L'embarras qui étreindra votre humble serviteur à l'aube de la rédaction de la chronique visant à décortiquer le contenu de ce
Revolution, nouvel effort des Américains de
Lynch Mob paru en cette année 2003, est des plus gênantes. Car, en effet, voilà bien un disque sur lequel l'analyse précise et sérieuse ne pourra être autre que succincte, et ou ce qu'il nous restera à dire ne sera que vain verbiage volubile pédant (la spécialité de votre modeste obligé, soit dit en passant). Une fois qu'il aura été dit que cette œuvre reprends, en grande partie, certains des titres des albums de Georges
Lynch et de ses nouveaux anciens acolytes de
Lynch Mob, essentiellement de
Wicked Sensation (1990) et de
Lynch Mob (1992), agrémentés de quelques morceaux des albums de
Dokken, principalement de Breaking The Chains (1983), de Tooth
And Nail (1984) et de Back For The
Attack (1987); une fois que ce constat aura été écrit, disais-je, tout aura été dit. Tout, ou presque. Mais que pourrions donc dire d'autre?
Eventuellement, nous pourrions encore évoquer le dévouement d'un groupe qui, plutôt que de se contenter de compiler des titres puisés complaisamment à l'aune de la subjectivité des gouts de ses musiciens au cœur d'albums divers, aura fait l'effort de les réenregistrer en des versions plus modernes, sensiblement plus Heavy, sensiblement plus rapides et sensiblement plus incisives.
Accessoirement nous pourrions aussi parler du line up du groupe composé, cette fois ci, bien évidemment, de Georges
Lynch à la guitare, de Robert
Mason au chant, de Michael Frowein à la batterie et d'Anthony Esposito à la basse.
Probablement que nous pourrions aussi dire que la sélection des pistes composant ce
Revolution négligeant en tous point un
Syzygy (1998) et un
Smoke This (1999) confirme davantage encore l'hypothèse selon laquelle le groupe n'assumerait pas totalement ces deux derniers. Un postulat plausible formulé par mes soins et dont les premiers signes tangibles pouvaient déjà naitre à la vue du choix des chansons retenues sur
Evil:
Live (2003).
Il ne nous resterait plus alors qu'à nous réjouir du plaisir que nous offre la relecture de créations telles que
Tangled in the Web, All I Want, She's
Evil but She's Mine,
Cold Is the
Heart mais aussi, par exemple,
Wicked Sensation tout en regrettant que leurs nouvelles versions n'apportent pas véritablement de changements à des morceaux constituant, tout de même, un catalogue, désormais, vieux de plusieurs années. Un reproche que ne pourra pas vraiment atténuer la revisite pourtant excellentes des pistes de
Dokken telle que celle effectuée sur les superbes Tooth and Nail,
Kiss of Death ou encore, par exemple, Breaking the Chains. Même si ces derniers apportent un certain renouveau, il serait sans doute temps, pour le groupe, de composer du matériel réellement neuf.
Nous pourrions, pour conclure, déplorer que le contraste est plus net lorsque
Lynch Mob réactualise les anciens titres de
Dokken que lorsqu'il s'attaque à ses propres travaux forcément plus récents
Mais hormis ces quelques éléments concis, que pourrions nous dire d'autre? Rien, sans doute.
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