Astronomy

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Nom du groupe Dragonland
Nom de l'album Astronomy
Type Album
Date de parution 13 Novembre 2006
Labels Century Media
Style MusicalMetal Mélodique
Membres possèdant cet album76

Tracklist

1. Supernova 5:09
2. Cassiopeia 4:06
3. Contact 4:25
4. Astronomy 3:20
5. Antimatter 3:00
6. The Book of Shadows - Part IV: The Scrolls of Geometria Divina 4:04
7. Beethoven's Nightmare 6:11
8. Too Late for Sorrow 3:36
9. Direction: Perfection 4:29
10. The Old House on the Hill - Chapter I: A Death in the Family 4:30
11. The Old House on the Hill - Chapter II: The Thing in the Cellar 3:07
12. The Old House on the Hill - Chapter III: The Ring of Edward Waldon 6:17
Total playing time 52:14

Chronique @ Julien

30 Octobre 2006

J’avoue sans honte qu’avant d’écouter ce disque je ne connaissais pas du tout ce groupe suédois qui a déjà quelques albums derrière lui. Mais force est de reconnaître que j’ai été plus que surpris par la grande qualité de cet Astronomy. Dans le genre excellent heavy mélodique, le groupe s’impose avec style dans un secteur où les groupes sont légion. Une excellente découverte qui vaut son pesant de bières. Ils sont fort ces Scandinaves quand même…

Ce qui m’a d’entrée frappé avec ce nouvel album c’est l’excellent compromis entre heavy et mélodie. On peut souvent reprocher aux groupes dits « mélodiques » un manque certain de puissance dans les riffs, rendant l’ensemble sirupeux à souhait. Ici la puissance côtoie des claviers harmonieux et c’est tant mieux. J’avoue que j’avais un peu peur de m’ennuyer quelque peu pendant l’écoute de ce disque, mais le génie a frappé.
Mais que les amateurs de mélodique se rassurent ce disque est mélodique à souhait, il n’est juste pas sirupeux. Les claviers omniprésents donnent un relief tout particulier, un aspect cosmique (j’ai été la chercher loin celle là!). Les riffs, mélangeant différents styles, font merveille. Le coté néo-classique à la Malmsteen prédomine mais on ressent les influences de groupes de death mélodique comme Soilwork. Le rendu est aussi alléchant que ça. Le groupe pousse même la comparaison jusqu’à Evergrey, et à la limite pourquoi pas.

En ce qui concerne le chant c’est du gros lourd. Jonas Heidgert est un excellent chanteur, pas trop aigu, mais pas trop rauque quand même, sa voix se mêle parfaitement à la musique prodiguée. Pour l’occasion il se trouve accompagné dans sa lutte pour un disque meilleur d’un chant féminin envoûtant et de quelques pointes de chant death. L’ensemble est parfaitement homogène et cohérent.

Ce qui serait dommage, ça serait d’avoir un son déplorable, mais rassurez vous en enregistrant au studio Fredman (Dimmu Borgir pour n’en citer qu’un!), le groupe s’offre un bon gros son qui souffle comme un vent de tempête.
La mention spéciale revient à la trilogie finale « The Old House On The Hill », qui s’offre le luxe d’être quasi instrumentale mais reste captivante pendant 14 minutes. C’est peut-être le moment où l’influence néo-classique se fait le plus ressentir sans être pénible comme peut l’être notre bon vieux Yngwie par moments... Apothéose, je vous le dis moi…

Un excellent disque de heavy mélodique qui marquera par sa grande classe ce mois de novembre chargé en nouveautés. Vraiment captivant !!!!!


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Aetius - 12 Avril 2007: Tout à fait d'accord avec Julien: excellent cet album! Seul bémol: les bruitages dans les morceaux instrus, que je trouve un peu gnan-gnan et qui n'apportent à mon avis pas grand chose à l'ensemble. Ceci mis à part, tout cela vaut bien un bon 17/20.
krishna911 - 21 Fevrier 2009: un exellent album
tbc85 - 17 Octobre 2012: C'est ta chronique qui m'a donné l'envie d'acheter cet album d'un groupe que je ne connaissais pas encore. depuis j'en ai eu d'autres. Merci julien
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Chronique @ dark_omens

11 Septembre 2014

Une oeuvre admirable...

Nous espérons souvent, enchaînés à une pensée quelque peu fanatique, que l’émotion nous gagne encore à l’écoute d’une nouvelle œuvre évidente jouée par ceux qui furent, autrefois, coupables d’un premier émoi. Nous attendons donc toujours avec une fébrile impatience la nouvelle fresque de musiciens dont nous savons tout le talent. Cette habitude de ne fouler essentiellement que terres connues, nous poussant à nous intéresser surtout à ce que nous connaissons et à dédaigner parfois d’énigmatique espoir bien trop peu exposé, est la branche la plus fertile sur laquelle poussent, de temps à autres, d’étonnants bourgeons méconnus mais superbes.

Et rien ne pouvait vraiment laisser présager que Dragonland, formé en 1999, pourrait prétendre à une quelconque éclosion magnifique tant par le passé il aura produit une musique bien trop impersonnelle, Power aux reflets très similaires à celui de Rhapsody, pour véritablement offrir un quelconque intérêt. Pourtant en poursuivant sur l’idée primordiale de cette opiniâtreté salutaire à vouloir inscrire sa musique dans une vision plus personnelle, démarche entamée avec l’album Starfall, le groupe va incroyablement mûrir.

Avec ce quatrième album, Astronomy, les Suédois donnent un relief particulier à son propos, mêlent avec discernement de nombreuses influences. A la fois Heavy, à la fois symphoniques, à la fois progressives et à la fois néoclassiques, il nous démontre ici tout l’étendue de son talent. À l’énoncé d’un tel nectar, aux particularités si variées, la complexité d’une musique technique et grandiloquente, à l’incessant étalage de capacités, certes, extraordinaires mais impuissantes à véhiculer la moindre émotion, nous effleure, désagréablement, l’esprit. Pourtant Dragonland ne cède jamais à cette facilité nombriliste démonstrative, et nous offre les plaisirs simples de moments tout simplement excellents. L’emphase solennelle de son visage orchestral demeure également très mesurée et ses constructions, d’une lisibilité exemplaire. Ainsi des titres tels que l’excellent Supernova, l’admirable Cassiopeia aux voix féminines célestes superbes, mais aussi le bon Contact, par exemple, en témoignent.

Evoquons aussi un sublime Beethoven’s Nightmare, digression aux guitares et aux mélodies néoclassiques subtilement mêlées aux pianos superbement virtuoses, pour un résultat captivant. Cette pièce véritablement charmeuse, dont le propos évoque la surdité du génial compositeur allemand, lui rend un hommage vibrant. Elle se propose, subrepticement, de nous rappeler quelques-unes de ses compositions, avec notamment une très jolie improvisation autour de sa Sonate au Clair de Lune.

Dans le paysage de ces éléments soufflés par des influences diverses, unies avec un discernement délicieux, les Suédois ajoutent ceux d’origines plus extrêmes. De sorte que certains morceaux se parent, furtivement, de voix écorchées, criardes et gutturales, et de rythmes binaires agressifs, symptomatiques, toutes proportions gardées, du Thrash ou du Black. Citons, par exemple, le merveilleux Antimatter ou encore Direction Perfection.

Pour clore cet incroyable voyage, Dragonland nous propose un instrumental de près de quatorze minute articulé en un triptyque intitulé The Old House On The Hill synthétisant parfaitement le style de cette formation, exception faite, peut-être, de ces éléments plus ''extrêmes'' qui le caractérisent, ce tableau final est scénarisé de telle sorte qu’il ne laisse jamais poindre un quelconque ennui.

Nul doute qu’avec cette œuvre admirable Dragonland ne devrait avoir que considérations méritées. Pourtant, a contrario de certains de ses camarades bien moins inspirés enfermés dans un confort et une routine artistique déplorable, il ne récoltera, sans doute, jamais la juste reconnaissance née d’un album aussi réussi et aussi séduisant. Regrettable...

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edenswordrummer - 11 Septembre 2014: Je suis malheureusement d'accord avec la conclusion de ton exposé...Dragonland est trop peu connu à mon goût, et est pourtant un groupe d'exception qui n'en compte pas tant de le genre... Mais bon, pour ceux qui ont le plaisir de connaître cette formation, soyons satisfait et préparons nous a couler une heure de pur bonheur a l'écoute de ce génial Astronomy. Merci pour ta chronique qui rend justice a ce groupe admirable ! Espérons qu'ils continuent d'être aussi inspiré pour les albums a venir (que j'attend avec impatience...)
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Chronique @ belzaran

25 Octobre 2010
Dragonland est un groupe de power-metal symphonique suédois. Après quelques opus plutôt réussis, le groupe nous sort « Astronomy ». Après le côté fantasy, classique du genre, c’est le cosmos ici qui sert d’inspiration (« Supernova », « Cassiopeia », « Astronomy », « Antimatter », etc.).

La musique de Dragonland a une base assez classique pour le power-metal : le tout est très mélodique, renforcé par des synthés orchestraux très présents et des riffs de guitare techniques. Il n’est pas rare que le groupe ajoute des voix féminines afin d’enrichir son propos (« Supernova », « Cassiopeia », « Too Late for Sorrow »). Afin d’éviter un côté trop mielleux, Dragonland sait durcir également le ton par des riffs plus lourds et puissants (« Contact », « Antimatter »). La musique est ici plus mature et évite certains écueils naïfs de leurs anciennes productions. Se basant moins sur une fougue juvénile et un enthousiasme qui les caractérisaient alors, Dragonland évite une trop grande évidence et sait apporter une complexité dans sa musique. Sans être ouvertement progressifs, les morceaux n’ont pas une construction simpliste, loin de là. Moins directe et plus sombre, la musique gagne en maturité, au risque de paraître moins spontanée.

Contrairement aux autres albums, le clavier est beaucoup plus en retrait pour favoriser les ambiances plus sombres. On retrouve le côté orchestral essentiellement sur « The Book of Shadows » (interlude instrumental) et le triptyque de fin « The Old House of the Hill Chapter », pour un total de près de 15 minutes de musique sans paroles. Le tout sonne très musique de film. Pour peu que l’on y soit sensible, il y a vraiment de belles choses à retenir. On pourra seulement regretter que cet aspect orchestral soit finalement si dissocié de l’ensemble.

Mais que serait cet album sans la perle « Beethoven’s Nightmare » ? Le morceau le plus long de l’album (plus de 6 minutes) est de loin la pierre angulaire de cet « Astronomy ». Démarrant sur un riff technique et accrocheur, c’est de loin le morceau le plus tortueux de l’album. Il n’est pas rare que les groupes de metal reprennent des morceaux de compositeurs classiques, mais ici c’est fait de façon originale : des parties de différentes sonates de Beethoven se font entendre pendant le morceau (Sonates au Clair de Lune, Pathétique...). La dimension tortueuse et sombre de ce morceau permet au groupe d’atteindre un autre rang, bien plus mature que ses précédentes productions. Ironie de l’histoire, après « Beethoven’s Nightmare » suit « Too Late for Sorrow » qui sonne presque rock pour ado par sa légèreté.

Le chanteur de Dragonland assure toujours de sa voix très agréable et puissante. Elle gagne en maîtrise sur certains morceaux et les parties de chant se font parfois moins évidentes et plus originales. Certains passages ont même des voix gutturales (« Antimatter »). Ajouté à la présence de voix féminines, le tout participe à la variété de l’album.

Au niveau de la production de l’album, le son est beaucoup plus puissant et sombre que sur les précédents. Le retrait des claviers (qui étaient parfois un peu kitsch sur les anciens) participent à cet état de fait.

A la fois varié, moderne, cohérent et ambitieux, Dragonland marque avec « Astronomy » une avancée majeure dans sa progression. Plus sombre et moins naïf, cet album permet au groupe de gagner indéniablement en épaisseur et en profondeur.

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MikeSlave - 26 Octobre 2010: superbe album acheté sur les conseils de mon disquaire.
edenswordrummer - 27 Janvier 2014: Merci pour ta chronique, tout est dit :) album qui alterne avec maturité le sombre et le pompeux, enchaînant les surprises, j'aime beaucoup les interventions death sur "Antimatter" et "Direction : perfection"
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