The Fathomless Mastery

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Nom du groupe Bloodbath (SWE)
Nom de l'album The Fathomless Mastery
Type Album
Date de parution 06 Octobre 2008
Enregistré à Ghost Ward
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album327

Tracklist

Re-Issue in 2011 by Peaceville Records with the Ep Unblessing the Purity.
1. At the Behest of Their Death
2. Process of Disillumination
3. Slaughter the Will to Live
4. Mock the Cross
5. Treasonous
6. Iesous
7. Drink from the Cup of Heresy
8. Devouring the Feeble
9. Earthrot
10. Hades Rising
11. Wretched Human Mirror
Bonustracks (Re-Issue 2011)
12. Blasting the Virginborn
13. Weak Aside
14. Sick Salvation
15. Mouth of Empty Praise

Chronique @ BEERGRINDER

22 Octobre 2008
Bloodbath est toujours un groupe composé de stars, Dan Swanö et Peter Tägtgren s’en sont allé vers d’autres cieux mais Michael Âkerfeldt est de retour au chant et Per Eriksson suppléé l’ex leader de Edge Of Sanity à la guitare depuis l’EP Unblessing the Purity.

The Fathomless Mastery (2008) est donc le troisième album du all star band suédois et Bloodbath représente toujours un exutoire pour des musiciens généralement impliqués dans des projets plus mélodiques ou plus Black Metal. Une belle façon de se retrouver entre potes et de jouer du Death Metal pour se faire plaisir, mais vu que ces messieurs s’appellent Axenrot, Nyström ou Akerfeldt ce n’est pas simplement pour faire péter trois riffs dans une cave, mais bien pour être la tête de proue Death Metal de Peaceville Records.

Dans tous les cas comme sur les deux opus précédents, nos gaillards pratiquent un Death Metal old-school (difficile de se tromper avec une pochette pareille) et puissant mais emprunt d’une modernité certaine. Jonas Renkse a composé une bonne moitié de l’album laissant le reste du travail à Nyström et Eriksson, mais l’ensemble sonne de façon homogène, même si les trois titres de « Blakkheim » ont peut-être un petit poil d’impact en plus : At The Behest Of Their Death par exemple, ouvrant le CD sur des rythmes scotchant d’efficacité.

On trouve tout au long du CD des chansons solides, variées et inspirées, tel des vieux Into The Grave et Osculum Obscenum dépoussiérés et boostés, comme Slaughtering The Will To Live ou Treasonous sonnant typiquement comme du vieux Death suédois mais avec en plus la puissance d’Axenrot à la batterie et l’énorme son que leur à concocté David Castillo.

Bloodbath alterne judicieusement entre riff lourds et passages plus rapides tout au long du disque (Iesus est un bon exemple), rendant l’écoute du skeud dynamique, chaque changement de rythme ou accélération étant ainsi un pur régale.

De plus Bloodbath sait se renouveler et varier un peu les plaisirs, Earthrot propose un Death mélodique vieille école qui rappellera quelques souvenirs aux fans de Edge Of Sanity alors que Drink From The Cup Of Heresy propose un Death brutal dont certains riffs alambiqués sont éminemment techniques. Si on rajoute à cela la profondeur du chant de Michaël Âkerfeldt et les soli impeccables qui jalonnent l’album, The Fathomless Mastery est un disque irréprochable un cran au dessus de Nightmares Made Flesh.

Comme à chaque fois les musiciens de Bloodbath ont bien fait le travail et avec la passion de Metalheads invétérés qui les animent : il y a des choses qui ne trompent pas et la qualité des compositions de The Fathomless Mastery en est une. 41 minutes d’un Death Metal implacable à rajouter à la pile (qui touche désormais le plafond) des bonnes sorties 2008 de Death Metal.

BG

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Phage - 07 Novembre 2009: J'ai beacoup aimé. Merci pour la chro
ChainsawMassacre - 29 Fevrier 2012: Merci pour la chronique, j'ai reçu l'album aujourd'hui, et je le trouve plus accrocheur que Nightmare Made Flesh. J'aime beaucoup la prod', Lesous est celle qui ma le plus marquée pour l'instant.
LeMoustre - 15 Mai 2016: Peut-être l'album que j'apprécie le moins, même s'il s'agit d'un disque de grande qualité. Paradoxalement, je préférais les éructations de Tatgtren, qu'au growl d'Akerfeldt, alors que j'ai vraiment du mal avec Hypocrisy, va comprendre. Compositions efficaces, précises et ancrées dans leur siècle, dorénavant. Bloodbath est ce qu'on pourrait appeler la synthèse du death metal classique made in Suède. Du beau boulot, avec un disque tout sauf linéaire.
Baal666 - 30 Décembre 2017:

Dernière commande de décembre ce The Fathomless Mastery! Après la lecture de la chronique et des commentaires, je pense que ce skeud ira bien pour clôturer l'année...

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Chronique @ Tibod

18 Octobre 2008
Venant tout droit de Scandinavie, Bloodbath est un groupe officiant dans un style death suédois assez classique, mais toujours aussi efficace. Le groupe n'est sûrement plus à présenter, s'étant construit petit à petit une bonne réputation grâce à deux EP et deux albums d'excellente qualité, ainsi qu'un live de bonne facture lui aussi. Le "Bain de Sang" nous revient en cette 2008 après le live au Wacken et l'EP "Unblessing the Purity" (sortis cette même année) ; toujours chez Peaceville Records. "The Fathomless Mastery" s'annonce donc comme étant plutôt alléchant, quand on sait que le groupe n'a fait pour l'instant aucun faux pas et qu'il s'impose comme une valeur sûre avec, à son bord, des musiciens tel que Mikael Akerfeldt d'Opeth ou Jonas Renke et Anders Nyström de Katatonia.

Alors finalement, Bloodbath reste-il toujours fidèle à lui-même ?

Dès le premier morceau "At The Behest Of Their Death", on sent le groupe en grande forme, pour nous servir le bon death qu'on lui connaît. Le tout nous accroche déjà dès le début de l'album, une entrée en matière réussie. Le chant d'Akerfeldt est reconnaissable entre mille, à l'aide d'une bonne articulation et d'un timbre de voix très accrocheur, on a envie de découvrir encore plus cet album grâce à cela. Certes, ce chant guttural à souhait nous cloue sur place, mais c'est aussi le cas pour le reste. En effet, "The Fathomless Mastery" bénéfice d'une production avantageuse, elle colle merveilleusement au death metal ; ce qui constitue peut-être une différence par rapport au "Resurrection Through Carnage" et à l'EP "Breeding Death" qui, bien qu'étant pour moi les meilleures réalisations de Bloodbath jusqu'à aujourd'hui, possédaient une production un peu plus crade (peut-être volontaire, oui), ce qui les fermaient donc davantage à un public peu/pas initié.

Cependant la patte Bloodbath est bien évidemment reconnaissable. Des guitares puissantes, avec des riffs lourds, accrocheurs, et alternant des mélodies "malsaines" et poisseuses (qui nous rappelle qu'on écoute bien du death metal). La basse, quand à elle, reste peu présente en écoute distraite, mais on sait toujours que sans elle, le rendu serait de bien moins bonne qualité car elle ajoute une profondeur ô combien non négligeable ; profondeur également introduite par les growl du maître Akerfeldt. Niveau batterie le très bon Martin Axenrot est toujours présent et nous présente donc une prestation de premier choix, en très grande forme, où il nous démontre d'ailleurs maintenant toute l'étendue de son talent dans Opeth avec le petit dernier "Watershed" (que je vous conseille également !).
Passons cette description détaillée, pour analyser d'un point de vue plus global : "The Fathomless Mastery", c'est avant tout des riffs imparables et entêtants même après de nombreuses écoutes. Les atmosphères sont fort bien gérées, avec un tout habillement maîtrisé comme sur "Iesous", un de mes titres préférés. "Mock The Cross" avec son refrain imposant et qui nous laisse de marbre, "Earthrot" avec le pont inattendu (vers la moitié du morceau), résultant d'une inspiration omniprésente et si caractéristique de Bloodbath. Enfin, j'en oublie, tous les titres se démarquent vraiment les uns des autres, et valent plusieurs écoutes attentives afin d'en décerner toutes les subtilités.

Finalement, rien n'est laissé de côté, l'album est imposant et nous transporte dans un monde glauque si caractéristique au death metal, et cela à chaque écoute. "The Fathomless Mastery" nous donne l'impression que l'on ne s'en lassera pas de si-tôt et possède un potentiel accrocheur bien présent, notamment de par le superbe artwork de Dusty Peterson (en harmonie avec l'atmosphère générale du cd). C'est malgré tout un rendu assez classique en matière de death suédois, et pour Bloodbath, mais c'est justement cela qui place ce nouvel album comme une réalisation marquante de cette année 2008.

Classique, mais efficace.

8 Commentaires

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woofer - 20 Octobre 2008: Son impect chant ect... moi aussi je le met parmi les meilleurs de cette année !!!!!
katchoke - 20 Octobre 2008: trés bonne chronique, ça fait plaisir, je ne connais pas bloddbath mais je suis un inconditionnel, de opeth et de akerfield, ça me donne envie de découvrir ce groupe!
Sybio - 08 Novembre 2008: Personnellement je ne connaissais pas Bloodbath avant cette chronique... Que j'aille en enfer xD
Cet album est énorme :p Vivement que je découvre les précédents ^^
Krokodebil - 01 Août 2011: J'écoute enfin ce groupe que je ne connaissais que de nom. La présence de membres d'Opeth -et pas des moindres) et de Katatonia m'y a poussé. Belle claque.
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Commentaire @ francoff

18 Avril 2009
Talent:
N.m., du latin talentum, du grec talanton.
Le talent est une aptitude particulière dans une activité humaine.

D'après cette définition j'en ai déduit qu'il existe deux types de talents dans le death métal.
Tout d'abord, il existe un premier talent, celui dont est doué les groupes du genre cannibal corpse ou human mincer, un travail dit de « tacherons »(mais sans le coté péjoratif) c'est a dire toujours envoyer plus pour déchirer plus, sans forcément réfléchir au côté musical et mélodique, pas très travaillé, mais défoulant beaucoup.
Puis vient le deuxième talent, des groupes aux mélodies plus réfléchies, tels qu'opeth ou dark tranquillity.
Ce dernier effort du all star band suédois se trouve exactement entre ces deux talents, BLOODBATH a déjà commencé sa métamorphose, telle une immonde chenille suintant le métal mortuaire par tous les pores de sa carcasse, il finit par se muer en papillon orné d'un drapeau des plus beaux bateaux pirates, inspirant crainte et respect.
Au tout début a l'époque de Resurrection Through Carnage il appliquait un death métal avec une distorsion rouillée et une batterie tapant sur des coussins, donc dans le premier groupe du début.
Pour cet album, on peut déjà noter un grand changement dans les textes, largement plus ésotériques a l'époque, et donc plus travaillés.
Les changements par rapport a l'album précédent sont tous d'abords le retour du grand gourou, j'ai nommé sieur akerdfelt, frontman d'opeth. Peter tagtren ne s'occupe donc pas des vocaux cette fois, qu'il reste terré dans son ABYSS studio, car de toute façon il ne tiendrait pas la comparaison face a son prédécesseur et successeur a la fois. Une image me vient a l'esprit pour comparer les deux chanteurs, un mignon matou de grand mère octogénaire subissant une descente d'organe(tagtren), et face à lui, le lion, régnant sur le domaine du death metal(akerdfelt).
Cet album regorge donc d'hymnes death metal en tous genres, souvent doublés de très léger claviers sur les refrains (treasonous fait un excellent exemple), prouve qu'il évolue encore a de maintes reprises dans la première catégorie.
Mais comme je l'ai dit souvent les morceaux se trouvent largement plus travaillés que d'habitude, comme peut le prouver Iesous et son break apocalyptique a 2.02, ainsi que le solo beau a en crever de hades rising.

Bref cet album est une réussite totale, maniant les deux talents pour former un être hybride, repoussant pour une oreille non habitué, mais si beau pour les autres. Jetez vous dessus, LE disque de death metal de l'année.(Certes passée mais il reste d'actualité, et le restera pour au moins 10 ans.)

17/20.

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