Whales
10. The Way of All Flesh
11. Terra Incognita
12. Vacuity

Chronique @ Frayed_Mind

20 Juin 2012

Gojira déploie toute sa puissance et nous emporte dans un voyage atmosphérique.

Deux mots pour définir Gojira, puissance et spiritualité. Rien de nouveau jusqu’à présent, on sait qu’il s’agit là des deux ingrédients principaux de chacun de leurs albums. Mais, ce que The Flesh Alive nous apprend ou nous rappelle, c’est qu’il s’agit aussi des maîtres mots du groupe sur scène : Gojira déploie toute sa puissance et nous emporte dans un voyage atmosphérique.

Quelques mots sur le contenu de l’ensemble. The Flesh Alive propose deux live de plus d’une heure chacun, un extrait d’un live, un CD live et un documentaire d’une heure. Ce que l’on remarque avant toute chose, c’est le caractère quasi identique des setlists, première déconvenue de l’acheteur potentiel qui examine la jaquette avant de se décider. Si l’extrait du live des Vieilles Charrues apporte un peu de fraîcheur, il peut paraître inutile de payer pour deux lives au même set. Ce défaut est toutefois largement comblé par le prix très acceptable du coffret et la qualité des lives.

Quant au documentaire, il ne consiste qu’en une succession d’images de Gojira, tant en studio qu’en concert, intéressant mais au fond peu instructif. On aurait pu espérer en apprendre davantage sur les méthodes de travail du groupe, mais il n’en est rien. Autrement dit, rien d’exceptionnel de ce côté, marrant à regarder une fois mais ça s’arrête là.

Tout cela reste toutefois assez secondaire, venons en à l’essentiel, la qualité des lives. Et l’acheteur potentiel, fan ou public occasionnel, ne sera pas déçu. Car c’est bien une déferlante de puissance qui s’abat sur l’auditeur, et l’emporte dans une autre dimension stratosphérique. Le set reprend en majorité des titres lourds et puissants, avec quelques morceaux plus légers qui viennent générer cette aura particulière caractéristique de Gojira.

Le live s’ouvre sur Oroborus, avec sa mélodie circulaire. La magie opère et Gojira nous invite à planer avec eux avant de déployer toute leur puissance et d’abattre leurs meilleures cartes. Après quoi le groupe sort l’artillerie lourde et enchaîne des titres parmi les plus lourds de leur discographie. Backbone qui ne manque pas de déchaîner les foules à chaque concert, From the Sky et la double-pédale redoutable de Mario, Love et son intro qui alterne riff lourd et mélodies tortueuses.

Bref interlude avec A Sight to Behold, où la voix de Joe, portée par un duo basse/batterie nous transporte avant de nous rappeler brutalement à ce que fait de mieux Gojira : du metal lourd et implacable. La puissance reprend de nouveau son règne dès lors qu’explose Art of Dying, Mario déploie toute sa virtuosité en martelant une rythmique complexe et décousue, tandis que Joe nous invite à explorer les mystères de la vie et de la mort. La violence atteint son paroxysme avec Flying Whales : la foule déchaînée dépense tout ce qui lui reste d’énergie avant d’entamer un dernier voyage dans les affres du doute et du questionnement sur The Way of All Flesh.

Ce qui ressort de ce live, c’est le duo Joe/Mario, pièce centrale de Gojira. On peut concevoir Gojira avec un autre bassiste, ou une autre gratte rythmique, mais le départ de l’un des frères scellerait irréversiblement le sort du groupe. Ces deux là ne jouent pas seulement leur musique, ils la ressentent, ils la vivent à fond et lui donnent ainsi toute sa profondeur. Mario martèle ses fûts avec une technique et un groove qui caractérisent à eux seuls la musique de Gojira. Il porte la voix de Joe, frontman charismatique qui impressionne par la simplicité et la passion qu’il manifeste sur scène.

The Flesh Alive est un excellent achat, car si la musique de Gojira ne fait pas nécessairement l’unanimité, en raison notamment de ses thématiques, leurs prestations scéniques, pleines de fraîcheur, d’énergie et de passion, ne peuvent manquer de mettre tout le monde d’accord. Ou presque. L’acheteur de prime abord dubitatif, qui n’est pas forcément un fan inconditionnel du groupe, ne sera pas déçu et en aura pour son argent. Tel fut mon cas.

17 Commentaires

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Matai - 22 Juin 2012: C'est pas du chipotage, c'est juste la réalité. Ce CD en tant que tel est inexistant et vu comment le tout est présenté (fiche d'album + ta chronique), ça donne l'impression qu'on peut trouver ce live dans le commerce. Or justement, il se trouve dans le coffret et donc si tu voulais le chroniquer, il fallait t'attaquer à l'ensemble, et pas à l'unité. C'est tout.

C'est peut-être du chipotage pour toi, mais si on veut que le site soit le plus complet et le plus précis possible, ce "chipotage" est de rigueur dans la mesure où cet ajout est erroné et que l'intro de la chronique n'est pas très claire, comme le disent Sanctuary et Eternalis ;)
HeadCrush - 25 Juin 2012: Avant tout et pour clore ce "débat" Matai à raison, ces règles rendent ce site superbe.

Ceci dit: très chouette chro et en plus, je trouve le live superbe et puissant de plus les DVD sont sans reproche.

Puissant est le mot qui vient à l'esprit après l'écoute du CD ou le visionnage des concerts filmés.
 
Kevlars92 - 04 Juillet 2012: Ayant vu le groupe en concert 5 ou 6 fois, pas de surprise, en Blu Ray, c'est exceptionnel. Ou plutôt si, une surprise : C'est encore plus bluffant que quand on est dans la fosse !
Même dans son canapé, c'est carrément éprouvant tellement l'énergie déborde... ! On en transpire, alors qu'on ne fait rien. Un peu la même sensation que quand on regarde le soldat Ryan...

Joe chante globalement avec une grande justesse, ce qui n'était pas toujours le cas en live. Au fil des tournées je pense qu'il a fait d'énormes progrès, ou alors Pro Tools est passé par là :o).

Le professionnalisme est énorme et la prestation scénique s'en ressent. Ca fait du bien de les voir de près, les voir se concentrer, faire attention à leurs gestes ! En live de loin, on se demande comment ils font pour être si déchainés et si propres à la fois. Là, on comprend mieux :o).

Les - :

Le reportage ne sert à rien. Grand dommage, on aurait adoré les voir travailler, gérer la tournée, etc.

La bande son 5.1 est catastrophique !!! Quel déception... faire un Blu Ray et être obligé de le passer en stéréo pour avoir une qualité correcte :o(.

Le réalisateur est un tout petit peu chiant sur les bords. Ca bouge tout le temps et dans tous les sens. On aurait aimé quelques plans fixes et pourquoi pas plusieurs angles.
Tfaaon - 19 Juillet 2012: je suis hélas d'accord avec les - de Kevlars , sauf pour le 5.1 que j'ai pas testé.
Je regrette aussi que ce Flesh Alive ne soit pas plus centré sur The Way of All Flesh au niveau des setlists. La plupart des morceaux de From Mars me gonflent, et ceux que j'aime en sont pas sur la setlist !
Le son du cd est parfois assez brouillon et manque de puissance,ce qui est bien dommage. Mais ça reste un indispensable pour les fans du groupe !
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Chronique @ Eternalis

26 Juin 2012

Carrée et impeccable techniquement, la performance scénique est bluffante et en aucun cas statique...

L’épreuve du live est un cap indispensable à la pérennité d’un bon groupe (quoique…) et Gojira ne fait pas exception à la règle, ayant construit la majeure partie de sa popularité hors de ses bases grâce à ses shows dantesques de puissance, de technique et de charisme scénique. Encore inconnu des américains (et des européens globalement) à la sortie de "From Mars to Sirius", les landais avaient impressionné le monde entier dans des concerts où ils se vouaient corps et âme à une musique terriblement violente, spirituelle, avant-gardiste presque et mettant en exergue (enfin) toute la qualité de la scène musicale française.

Deuxième dvd du groupe après "The Link Alive", "The Flesh Alive" prend la forme d’un superbe coffret trois disques (deux dvd et un cd), avec livret et poster pour plus de trois heures de contenu vidéo et une moyenne de 14€ à l’achat : on ne peut pas dire que Gojira se moque de ses fans.
Outre l’aspect visuel de l’objet, on retiendra l’utilisation d’un gros plan de la pochette de "The Way of All Flesh", rappelant ce qu’il avait fait en reprenant également la pochette de "The Link" il y a quelques années. Du côté de la setlist, une première déception pourra être de mise lorsque l’on s’aperçoit que les deux concerts intégraux présentés proposent exactement la même liste de morceaux à une seule différence près ("Toxic Garbage Island" à Bordeaux). il aurait été également sympathique d’avoir l’intégralité du concert aux Vieilles Charues, montrant un panorama différent d’un groupe forcément face à un public différent ce soir-là (d’où la présence d’une composition semi-acoustique comme "World to Come"). Dernier point au rayon des défauts avant même d’avoir mis un disque dans le lecteur (quelle hâte à juger avons-nous) ; le fait que les shows se déroulent respectivement à Bordeaux et au GaroRock (donc près de Bordeaux). Pourquoi ne pas avoir choisi un show français (en hommage au public français et pour avoir le groupe parlant dans notre langue) et un autre dans un pays d’Europe pour voir le groupe également dans sa relation avec ses autres fans. Il est tout de même probable que Gojira faisait des dates assez importantes pour remplir de belles salles à l’étranger. Ce n’est qu’un détail mais cela aurait pu montrer deux facettes du groupe.

Néanmoins, à la vision de ces deux concerts, et malgré une setlist identique, on se rend compte qu’ils sont différents à bien des égards, et notamment dans le montage et la mise en scène où ils sont carrément opposés. Là où le concert au GaroRock dispose d’un montage très travaillé et esthétique, avec de nombreux ralentis, plans en noir et blanc, passages en macroscopique sur les manches des instruments, images symboliques en superposition des musiciens et beauté globale des couleurs, la date de Bordeaux se montre beaucoup plus crue et live. On s’attache cette fois à la furie de Gojira en live, et le rendu se veut beaucoup plus proche du public, avec des sauts de caméra, un côté très vif et nerveux proche de ce que l’on vit lorsque l’on a le groupe face à soi. Selon ce que l’on a envie de voir, on peut donc dire que les deux concerts sont assez différents dans la manière d’être vécu pour le spectateur. En revanche, du côté du son, on est pour les deux concerts dans des conditions optimales avec une production écrasante, limpide et claire ; un vrai travail d’orfèvre.

Du côté de la setlist, les concerts font évidemment la part belle au dernier opus en date avec entre autre le titre d’ouverture "Oroborus" et son intro au tapping démentielle en live, les furieux "Toxic Garbage Island" et "The Way of All Flesh", l'écrasant "Vacuity" ainsi que la pièce maitresse qu’est "The Art of Dying" jouée devant un public médusé et hypnotisé par la maitrise, le charisme et le stoïcisme d’un groupe conscient de sa force de frappe. Joe est parfait en frontman et maitrise parfaitement l’auditoire, la haranguant sans cesse et l’invitant à slammer ou bouger comme il se doit (« Je veux vous voir péter un câble » hurle-t-il en lançant "Flying Whales"). "From Mars to Sirius" n’est pas en reste puisque quatre morceaux en sont extraits, dont la sublime "Flying Whales" justement, mais aussi les monstrueux "Backbone" et "From the Sky", tétanisant de puissance en concert. Carrée et impeccable techniquement, la performance scénique est bluffante et en aucun cas statique, le trio de musiciens (hormis Mario évidemment cantonné derrière sa batterie, mais jamais sans charisme) court d’un bout à l’autre de la scène sans discontinuer. Impressionnant.

Autre argument, le documentaire de plus d’une heure sur la vie du groupe en studio et en tournée. Rien de véritablement différent que ce que font la plupart des groupes mais toujours enrichissant de voir la bonne humeur et la détente visible qui habitait les sessions de composition de "The Way of All Flesh", ainsi que l’envie d’en découdre qui animait le groupe lorsqu’il ouvrait pour Metallica (« On joue comme d’habitude, on se prend pas la tête. On s’amuse et on fout le bordel » entend-on dire Mario dans les loges). On voit aussi la réaction des fans aux Etats-Unis, furieusement positive également, ainsi que des extraits interviews de médias américains. Une heure très intéressante, à défaut d’être réellement enrichissante sur des informations que, globalement, le fan connait déjà.
Reste le cd qui reprend les mêmes titres que les dvd, les concerts étant assez courts et tournant autour des soixante-quinze minutes.

Certes, il y a quelques motifs d’insatisfaction dans ce dvd qui aurait pu être optimiser sur certains aspects (deux pays différents, une setlist un peu changée, la présence des clips de "Vacuity", "To Sirius" ou "All the Tears", une sortie très rapprochée de celle de "L’Enfant Sauvage") mais le fait que ce soit un deal unique pour ce dvd (avec Mascot Records), que le prix soit dérisoire vis-à-vis du contenu et que l’objet soit vraiment très beau efface quelque peu ces légers défauts. Il ne s’agit pas du dvd live du siècle mais le fan en aura pour son argent et pourra se délecter de l’un des plus grands groupes français de scène actuel. Ne boudez pas votre plaisir de regarder un groupe suant sa musique et sa passion pour elle chaque soir, cela devient tellement rare de nos jours…

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T[o]M - 26 Juin 2012: Super chronique comme d'habitude, c'est vrai que le coup des 2 fois la même set list me fait un peu mal...mais la puissance qu'ils dégagent pendant leurs concerts me fait vite oublier ça.
Et puis j'aurais aimé entendre et voir "embrace the world" et "remembrance" !
yannoz - 27 Juin 2012: Merci eternalis, ta chronique n'y fera rien, je suis en guerre contre mon cerveau, gojira il n'en veut pas, pourtant musicalement c'est très fort, mais le chant de Joe, je ne le supporte pas. Dommage ...
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