Seven Bells

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Nom du groupe Secrets Of The Moon
Nom de l'album Seven Bells
Type Album
Date de parution 16 Mars 2012
Enregistré à Woodshed Studio
Style MusicalBlack Progressif
Membres possèdant cet album60

Tracklist

1. Seven Bells 07:10
2. Goathead 06:28
3. Serpent Messiah 07:00
4. Blood into Wine 05:39
5. Worship 09:16
6. Nyx 11:53
7. The Three Beggars (Satan's Church)12:34
Total playing time 59:20

Chronique @ growler

02 Décembre 2014

la force de cet opus réside bien dans le côté insidieux du groupe

Secret Of The Moon est un combo allemand originaire de Osnabruck en Basse-Saxe (Allemagne) et fondé en 1995. Du "black-métal" de leur début, Secret Of The Moon officie désormais dans un "black/dark métal", très noir et très malsain. "Seven Bells", qui fait suite à l'excellentissime "Privilegium" qui était sorti 3 ans auparavant, a été mixé par Tom Gabriel Fischer de Celtic Frost qui a une très grande connaissance en matière de noirceur et d'ambiance lourde et pesante.

Des bruits de cloches nous accueillent en guise d'introduction du disque et du premier morceau éponyme de celui-ci. Elles seront d'ailleurs très présentes tout au long de l'album, appuyant encore plus la marche funèbre à laquelle nous allons participer. A l'instar de "Seven Bells", le premier titre qui est sinueux et très glauque, "Goathead" suit le même chemin, avec une pointe d'agressivité en plus et ponctué par un break complètement "doomesque". Les autres morceaux s'enchaînent de la même manière de façon oppressante et écrasante. Les guitares sont tranchantes, la basse bien ronde et la batterie pilonne tout sur son passage. La production de Tom Gabriel Fischer colle bien au propos du groupe et rend l'atmosphère encore plus obscure.

Secret Of The Moon sait varier les plaisirs avec beaucoup de changements de rythmes comme sur "Serpent messiah", qui alterne parties alambiquées et parties ultra-lourdes, mais aussi "The three beggars" qui débute sur un rythme effréné pour finir en "doom" pachydermique.

La grande faiblesse de "Seven Bells", qui peut être aussi sa force, est qu'il est beaucoup moins immédiat et accessible que son illustre prédécesseur "Privilegium", plusieurs écoutes assidues seront nécessaire pour pénétrer cet opus. Il manque également quelques structures plus soutenues et des riffs communicatifs sur cet album. Aussi, et toujours en comparaison avec "Privilegium", les guitares et le chant sont moins présents et laissent place à des plans plus étirés, qui, sur la durée, confine à l'ennui. Puis, le côté très opaque de "Seven Bells" pourra faire peur de prime abord à tous les néophytes qui seront sans doute rebutés par le côté très malsain de la chose.

Au final, l'écoute de "Seven Bells" laisse une impression mitigée. Certes, la force de cet opus réside bien dans le côté insidieux du groupe, soutenu par une production très à la hauteur, mais, les structures étirées, le manque de complexité, les longues pauses au milieu de certains morceaux, rendent le tout assez ennuyeux sur la longueur. Il est certains que les fans purs et durs apprécieront, quant aux autres....à vous de vous faire un avis.

1 Commentaire

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GoddamnBiniou - 02 Décembre 2014: On peut sans difficulté aucune ressentir l’influence de Tom G. Warrior sur cette galette mais le groupe arrive mieux à trouver l’équilibre entre agression, calme et lourdeur que sur Privilegium.
Ainsi, si l’album est certainement insidieux, il n’en est pas moins efficace. Tout du moins quand on considère le mélange un peu casse-gueule que joue le groupe.
Il contient à mon sens assez d’accroche pour interloquer l’auditeur un tant soit peu curieux à bien se pencher dessus et à s’en imprégner.
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