The Devil Strikes Again

Liste des groupes Heavy Speed Rage (GER) The Devil Strikes Again
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Nom du groupe Rage (GER)
Nom de l'album The Devil Strikes Again
Type Album
Date de parution 10 Juin 2016
Labels Nuclear Blast
Style MusicalHeavy Speed
Membres possèdant cet album40

Tracklist

1. The Devil Strikes Again
2. My Way
3. Back on Track
4. The Final Curtain
5. War
6. Ocean Full of Tears
7. Deaf Dumb and Blind
8. Spirits of the Night
9. Times of Darkness
10. The Dark Side of the Sun
DISC 2 (Digibook and Deluxe Release)
1. Bring Me Down
2. Into the Fire
3. Requiem
4. Bravado (Rush Cover)
5. Slave to the Grind (Skid Row Cover)
6. Open Fire (Y&T Cover)
DISC 3 (Live - Only Deluxe Release)
Limited to 1000 copies
1. Black in Mind
2. Sent by the Devil
3. End of All Days
4. Back in Time
5. Down
6. My Way
7. Until I Die
8. Don't Fear the Winter
9. Higher Than the Sky

Chronique @ dark_omens

20 Mai 2016

Rage continue d'avoir la rage...

La séparation, à l'amiable, entre Victor Smolski et Peavy Wagner nous laissait dubitatif sur la question de savoir qui allait garder les enfants du couple. En découvrant que le guitariste Belarus avait hérité du plus docile et du plus discipliné (Almanac et son propos symphonique en témoigne), il devenait évident que le plus farouche et le plus sauvage allait être à la charge du chanteur allemand. La manifestation la plus tangible du caractère insoumis et indompté de ce garnement allait donner naissance à ce nouvel effort baptisé The Devil Strikes Again faisant suite à l'excellent 21, LMO n'étant, de l'aveu même de ces musiciens germains, qu'un interlude. Mais pour encadrer le vaurien, Peavy Wagner ne pouvait seul s'en sortir. Il lui fallait de nouveaux complices. Il choisit le vénézuélien Marcos Rodríguez (rencontré lors du Rage’s 30th anniversary tour) de Soundchaser pour assurer toutes les parties de six cordes et le batteur Vassilios "Lucky" Maniatopoulos, l'ancien assistant technique et meilleur ami de Chris Efthimiadis, pour l'épauler. Le trio se rendit au Megafon Studios de Burscheid et au Soundchaser Studios de Zandhofen, en Belgique, afin de le laisser hurler toute sa haine. Il se murmura même que Dan Swanö, qu'on ne présente plus, s'occupa de mixer le résultat. Et le résultat, quel est-il?

Un premier titre à l'entame terriblement rugueuse, qui ferait sursauter et se réjouir n'importe quel adepte de Thrash, corrobore magnifiquement cette idée qu'avec Victor s'en est aussi allée la part la plus mélodico-symphonique de l'institution Rage. My Way aux préliminaires qui nous rappellent furieusement le Promised Land de Primal Fear, ne fait pas semblant non plus s'agissant de cette férocité indomptée (écoutez donc ce break final précédant ce solo de guitare), et ce, même si le titre semble d'un point de vue du rythme un peu moins fougueux que ce délicieux premier missile et qu'il démarre sur un premier couplet aux guitares acoustiques. War nous offre, quant à lui, un savant mélange entre un Heavy Metal classique et quelque chose de plus brutal qui s'exprime superbement dans ces pré-refrains splendides. Mis à part Back on Track, dont nous reparlerons plus tard, si l'on inclut à ce descriptif un The Final Curtain plus académique, dont les chorus mélodiques ne plairont, sans doute, pas à tous, on obtient donc une première moitié de disque très convaincante. Et la seconde me direz-vous? J'y viens.

Le quatuor composé d'Ocean Full of Tears, de Deaf, Dumb and Blind, de Spirits of the Night et d'un The Dark Side Of The Sun aux passages aux riffs "orientaux" enfoncent le clou à coups de Heavy Speed Metal mélodique aux éléments et à la frénésie empruntés à d'autres mouvances plus radicales. Times of Darkness est, quant à lui, plus sombre. Si cette seconde partie est sans doute un peu (et j'insiste sur le "un peu") moins intense que la première, elle n'en est pas, pour autant, moins séduisante.

Mais tout ici n'est pas idyllique. Et on se demande bien ce qui passa par la tête de l'emblématique vocaliste lorsqu'il décida d'inclure ici certains de ces morceaux à la musicalité un peu embarrassante parce que candide. En réalité, pour être tout à fait franc, il ne s'agit que d'un seul, Back on Track. Ce dernier, qui débute pourtant de très belle manière, s'enlise ensuite dans une expression d'une naïveté excessive, avec même des refrains Hard Rock/Rock déroutants. Bref, à oublier.

Rage continue donc sur le chemin d'un art virulent mêlant le meilleur des mondes Heavy Metal/Heavy Speed Metal et Thrash. En s'appliquant et en veillant à ne pas trop s'enfoncer dans les profondeurs lumineuses d'une musicalité exacerbée, il pourrait même atteindre une perfection qui, soyons honnêtes, lui est quasiment acquise. En d'autres termes, si vous avez apprécié le 21ième album de cette formation, il y a peu de chances que vous soyez déçu par le 22ième.

7 Commentaires

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Goneo - 13 Septembre 2016: Mouais...... ce nouveau RAGE .... autant j'ai adoré leur "Strings to a Web", autant celui-ci est un véritable retour en arrière qui ne fonctionne pas. Déjà que j'étais mitigé sur "21". J'en ressort rien de cette album.
samolice - 26 Janvier 2017: Merci pour la chro Dark. As tu eu l'occassion d'écouter la version double avec le disque comprenant les reprises? Si oui, je suis assez curieux de connaître ton ressenti sur leur cover de Y&T. J'ai halluciné en voyant que Rage avait repris ce groupe, tant les styles sont quand même bien différents.
dark_omens - 26 Janvier 2017: Non j'ai pas eu l’occasion d'écouter ces reprises. Nuclear Blast m'a fourni uniquement la version 1 cd pour ma chronique.
ozzy71 - 12 Juillet 2017: Si tu prends les premiers Rage, les styles n'en sont guère éloignés. Nous avons affaire à un Hard Rock pêchu, très accrocheur moins mélodieux même si Peavy a retrouvé sa voix du début des années 90, que ce soientt pour la reprise de Skid Row ou celle de Y&T et les 3 morceaux qui sentent le debut de 90's. Perso, ce sont mes morceaux préférés de cet album.
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