Starfall

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Nom du groupe Dragonland
Nom de l'album Starfall
Type Album
Date de parution 27 Octobre 2004
Labels Century Media
Style MusicalMetal Mélodique
Membres possèdant cet album55

Tracklist

1. As Madness Took Me
2. Starfall
3. Calling My Name
4. In Perfect Harmony
5. The Dream Seeker
6. The Shores of Our Land
7. The Returning
8. To the End of the World
9. The Book of Shadows Part I - A Story Yet Unfold
10. The Book of Shadows Part II - The Curse of Qa´a
11. The Book of Shadows Part III - The Glendora Outbreak

Chronique @ edenswordrummer

02 Fevrier 2014

D'une difficulté d'assimilation peu commune, Starfall est un coffre scellé sur milles merveilles !


C'est non sans une certaine appréhension, confirmée après une première écoute superficielle de l'oeuvre, que je me suis penché sur ce troisième Dragonland. Succèdant à l'excellent Holy War, le défi était de taille et mes premières impressions étaient loin d'en confirmer le succès.

Dès la première approche de l'album, le fait que Dragonland ait pris une tout autre direction que celle entamée dans “Dragonland Chronicle” crève les oreilles. L'ensemble se veut plus mélodique, et ne suit pas la thématique propre instaurée par le groupe qui était pourtant partie pour perdurer (que l'on retrouvera d'ailleurs dans le somptueux "Under the Grey Banner"). Mais la première entame du disque, pour l'auditeur avide d'avoir sa dose de Dragonland, laisse une désagréable impression de désordre, de redondance, et d'un certain "laisser-aller" du à une hypothétique composition hasardeuse. Les mélodies ne marquent pas, on cherche les refrains, et on retrouve les mêmes airs dans toutes les lignes de chant. Des ressentis bien injustes, lorsque l'on constate tout ce que ce Starfall apporte en réalité, faisant de l'opus un véritable coffre scellé sur milles merveilles. L'auditeur devra passer ce mur cacophonique avant d'extraire le plaisir et les frissons tant recherchés.

C'est sur l'entraînant "As Madness Took Me" que Dragonland présente sa nouvelle voie. L'ensemble est dynamique, fougueux, coloré par des sons de synthé pétillants, une batterie au top de sa forme, une guitare enchaînant ses lignes avec assurance, et un refrain accrocheur. l'un des seuls refrains à effet immédiat, en fait. Et c'est sur de sympathiques sons de guitares sans refrain à la fin, à notre grand regret tant l'envie de réécouter cet hymne à la joie est piquante, que s'achève l'ouverture de Starfall. Le ton est donné, confirmé par un “Starfall” atmosphérique, à la douceur infantile qui cache en réalité une oeuvre bien plus profonde. C'est en fait le cas de l'intégralité des morceaux qui, malgré cette impression de répétition d'ignorants airs à l'eau-de-rose, proposent chacun un voyage unique. Ainsi, tout le génie de Dragonland se révèle dans cet album qui impose une seule destination, mais d'innombrables moyens de s'y rendre. Ce don d'exprimer une émotion fixe en de multiples oeuvres plus grandiloquentes les unes que les autres éclate au grand jour, et Dieu que c'est plaisant !

Que ce soit par des sonorités Pop (In Perfect Harmony), electro (Calling my Name), ou folkloriques (The Book of Shadows), Dragonland retranscrit ce sentiment de bien-être et de pureté. Le sublime "The Shores of Our Land", marqué par la courte mais saisissante intervention de Tom S. Englund (Evergrey) et par une palette musicale délicieusement variée, créé une immersion hors du commun dans ces paysages traversés tout au long de ces 7 minutes, arrivant à son apogée lors de l'intervention d'une voie féminine pleine de douceur et en totale contradiction avec les champs masculins que l'on croirait tout droit sortis d'une bonne taverne !
Le dynamisme est chargé de riffs et de ponts tout bonnement bluffants, penchants dans la fougue et la bonne humeur, résultants d'une remarquable symbiose guitare-batterie comme on peut en retrouver dans "As Madness Took Me", ou encore dans "To The End Of The World", amorcé par un break très propre.
Le chant, malgré des passages tout à fait convaincants comme on peut en retrouver dans le couplet de "In Perfect Harmony" ou dans le saisissant "The Dream Seeker", se perd quelques fois dans son propre élan de dynamisme, engendrant alors un sentiment de redondance notamment au niveau des refrains, domaine où l'album devrait se montrer plus affirmé.

Bien sûr, il serait stupide d'évoquer Starfall sans se pencher sur "The Book of Shadows", oeuvre de 11 minutes comme le sera "The Old House of The Hill" dans Astronomy. L'ensemble est quasi-instrumental, malgré quelques magistrales interventions du chanteur, et se base sur des sonorités Egyptiennes pures et saisissantes. L'oeuvre monte très vite en puissance, le mélange folklore-métal est parfaitement bien dosé et Dragonland y ajoute du relief, jouant avec cette dextérité pour marier les sonorités sans sombrer dans l'excès. Le tout est complètement bluffant, somptueux et immersif. Alors que les dernières notes résonnent encore, l'auditeur réalise qu'il vient de voyager loin, très loin, à travers les paysages colorés et magiques qui composent le monde de Dragonland.


Inutile de dire que ce Starfall est une véritable mine d'or, qui se réécoute encore et encore pour en extraire toutes les richesses, une preuve du recul et de la maturité d'un groupe qui a plus que mérité sa place parmi les plus grands. A écouter sans modération.

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ericb4 - 08 Juin 2014: Je ne me rappelais plus que cet album était aussi abouti. Ton analyse très détaillée m'a convaincu d'aller le réécouter. Merci à toi!
edenswordrummer - 08 Juin 2014: Il m'a fallut un bon nombre d'écoute pour réaliser qu'il était effectivement aboutis. C'est moi qui te remercie d'avoir prété attention à ma chronique. Il te faudra sans doute de la patience pour cerner cet album, il est très brouillon aux premières écoutes!
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