Resurrection Macabre

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Nom du groupe Pestilence
Nom de l'album Resurrection Macabre
Type Album
Date de parution 16 Mars 2009
Enregistré à Hansen Studio
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album127

Tracklist

1.
 Devouring Frenzy
 02:54
2.
 Horror Detox
 03:20
3.
 Fiend
 03:29
4.
 Hate Suicide
 04:18
5.
 Synthetic Grotesque
 03:57
6.
 Neuro Dissonance
 03:28
7.
 Dehydrated II
 03:47
8.
 Resurrection Macabre
 03:47
9.
 Hangman
 02:52
10.
 Y2H
 03:39
11.
 In Sickness and Death
 05:00

Durée totale : 40:31


Chronique @ uberallescalifornia

11 Avril 2009
O combien excitant pour tous les vieux de la vieille qui comme moi découvrirent le groupe avec "Malleus Maleficarum", le retour de Pestilence pouvait inquiéter... Entre les déclarations de Patrick Mameli, véritable poumon et principal compositeur du groupe, nous annonçant que ce serait "l'album le plus technique et le plus brutal de Pestilence", et l'album de C-187 sorti il y a 2 ans, sur lequel Mameli et Tony Choy se faisaient la main et qui ne m'avait pas franchement convaincu, ça fleurait un peu le coup tordu du come-back en carton. Autant dire que cet album suscite une attente immense de la part des vieux fans sevrés depuis 15 ans maintenant, et en même temps une certaine méfiance quand à leur évolution "brutale" et "technique", la scène ayant connu dans ces deux domaines une mutation pour le moins radicale depuis la retraite des Hollandais en 93.

Autant le dire tout de suite, en matière de technique et de brutalité, Pestilence ne nous bouscule pas si on se réfère aux niveaux auxquels il nous avait habitués. A tous les points de vue, on se situe entre "Consuming Impulse" et "Testimony of the Ancients", disons pour le premier au niveau compos et le deuxième au niveau son.

Une qualité à double tranchant, si j'ose dire ; on est rassuré par la qualité indiscutable des morceaux, c'est certain, Pestilence a conservé le sens du riff qui tue, même si on aimerait parfois un son un peu plus épais, un peu moins propre, comme sur le morceau titre où un peu de lourdeur supplémentaire serait la bienvenue. Ceci dit, sur ce morceau comme sur de nombreux autres, comme "Devouring frienzy" ou "Horror detox", le groupe conserve sa capacité à construire des arrangements hyper bien ficelés, le riff principal de "Y2H" en est le modèle. On retrouve la capacité à broder autour d'un riff assez simple des petites merveilles de compo, qui firent en leur temps le bonheur de morceaux tels que "Echoes of death" ou "Defy thy master" sur l'album Consuming Impulse. Bref du bon death metal, bien balancé et efficace, et onze titres homogènes, qui même si ils sont en retrait par rapport au niveau de brutalité ambiant en cette année 2009, n'en donnent pas moins l'envie de secouer furieusement la tête.

Le revers de la médaille, et j'entends déjà les critiques que ne manqueront pas de faire les nombreux vieux fans du groupe vis à vis de cet album, c'est précisément cette efficacité. Ce confort diront sans doute certains, qui attendaient plutôt la suite de Spheres, il est sûr que cette option pouvait s'avérer autrement plus délicate pour un groupe en recomposition. Personnellement, l'album sus-cité m'a toujours assez barbé, et pour ma part j'en reste au stade de la satisfaction de voir un bon travail d'artisan, bien construit et bien exécuté.

Il est certain que l'on pouvait attendre un peu plus de prise de risques de la part d'un groupe de la trempe de Pestilence, qui fut en son époque l'un des plus novateurs de la scène death. Et puis le but était sans doute une reprise de contact avec le public, comme les trois reprises qui terminent l'album pourraient vouloir le dire. Certains crieront au geste commercial, pour ma part la façon qu'a eu le groupe d'impliquer les fans par le vote des morceaux favoris sur leur site, je trouve ça plutôt sympa et bon enfant. C'est vrai qu'il y a des imperfections sur cet album, des attentes qui ne sont pas vraiment comblées...Ceci dit, si il y a une chose avec laquelle le groupe n'a pas transigé, c'est bien la qualité des compos, ce qui est quand même l'essentiel.

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Fabien - 24 Juin 2009: J’écoute Resurrection Macabre sans cesse, espérant enfin obtenir le déclic me permettant de mieux l’apprécier, mais rien ne se passe de mieux, désespérément. Les compositions de Patrick Mameli sont certes bien ficelées, bénéficiant d’une structure rythmique très solide, mais défilent sans grande amplitude, parfois même un brin poussives.

En outre, lors de l’écoute, j’ai toujours ce sentiment fâcheux d’entendre un mixage moyen entre Consuming Impulse & Testimony of the Ancients, comme si Patrick Mameli avait gardé sous le coude les idées les moins intéressantes des deux joyaux, pour sortir son nouvel album.

Histoire de comparer avec quelques vieux briscards, Thanatos & Seance ont lâché des Justified Genocide et Awakening of the Gods certes sans prétention technique et très typés deathtrash 80/90, mais bien plus fougueux et percutants. Le come-back d’Asphyx s’annonce également prometteur, notamment en considérant le très bon Wings of Inferno de 2000 et la réintégration du maître Martin Van Drunen au chant (il manque juste Eric Daniels à la guitare).

Bref, retour en demi-teinte de Pestilence à mes yeux, qui peut toutefois nous réserver encore de très bonnes surprises à l’avenir. La passion semble intacte, et le groupe ne sent pas encore la moisissure d’un Obituary. Autre élément d’importance, Patrick Uterwijk n’a participé ni à l’élaboration, ni à l’enregistrement de Resurrection Macabre. Désormais réunis, les deux guitaristes ont largement les moyens de mettre le feu aux poudres.

Fabien.
 
ebelectricite - 22 Août 2009: Un album qui, à la première écoute ne ma pas du tout emballé, néanmoins j'insiste, et ma première impression a tendance à disparaitre.
Pas si mal finalement même si ce n'est pas "testimony of the ancient".
Fabien - 21 Septembre 2009: Sans changer mon précédent commentaire dans le fond, ni ma notation finale, restant intimement convaincu que Pestilence peut poursuivre sur un comme back bien plus fracassant, je tiens toutefois à modifier quelques peu la couleur de mes anciens propos. A l’instar de l’Evolution Through Revolution de Brutal Truth (dans un autre registre), Resurrection Macabre est un album qui vieillit très bien sur ma platine, cumulant déjà un nombre d’écoutes conséquent, que bien d’autres disques que j’ai acquis durant cette année 2009 ne possèdent pas à l’heure actuelle. Et c’est précisément cette durée de vie, l’épreuve ultime, qui compte au final.

Donc oui, Resurrection Macabre ne possède pas l’ambition d’un Cosmogenesis ou la puissance d’un Evangelion, sortis en cette même année 2009, mais referme en revanche un mordant, une technique et un parfum old school qui me séduisent au fil des écoutes, à l’image d’Horror Detox, Fiend, Synthetic Grotesque & son redoutable titre éponyme, dont je n’arrive plus à me passer désormais.

Cult of Death.
Fabien.
krakoukass56 - 24 Septembre 2015: Pour ma part je trouve que le groupe a un peu le cul entre deux chaises sur cet album.

On a d'un côté une volonté de moderniser la musique (un son très froid et chirurgical, des cassures, des dissonances, des harmoniques étirées, bref musicalement je ne vois pas bien le "parfum old-school", au contraire ça sonne parfois carrément à la Gojira, comme sur le morceau titre).

Et de l'autre, on a l'impression que Pestilence s'accroche péniblement à son glorieux passé (Dehydrated II qui inclut le riff principal de la première mouture ouvrant Consuming Impulse, et donc les 3 bonus tracks, mais aussi l' "Ancient Mechanical Ball" de SeaGrave, qui apparaît tout de même trois fois dans le digipack).

Après, y'a aussi un gros manque de variété dans les riffs, un côté minimaliste parfois qui perso ne me convainc pas des masses. Prenez le dernier morceau In Sickness and Death, il ne comprend que 3 riffs en tout et pour tout. C'est léger quand même.

Certains lyrics sont un peu plan-plan aussi je trouve, ou pas franchement très inspirés "Y2H... This is the year to hate..."... mouais (sans parler de l'expression "Y2K" plutôt usitée début des années 2000, enfin bref...).

Album correct, irréprochable au niveau de l'exécution cela va sans dire, de bonnes idées aussi, mais pas non plus inoubliable.
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