The Way of All Flesh

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Nom du groupe Gojira
Nom de l'album The Way of All Flesh
Type Album
Date de parution 13 Octobre 2008
Style MusicalDeath Thrash
Membres possèdant cet album825

Tracklist

1. Oroborus 05:21
2. Toxic Garbage Island 04:06
3. A Sight to Behold 05:09
4. Yama's Messengers 04:04
5. The Silver Cord 02:32
6. All the Tears 03:41
7. Adoration for None 06:19
8. The Art of Dying 09:53
9. Esoteric Surgery 05:44
10. Vacuity 04:51
11. Wolf Down the Earth 06:25
12. The Way of all Flesh 17:02
Total playing time 1:15:15

Chronique @ Julien

09 Octobre 2008
Avec From Mars to Sirius Gojira avait écrit son « black album ». Unanimement reconnu a juste titre, sans aucune faille, exporté et apprécié à l’étranger. En attendre moins de son successeur est assez logique mais par le passé il y a un certain groupe pour continuer dans la métaphore qui n’a pas su maintenir le cap. Mais comme dit le dicton « Impossible pas français ». C’est donc avec un grand plaisir que je confirme cet adage. The Way of All Flesh est une vraie tuerie qui égale From Mars to Sirius. Le buzz sera forcément moins grand car le groupe était attendu, mais que c’est difficile d’être attendu au tournant et que l’on porte sur ses épaules tout le poids du métal français. Avant de décrire ce nouvel opus je tenais juste a leur dire merci.

L’album s’ouvre donc sur « Oroborus ». La petite mélodie tout en tapping est énorme. Ce riff sera par ailleurs le fil conducteur de cet album. Nous retrouverons ce thème clairsemé dans d’autres titres et ce avec bonheur. Ce fil condcuteur nous amène directement au plus important, ce disque est une œuvre a écouter en intégralité et non pas un titre parsi parla. Il y a une vraie construction musicale, logique, qui si elle est rompu perd un chouille de charme. La mort, le temps qui fuit inexorablement, voila le fil de cet album. On y retrouvera le coté écolo mais ce n’est pas ça qui guide les coups de médiator de Jo. C’est bien la peur de cette vie qui file entre les doigts. Un gros effort a été apporté aux ambiances, chaque petite note, chaque « bruitage » rien n’est laissé au hasard et l’on est littéralement plongé dans peur. En ce sens l’album rappelle plus les débuts du groupe sans pour autant oublier ce qui s’est passé entre. Prenez par exemple « Toxic Garbage Island ». Les plags plus ambiantes soutenus par un Mario des grands jours font froid dans le dos et lorsque le tempo augmente l’on reste bluffé par la puissance des riffs. Il y a des titres plus surprenants comme « A Sight To Behold » ou le chant de Jo est passé a travers un vocoder. Etonnant mais en même temps ça passe tellement bien que l’effet de surprise ne fait pas place à un sentiment négatif. D’autant que le refrain est plutôt costaux donc il ne faudrait pas voir a se plaindre parce qu’on tente des choses nouvelles. Pour les fans qui voulaient de la pure avoine il y en a aussi, il n’y a qu’a demander « Yama's Messenger ». Brut de décoffrage comme on dit mais bougrement efficace. Après ce déluge de décibels il nous fallait une bière et du repos c’est chose faite (tout du moins pour le repos) avec le très planant « The Silver Cord ». Rien a redire, exécution métronomique et intensité. Allez au cas ou vous voudriez du Gojira pur jus on en reprend un bonne louche après l’interlude avec « All The Tears ». Que dire de plus que « putain mec ça avoine »…….
C’est le moment que tout le monde attendait le guest de Randy Blythe. Jo nous l’avait dit dans l’interview, il voulait venir gueuler sur le nouveau Gojira. Bah c’est chose faite et le moins que l’on puisse dire c’est que ça arrache. Le riff est complètement monstrueux a croire qe le groupe a voulu rendre honneur a son invité avec un titre dans ses cordes (vocales ça va de soit). C’est d’ailleurs l’un des titres les plus violent de Gojira, c’est quand même un signe qui ne trompe pas. Le titre suivant nous emmène au Tibet avec un mantra (c’est une série de syllabes assemblées) et des chœurs en fond. La sauce monte en même temps que Mario avant de se prendre un gros éclat « In your Face ». Les chœurs sont omniprésent ce qui donne un vrai coté mystique à la chose. Personnellement j’aime beaucoup mais ca peut être une affaire de goût. Sur le final le groupe ne se pose plus de question. On fait ce que l’on sait faire de mieux, du blast agrémenté de plage plus atmosphérique. On peut juste remarqué les effets de voix sur « Vacuity » peut commun pour Gojira et l’excellent titre éponyme qui a la classe et la technique de ses prédécesseurs.
Gojira voulait un regard extérieur pour ce nouvel opus et c’est naturellement qu’ils se sont tournés vers l’ex guitariste de Machine Head reconverti producteur Logan Mader. Il faut dire que son apport a été plus que bénéfique. Un impulsion rafraîchissante a été donné a l’ensemble qui s’en voit galvanisé. Le mix de la batterie notamment est a montré dans toutes les écoles de son.

C’est donc fait et comme annoncé dans l’intro Gojira a fait aussi bien que From Mars to Sirius et ça ce n’était donné a tout le monde. Impressionnant du début jusqu'à la fin ce nouvel opus de Gojira devrait leur permettre de tout casser sur leur passage. La tournée européenne avec In Flames sent bon pour le quartet et les gars, surtout n’oubliez pas un truc, toute la France du métal vous soutient.


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tormentor - 03 Avril 2011: Pour moi Gagira est à chier on dirais du metalcore beurk, je ne comprend pas ils marchent autant??? ça c'est sr ke ça vaut pas du Loudblast! En tout cas tant mieux qu'ils apporte beaucoup au metal français. Les musiciens sont super bon quand meme ça les sauve dans mon estime. c'est vrai que ça manque de tonus. mais chacun ses gouts...
tormentor - 04 Avril 2011: Ouais pourquoi? Du bon death brutal japonais j'aime bien. Rien a voir avec Gogira ;-D
metaleu35 - 10 Avril 2011: je l'ai enfin !

j'adore ce groupe ! et ce qu'ils font est super !!
Continuez ainsi les gars !!

17/20
SXClate - 31 Juillet 2011: Franchement pour Moi c'est le groupe qui pour le moment nous a pas déçu, en attente de leurs nouvelle albums,qui pour moi sera au delà des précèdent tout aussi beau dans son ensemble.
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Chronique @ Eternalis

14 Janvier 2009
Déjà quatre chroniques. J’avoue que je m’y suis un peu tard pour me procurer cet album (honte à moi !) mais il m’est impossible de ne pas en parler.

Quatrième album des landais de Gojira, la baffe que procure cet album est très violente, bien plus que tous ce à quoi je pouvais m’attendre.
Complètement différent de son prédécesseur déjà culte "From Mars to Sirius", "The Way of All Flesh" est un grand bain de noirceur, de mélancolie et de violence.
Et quand je dis de noirceur, c’est une véritable noirceur qu’il s’agit ! Une ambiance torturée et maladive emplit cet album désespéré et belliqueux.

"Oroborus" reste un exemple frappant. Il est étrange de remarquer que ce titre débute exactement comme "Global Warming" (dernier morceau de FMTS), créant ainsi une suite évidente et logique avec l’album précédent, même si les ressemblances sont au final peu nombreuses, hormis la patte inimitable de Gojira. Une intro au tapping donc, une atmosphère hypnotique, avant un premier riff rythmique absolument monstrueux de puissance et d’épaisseur, ainsi qu’un Joe transfiguré, hurlant comme jamais il ne l’avait fait jusqu’alors, d’une façon bien plus noire et malsaine.
Une autre chose choque de prime avec ce morceau, la production de Logan Mader (ex-Machine Head) ! Car si on entend un peu partout que le son est parfait, on ne dit pas qu’il est complètement différent de celui de FMTS.
Ce dernier avait un son touffu, avec énormément d’aura, et pour cause, il traitait du vide et du cosmos. Mais ici, plus aucune aura, rien qu’un son beaucoup plus rugueux et brut et au début, la déception est de mise. Il faut quelques écoutes avant de l’appréhender mais finalement, encore une fois, le concept étant la mort, il est normal d’avoir un son plus terre à terre et agressif, notamment au niveau de la batterie qui n’avait jamais été mise tant en avant (quel batteur que ce Mario, impressionnant à tous les étages).

A l’écoute d’un titre comme "Toxic Garbage Island", on ne peut qu’être rêveur devant le niveau technique et musical qu’à acquis Gojira. Croisé avec un Messhugah (les cassures de rythmes, la batterie en contre temps !) enragé, ce morceau dévoile également la facette la plus violente de Joe, hurlant comme un damné son message écologique mais ne semblant même plus y croire, comme désabusé devant tant de bêtise humaine ("PLASTIC, bag in the sea !!"). Les émotions sont si intenses que l’on sent nos tripes se retourner, sans compter la force textuelle du message. Un très grand morceau.
Tout comme la triplette "The Art of Dying"-"Esoteric Surgery"-"Vacuity", se suivant d’une traite pour trois morceaux anthologiques à garder dans les futures annales du métal.

Le premier, long de dix minutes, est l’exemple le plus parfait de la montée en puissance musicale. Débutant dans une ambiance mystique et ténébreuse sur un mantra tibétain, plusieurs éléments arrivent tour à tour avant que l’on sente la pression montée (vous savez, ce petit bruit de fond qui monte, qui monte…) et la batterie venir tout défoncer sur son passage. Les guitares de ce titre seront très hachés, et la chant finalement peu présent, pour un final instrumental hypnotique de plus de quatre minutes pour débouler sur…"Esoteric Surgery" ! Et là, je suis le gars le plus heureux du monde, putain, quelle claque.
L’intro est typique de Gojira, un riff puissant qui tourne sur lui-même, puis l’originalité du morceau devient abondante. D’abord dans la partie de batterie, totalement imprévisible, puis dans les placements vocaux (la première apparition de Joe est très inhabituelle car on dirait que ce n’est pas le début, comme si des parties antérieures avaient été effacées, le résultat est saisissant et troublant !), sombre (ésotérique ?) et lourd, tranchant comme des lames de rasoir. Sans oublier cette basse d’un Jean-Michel qui n’avait jamais été aussi audible avant de finir dans une ambiance très black metal avec ses riffs hypnotiques et tournant dans une valse sans fin et morbide.
Puis finir avec "Vacuity", peut-être la plus lourde qu’il m’est été donné d’écouter. Le riff et surtout la batterie de Mario, pachydermique. Incroyable, il faut réellement l’entendre pour le croire. Même les riffs…ils sont très étranges, ils semblent se diluer dans l’espace, comme se déchirer dans l’esprit de l’auditeur pour l’attendre encore plus loin en lui. Sans doute le titre m’ayant le plus surpris.

TWOAF est un album exceptionnel, un bloc froid et compact que l’on écoute, savoure, déguste et reçois de plein fouet avec le plus grand des bonheurs (bande de sado-maso que nous sommes !). Mais il ne faut pas croire que l’intérêt retombe après plusieurs écoutes, la richesse de "A Sight To Behold" par exemple est énorme, outre les claviers électro surprenants, les effets sur la voix et surtout les passages assez inhabituels à la double saccadés sont des instants à écouter encore et encore.
Tout comme l’ahurissant blast beat de "Yam’s Messengers". Je dois dire que je n’avais jamais rien entendu de tel, un blast certes très rapide, mais pas cru comme d’habitude, avec une impression une nouvelle fois étrange d’une roue, comme si ça tournait (ce sont mes impressions, je suis peut-être pas normal…) dans une boucle infinie et surtout avec une cassure en plein milieu par un petit beat de caisse claire, ce qui est incroyablement dur à jouer. Un batteur définitivement hors du commun pour un groupe à part signant non pas leur album phare mais simplement l’opus de la consécration ! A posséder absolument !!

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Sanctuary - 06 Juin 2009: c'est effectivement un album gorgé d'émotion mais je suis d'accord avec BG, l'influence américaine est là. ça m'a sauté aux oreilles dès que j'ai écouté la galette et c'est pourquoi je préfère FMTS qui pour moi est bien plus personnel.
abigael - 09 Octobre 2009: En même temps, je connais peu de groupes qui révolutionnent le metal .. tous les groupes ont des influences. Il est normal que Gojira évolue et je trouve ça pas plus mal car finalement, c'est pénible d'entendre les mêmes albums sortir les uns après les autres.
Je dirais pas que Gojira révolutionne la scène mais ce groupe a le mérite d'apporter de la "fraîcheur".
Je comprends tout à fait par contre que cette musique ne plaise pas aux grands fans de death. On n'est pas dans le bourrin, c'est sur et certain. Mais j'aime cette lourdeur, ce son propre et net qui pour d'autres est chiant, cette puissance musicale (en live, je me suis pris une belle claque quand même). Chaque instrument peut s'apprécier pleinement à l'écoute, et j'aime ça. Je recherche pas l'agressivité dans la musique, ou une technique irréprochable. Des riffs accrocheurs à mes oreilles, une rythmique qui me fait taper du pied ou bouger la tête, une musicalité qui me parle et le tour est joué.
Je suis beaucoup moins exigente que certains, c'est sur et certain. Mais la musique est avant tout du feeling, un ressenti qui restent totalement subjectif.
Pour ma part, Gojira avec cet album me parle et je prends plaisir à écouter ce groupe qui a su, quoi qu'on en dise, se démarquer et faire sa place sans nous pondre un métal assaisonné à une sauce pop commerciale.
Vivement que ça dure ..
clochard - 05 Janvier 2010: J'adore cet album! Je l'ai tellement écouté! Enfin... la moitié de cet album. Il faut prendre le début et la fin, c'est-à-dire les pistes 1, 2, 3, 9, 10, 11, 12. Les autres chansons peuvent être "sympatoches" au début mais on s'en lasse très vite et c'est vraiment dommage. Je suis obligé de donner une note faiblarde à cause de ce semi-album (j'aurais préféré 7 ou 8 pistes bien travaillées et étoffées).
da_sway - 05 Mars 2010: il manque le mot "pris", première ligne...
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Chronique @ psyk

11 Octobre 2008
Gojira est devenu incontournable sur la scène metal et la sortie de ce nouvel album est donc un évènement ! C'est donc sans hésiter que je me suis empressé d'acheter la nouvelle galette " The Way of All Flesh " !

Tout d'abord, l'artwork de l'édition limitée est superbe ! En carton épais comme un livre avec de belle illustrations ! Ce qui donne encore plus envie de se le procurer !!

Gojira commence l'album par "Oroborus" qui est tout simplement excellente ! Harmonie superbe, voix travaillée de joe, rythmique teinté Thrash ! Mélodie superbe suivi de prêt par des cœurs au chant clair !! Du grand Gojira !!
L'album est lancé et il ne déçoit pas, à l'image de "a Sight to behold", avec sa petite boucle électro en introduction, sa mélodie accrocheuse et son chant original (avec son effet robotique) ! Incontournable !

Rayon futures classiques, il y a de quoi faire dans cet album : "vacuity" et son riff entrainant au refrain bien senti, "esoteric surgery" et sa mélodie imparable !

Des titres sont plus agressifs et direct avec des rythmiques bien puissantes : "the art of dying", gros pavé de l'album avec ses 10 minutes et qui nous fait également plané avec son passage plus heavy et sa fin calme et envoutante, "toxic garbage Island" avec son riff "meshuggesque" ou encore "all the tears" (titre plus classique mais toujours dans la tradition Gojira) !
"adoration for none", avec Randy Blythe, qui est puissant et accrocheur.

On voit bien que Gojira est plus direct mais réalise toujours des riffs efficaces qui nous restent dans la tête (comme sur les titres "vacuity" ou "wolf down the earth", qui sont entrainants et jamais ennuyeux) !
Le groupe maitrise son sujet et la claque est totale (sans être chauvin !!), Cet album montre donc tout le savoir faire de Gojira !

Celui-ci fait plus part à l'agressivité que son prédécesseur mais le fait bien, tout en apportant sa touche mélodique, ses riffs atmosphériques, ceux plus planant...
Le chant de jo est particulier et bien travaillé pour varier les ambiances ! Du très bon travail !
Chaque titres est bien pensé et la construction est toujours de qualité !
"vacuity" "toxic garbage island", "Oroborus", "a Sight to Behold", "Esoteric Surgery" et "Wolf down the Earth" sont des titres géniaux qui ne laissent pas indifférent !
Seul le titre "yama's messenger" semble un peu plus convenu car beaucoup plus direct.

Les titres s'enchainent avec le même plaisir et fourmillent de détails et de riffs intéressants !
Le constat est que Gojira compose de manière intelligente ses morceaux et possède une vraie personnalité (ce qui fait la différence), ce n'est donc pas surprenant que c'est album soit si bon ! Plusieurs écoutes sont nécessaires pour apprécier le tout !
Certains diront que Gojira est moins inventif que sur "froms mars to sirius" mais c'est un jugement hâtif car, après plusieurs écoutes, cet album devient vite incontournable pour nos oreilles !!

Un album remarquable en qualité, où l'on sent un travail conséquent (75 minutes quand même) et réfléchi !
Incontournable... et assurément un des grand album de 2008 (voir du metal, tout simplement) !

18/20

xav

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conspiracy49 - 25 Octobre 2008: exelent album!je l'ai trouvé plu original.
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Chronique @ Ebrithil

12 Octobre 2008
Cette fin d'année 2008 est décidément riche en sorties attendues et importantes dans le monde du metal.
Metallica et son Death Magnetic encourageant, Trivium et son Shogun toujours irréprochable, Slipknot (hé oui, c'est indéniable, désolé) et son All Hope Is Gone controversé, Amon Amarth et son époustouflant Twilight Of The Thunder God, Motorhead et son peu surprenant Motorizer... et bientôt AC/DC avec Black Ice.
Mais un album très attendu égalemen , que ça soit à l'échelle hexagonale ou mondiale, c'est le successeur de la bombe From Mars to Sirius de nos chers Gojira.
Album qui tentera donc de confirmer la pôle position du groupe dans le metal hexagonal, et sa bonne place dans le death metal mondial... tache difficile s'il en est.
Rentrons donc dans le vif du sujet...

Tout d'abord avec un Oroborus que l'on pourrait presque considérer comme une continuation de Global Warming : intro au tapping qui reviendra dans tout le morceau, rythme plutot lent avec quelques passages mélodiques et clairement mélancoliques... aidé toutefois par un riff saccadé très "gojiresque" et un chant toujours aussi énorme... le tout donne une impression de bulldozer, heavy, écrasant, pour un morceau moins catchy que ceux de FMTS mais bien plus sombre.

Car on ne peut nier cela : le ton sur The Way of All Flesh est terriblement sombre. Presque triste même, comme ce Toxic Garbage Island au duo d'intro guitare/batterie ravageur (un peu comme un Backbone moins black et rapide) puis ce chant posé sur des paroles désabusées... avec ce passage au blast-beat et riff quasi black, puis ce final hargneux ; un des grands moments de l'album. Comme ce A Sight to Behold incongru, quasi expérimental, qui nous donne une terrible impression de perdition, avec ses couplets accompagnés d'un clavier.

Le plus flagrant exemple de tristesse et de noirceur reste l'instrumental The Silver Cord. On est loin ici du raffinement et de la douceur aérienne et paisible de Unicorn : tout n'est que tristesse, mélancolie, noirceur. Cela pour qu'ensuite, on se prenne en pleine gueule le seul titre vraiment up-tempo de l'album (le reste baignant dans des blast-beats et riffs black/death, mais étant très mid-tempo ) : Adoration For None. En duo avec Randy Blythe, chanteur de Lamb Of God, ce morceau fait mal mais dénote tellement dans l'album qu'on en vient presque à regretter sa présence...

Comment ne pas parler, maintenant, du titre le plus "hymnesque" de l'album : Vacuity. Rythme saccadé, mid-tempo comme tout l'album. Gros riff, chant énorme, refrain possédé et prenant... pas forcément le titre le plus intéressant mais clairement le plus tubesque. Notons un final au rythme de batterie déchainé...

Les quelques titres restants sont moins marquants : Yama's Messenger n'a rien de particulier et se fond bien dans l'album, Esoteric Surgery et Wolf Down the Earth sont 2 bons titres composés notamment de blast beats et de riffs très typés black et sont (encore...) des mid-tempo, accrocheurs mais assez peu marquants.

Mais parlons ici du morceau-titre : The Way of All Flesh.
Certainement la plus grosse déception de l'album , car le morceau sans etre mauvais ne marque clairement pas les esprits...vraiment dommage...

En conclusion... un album sombre, triste, dont on ressort un peu chamboulé (comme "déconnecté"). Musicalement, le but n'est d'après moi pas atteint : The Way of All Flesh s'avère bien moins prenant et jouissif que From Mars to Sirius, malgré quelques titres marquants (Vacuity, Toxic Garbage Island, A Sight To Behold).
Mais comme sur chaque album, Gojira nous fait nous évader... déception ? Oui, certainement, car on retournera moins facilement écouter cet album que le précédent. Echec ? Non, car Gojira reste quelques niveaux au dessus des autres groupes français grâce à une maturité, une musique qui évolue, fait réfléchir, et une aura véritablement prenante.

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Chronique @ DarkAngelOfDecay

23 Novembre 2008
A vrai dire, Gojira ne m'avait pas particulièrement séduit a l'écoute de Terra Incognita et From Mars to Sirius...C'est donc après une longue hésitation et une certaine crainte d'etre profondément déçu que j'achetai leur dernier méfait, The Way of All Flesh, bien que ce petit squelette sur fond bleu/gris m'attira fortement...
Je restai sceptique a l'écoute de Oroborus, cette intro destabilisante dont le refrain est en total décalage avec la structure du morceau ( ce qui, après plusieurs écoutes, n'est pas desagréable du tout )et c'est dès les premieres secondes de 'Toxic Garbage Island', titre aussi écolo que dérangeant, que les riffs lourdingues et ultra saccadés de Joe D me sautèrent a la gorge m'entrainant dans une spirale d'aggressivité technique et vraiment méchante qui me séduisit instantanément...
Sur ' A Sight To Behold', titre aussi accrocheur que différent des autres, on reste scotché avant de retomber dans la magie de la double pédale de ce cher Mario et des riffs pachydermiques de Joe et Christian sur 'Yama's Messengers'...C'est a la 5e piste de la galette que nos musicos nous accordent une pause bien méritée...
On commence a se rendre compte que Gojira nous livre ici son album le plus abouti conceptuellement, les titres étant parfaitement liés sans pour autant etre similaires, parfois extrêmement noirs, parfois plus entrainants, et sait capter l'auditeur sans le lacher une seconde...
On se prend une belle baffe avec 'All The Tears', qui n'hésite pas a decrasser vos conduits auditifs, et on est littéralement ECRASéS par ce qui est certainement le meilleur morceau de l'album, 'Adoration For None' ou Joe collabore avec notre ami Rhandy de Lamb Of God : ce titre vous éclate la gueule et vous pietine les cervicales a grands coups de riffs surpuissants qui vous envoient valdinguer la tete la premiere dans votre mobilier...On ne se sent plus headbanguer face a une telle aggressivité : difficile de résister face a tant d'énergie...
'The Art Of Dying' met a nu une facette de Gojira plus expérimentale, et surtout très progressive...La tension est crescendo tandis que le batteur martèle ses fûts a une vitesse tout simplement abberante avant d'exploser en riffs devastateurs qui balayent tout sur leur passage : ne laissez rien trainer ou ce pourrait etre vraiment dangereux...'Esoteric Surgery' est pour moi le seul bémol de cet album, qui fait retomber legerement la pression...Ce qui est vite réglé avec 'Vacuity', LE 'single' de l'album, ou des riffs d'une cadence irréprochable se mêlent à des growls sombres mais parfaitement bien placés...'Wolf Down The Earth' et le morceau éponyme closent l'album en beauté en affirmant que Gojira a encore son mot a dire, et qu'il compte bien mettre les bouchés-doubles en concert...

Avec TWOAF, Gojira signe un méfait qui lui colle parfaitement a la peau, tout en essayant de nouvelles choses, ce qui fait de cette galette un dique varié, certes, mais dévastateur, avec un concept très subtil mais bien présent, ce qui prouve encore une fois que le metal français est loin d'etre mort, et ce gros vilain reptile qu'est Gojira non plus, et ce pour le plus grand plaisir de nos tympans sadomaso...

17.5/20

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Chronique @ Loki_Gates

23 Mai 2010
Gojira, la fierté française sur la scène Death Metal, un monstre sacré unanimement reconnu par ses pairs et qui sillonnent le monde en quête d’un public toujours plus grand.

Gojira c’est aussi un paradoxe à lui tout seul (dans le bon sens du terme). J’entends par là que la musique fait chavirer les têtes et les esprits de tout bon métalleux qui se respectent mais au-delà de ça, je retiens deux visages à leur univers musical. D’un côté, on y trouve des riffs souvent relativement simples (j’ai bien précisé souvent et pas tout le temps, pour éviter les polémiques trop simples !), je prends pour exemple le monstre « Lizard Skin » ou encore « Backbone ». D’un autre côté, leur musique est complexe et mystérieuse, je remercie pour cela, le batteur Mario Duplantier pour qui j’ai une grande admiration, ainsi que pour son frère Joe.
Après avoir écrit l’album reconnu comme le meilleur de la discographie, From Mars to Sirius, sur lequel soit dit en passant j’ai quelque peu de mal sans pour autant remettre en cause sa valeur loin de moi cette idée, Gojira revient avec The Way of All Flesh.
Inutile de vous dire que je me suis précipité dessus sans réfléchir un seul instant à la somme que j’allais dépenser dans cet album.
Ma chronique intervient, certes après 6 autres, mais comme l’a si bien dit Eternalis, il est impossible de ne pas parler de cette nouvelle merveille.
Tout commence avec le titre Oroborus, et la on est en terre connue et on est rassuré. Une intro au tapping pour préparer les oreilles à prendre une claque monumentale sur le riff principal. La voie de Joe, bien que légèrement retravaillée est parfaite, et colle bien au thème et à l’ambiance de la musique. Comme dit précédemment, un riff relativement simple mais une partition de batterie complexe, qui multiplient les contre temps sans pour autant perdre son fil et c’est de bon augure pour la suite.

On continue l’exploration de ce disque assez sombre toujours en terre connue pour la plupart fdes chansons, mais on peut être surpris par quelques expérimentations comme sur la chanson « A Sight To Behold », où Joe utilise un vocoder et quelques tonalités électroniques pour agrémenter ce que l’on connait déjà. Pour ma part, cette chanson s’est révélée comme étant une de mes préférées de l’album.

On avance dans l’album, on a du mal à zapper tant les chansons sont excellentes et on tombe sur une chanson qui marque de part sa durée et son particularisme, « The Art of Dying ». En effet, une chanson de 9 :53, cela n’est pas spécialement commun mais en dehors de sa durée c’est sa structure qui peut être surprenante bien qu’elle regorge d’éléments traditionnels chez Gojira.
Tout d’abord, plus d’une minute de la chanson se fait sur un petit rythme conçu sur un instrument en bois, on se croirait au milieu d’une méditation avec les moines tibétains, tout ceci se complète avec des chœurs graves en fond pour confirmer mon impression.
La chanson démarre et là, on retourne en enfance, aux plus beaux temps de Gojira, qui sont sans doute loin de se finir, un riff très simple mais bien accrocheur et une batterie totalement dans son trip à contre temps, c’est du pur bonheur et le reste de la chanson ne se raconte pas, il se ressent.

Vient deux pistes plus loin LA chanson qui m’a convaincue de me procurer cet album et le premier single du groupe, Vacuity. C’est 5 min de pur son, c’est génial, c’est encore une fois pas compliqué mais tellement bien pensé et ajusté que l’on ne peut faire aucun reproche. C’est un son ultra lourd qui est présent dans tout le morceau, autant dans la batterie que la basse (très présente), ainsi que dans les guitares. La voix de Joe est subliment caverneuse et se n’est pas pour me déplaire (bien au contraire !), c’est sombre, ça pèse sur la tête et c’est à écouter à tout prix.

En fait, l’album se termine en beauté, n’en déplaise aux autres, les trois dernières pistes de The Way of All Flesh sont parfaites et Gojira ne change rien à sa formule, si ce n’est qu’il tente de l’améliorer.

Chacun y trouve sa place et son ressenti, certains ont dit et dirons que l’on ne trouve pas dans cet album de titre pharaoniques comme « Lizard Skin », « Bacbone » ou encore « Klone », et d’autres trouveront au contraire leur compte au travers d’éléments comme « Oroborus », « The Art of Dying » et « Vacuity ».
Il n’en reste pas moins que Gojira ne peut pas s’arrêter en si bon chemin mais il est clair que les fans attendront le suivant au tournant et dur il sera de faire encore mieux ou de rester au même niveau.

Le seul reproche que je pourrais faire à cet album, et je terminerais sur ce point, il est que il n’y a pas de suite véritablement logique dans l’enchainement des titres comme on peut le retrouver sur FMTS, ici, il est une suite de titre qui sont un coup plus calme et un coup beaucoup plus violents et c’est surement cela qui ne me permet pas de noter 20/20 !

LG

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Chronique @ Amdor

09 Janvier 2010
Cette première chronique, je l'écris pour parler d'une magnifique baffe comme je m'en étais pas prise depuis ma découverte de Dream Theater, puisqu'il y a quelques semaines, j'ai décidé d'écouter cet album, The Way of All Flesh de Gojira. J'avais beaucoup entendu parler de ce groupe tant dans la communauté de Metalleux du lycée que sur le net mais après une ou deux écoutes qui datent de 6 mois, j'avais apprécié mais sans plus, n'étant pas fan du Death.
L'écoute du 4ème album de ce groupe frenchie (avouez que ça fait du bien !) m'a fait totalement changer d'avis tant on ressent le boulot derrière.

Gojira est un groupe qui s'est entre autres fait connaître pour ses revendications écologistes. Sur cet opus, c'est Toxic Garbage Island qui occupe notamment ce thème, tout en puissance, soutenu par un rythme de batterie implacable et des riffs puissants pour évoquer un fait réel, une île décharge au milieu de l'océan pacifique. Adoration for None est l'autre piste assez "terre à terre" de l'album avec des passages assez rapides. A noter que sur ce dernier titre, la présence du chanteur de Lamb of Gob donne un nouveau surplus de puissance.

Mais malgré les qualités de ces deux chansons, elles ne sont pas les plus marquantes. Ainsi, mon attention se tournera tout d'abord vers les pistes plus atmosphériques comme celle qui ouvre l'album : Oroborus. Oroborus vient de Ouroboros qui est un serpent se mordant la queue présent dans plusieurs mythologies qui symbolise le cycle de la nature, entre la vie et la mort. Le thème lancinant au tapping omniprésent constitue une sorte de continuité avec l'album précédent et symbolise l'aspect circulaire. Cette chanson est une introduction au sujet principal de l'album : la mort. Car Gojira donne ici une dimension beaucoup plus sombre et écrasante. Mais l'idée du cycle n'est pas présente que sur cette intro. A Sight to Behold, titre assez peu banal fait aussi usage du tapping. A noter qu'ici, originalité n'est pas synonyme de déception. Joseph Duplantier chante à travers un vocoder et la basse est omniprésente pour un résultat étonnant. Hormis un sursaut vers la fin, A Sight to Behold est très atmosphérique. Pour continuer dans la même veine, The Silver Cord, judicieusement placé aux environs du milieu de l'album est un titre instrumental qui fait tourner une plage aérienne en boucle.

Il est maintenant temps de parler des mastodontes, morceaux surpuissants à tous niveaux, que ce soit chant, riffs ou batterie. En général, ils prennent une ampleur quasi spirituelle et renversent tout sur leur passage. Premièrement, All The Tears, est un titre qui, à mon humble avis ne plaira pas à tous. Moi même, j'ai eu du mal à l'apprécier car peut-être trop "classique". Mais au fur et à mesure je finis par l'apprécier. Vacuity a plus l'air de tube de l'album, peut-être plus accessible (quoique...) et est malgré tout une très bonne chanson, avec un tempo lent au début, comparable aux pas lourds d'un colosse, avant de laisser place à d'excellents riffs plus rapides qui nous rentrent en pleine face. Rien à redire, ça a beau ne pas être ma piste préférée, ça claque bien quand même. Mais attention car je vais parler de, très clairement, ma piste préférée : The Art of Dying. Débutant par un mantra (eh oui, encore la boucle) le ton des choeurs montent petit à petit et avec eux, la pression quand d'un coup, débarque sorti de nulle part un bulldozer. Ça arrache toute la végétation à des kilomètres à la ronde et j'ai pratiquement envie de dire que rien qu'avec cette entrée en matière, ce titre mérite d'être passé en boucle. Les riffs sont surpuissants et Mario a l'air de s'éclater à la batterie. Puis c'est l'entrée de scène du chanteur. Et "Paf" un deuxième bulldozer continue le travail du premier. Même si le terme me gêne, j'ai envie de dire "parfait". On a l'impression d'entendre un immense orage gronder, s'intensifiant de secondes en secondes avant de laisser place, pour les dernières minutes à... eh oui, à une boucle très bien sentie.

Parmi les titres que je n'ai pas abordé, reste Esoteric Surgery. L'excellent thème de l'intro laisse présager une immense chanson mais malheureusement, elle manque peut-être de sa petite touche personnelle pour convaincre réellement. Quoique le côté réellement ésotérique m'ai beaucoup plu, ce titre m'a laissé sur ma faim.
Wolf Down Earth est presque l'inverse : aux premières notes, riff semblable à From The Sky, je me serai plus attendu à quelque chose de banal alors qu'il se révèle un titre extrêmement accrocheur. Le titre éponyme est, quant à lui, une demi déception pour ma part. Les riffs bien que puissants ne m'ont que peu accroché mais il a le mérite d'être assez intéressant au niveau de la construction, le long silence radio symbolisant probablement la mort.

Si vous avez bien suivi, vous aurez vu qu'une chanson manque à l'appel. Mais qu'est-ce donc ? Yama's Messenger qui est probablement le seul titre que je n'ai pas plus apprécié que cela. Elle est puissante mais pour tout dire, elle m'a plus donné mal à la tête qu'autre chose.
A ce rare petit moins, on peut ajouter que les redondances peuvent finir par être lourdes mais sinon, cet album est un océan de bonheur pour une goutte de moins bien. Que ça soit en prenant les chansons individuellement, ou l'album dans son intégralité, que ce soit les riffs ou le chant, que ce soit la composition ou le mixage excellent, les français n'ont que peu de chose à se reprocher et ça fait plaisir à entendre.

Le + : "Oroborus", "A Sight To Behold", "The Art of Dying", "Wolf Down Earth"
Le - : "Yama's Messenger"

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Commentaire @ TRASHER

29 Octobre 2008
Après Dagoba et son "face the colossus" très décevant à mon goût, ce n'est pas sans une certaine impatience que j'attendais cet album.

A la première écoute, "The Way of All Flesh" est différent de FMTS, plus simple, moins torturé mais beaucoup plus sombre. Rien que sur la pochette, on devine un album plus triste, plus chaotique. Terminé les éléments naturels, place à un squelette sur un fond bleu. Gojira semble vouloir changer de direction. Plus progressif, "The Way of All Flesh " fait mal et arrache tout sur son passage. Rien qu'à l'écoute de "toxic garbage island", on sent que le groupe a envie d'en découdre et je vous laisse imaginer ce que cela va donner en live. Car c'est bien en live que Gojira a fait sa réputation.
Même si quelques morceaux peuvent surprendre, je pense notamment "a sight to behold", quasiment chanté qu'en voix claire. Le reste de l'album marque une évolution tout en gardant un son énorme et dévastateur qui définit cette immense machine de guerre qu'est Gojira.

En résumé, "the way off all flesh" est une nouvelle étape dans la vie de Gojira, pas moins bien, ni mieux que FMTS, juste différente et toujours aussi jouissif quoi qu'on en dise...

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Commentaire @ Arachnid

24 Novembre 2008
Si un groupe de metal français a bien droit à la reconnaissance, c'est bien Gojira, qui signe ici l'album de l'année ! The Way of All Flesh est un pur bijou à écouter en leitmotiv !
Après un From Mars to Sirius acclamé de toutes parts, les Bayonnais livre ici un véritable chef-d'oeuvre autant progressif que mélodique.

D'emblée, le riff principal de "Oroborus" nous entraine dans un labyrinthe auditif envoutant quasi-parfait. S'ensuit des titres absolument sublimes comme "Esoteric Surgery" (dont les saccades s'égalent au niveau des Meshuggah), le single "Vacuity" (totalement monstrueux du début à la fin, ici un poil rallongé par rapport au clip) sans oublier le très étonnant "A Sight to Behold", titre tout droit sorti de d'un From Mars to Sirius sous electro !

"Toxic Garbage Island" revient aux sources d'un Link un peu oublié, tout comme "The Art of Dying", avec son intro tribale et ses contre-temps à la George Kolias, Mario Duplantier nous livrant ici une nouvelle facette de ses talents, passant d'un rythme très basique à une technicité hors du commun. Même chose pour l'excellent "Adoration for None", entrainant au possible, mettant en avant le timbre unique de Randy Blythe de Lamb of God.

On notera le côté Death Metal beaucoup plus mis en avant, tout comme des parties Black alors plutôt inédites. Mais Gojira c'est avant tout un ensemble, un masterpiece complet qui mélange les genres et les styles pour former un tout compact et cohérent.

Bref, The Way of All Flesh, ou l'art du beau, tout simplement... Foncez !!!

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