Regiment Ragnarok

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Nom du groupe Panzerchrist
Nom de l'album Regiment Ragnarok
Type Album
Date de parution 18 Avril 2011
Style MusicalDeath Black
Membres possèdant cet album51

Tracklist

1. Prevail 03:49
2. Panzer Regiment Jylland 03:44
3. Metal Tribes 05:00
4. Impact 03:32
5. For the Iron Cross 04:18
6. We March as One 03:52
7. The Armour of Armageddon 03:28
8. Ode to a Cluster Bomb 04:39
9. King Tiger 03:22
10. Feuersturm 05:24
11. Time for the Elite 01:02
12. Trenches 03:29
Total playing time 45:39

Chronique @ BEERGRINDER

21 Mai 2011

le général Enevoldsen et ses troupes sortent victorieux de cette bataille

Voici un retour qui paraissait improbable, on croyait le Panzer définitivement rouillé, sur cales, le moteur grippé et l’armement hors d’usage. Après les forfaits successifs de Bo Summer voulant se consacrer à Illdisposed (quand on écoute le résultat, on se demande bien ce qu’il fait dans ce navire), de Reno Killerich préférant jouer le marteleur session de luxe chez Dimmu Borgir ou Hate Eternal, et aussi de Rasmus Henriksen parti enregistrer l’excellent premier album de Die, Michael Enevoldsen se retrouvait quasiment à poil.
Pourtant le bonhomme est têtu, après avoir gardé Lasse Bak (basse) à ses côtés, recruté Mads Lauridsen (ex Konkhra) à la batterie, essayé plusieurs chanteurs pour embaucher finalement Magnus Jorgensen, et réussi à faire revenir au bercail Rasmus H., il a remis en route le vieux blindé qu’on croyait bon pour la casse, dégotant même une signature Listenable très recherchée. Ainsi fut forgé le sixième opus des danois, Regiment Ragnarok (2011) : dans l’adversité et la difficulté mais sans jamais rendre les armes !

Avec tous ces bouleversements on ne savait pas trop quoi attendre du quintet, le traditionnel char toujours présent sur la pochette tend à rassurer l’aficionado du combo, cela dit l’artwork d’ensemble est carrément minimaliste et bâclé, genre je brode sur tout le livret avec un logo de tank à l’ail…
Malgré ce côté visuel assez pauvre qui n’aide pas à rentrer dans le disque, Prevail nous arrive dans la gueule comme un obus de 75 mm avec une attaque qui n’est pas sans rappeler le riff central de Zum Gegenstoss (Soul Collector), la suite est plus surprenante, lorgnant vers le Black Metal avec des guitares rappelant Naglfar. Même si Lauridsen n’a pas le talent de Killerich, force est de constater qu’il s’en sort plutôt bien, proposant un jeu intense et bourrin qui sied parfaitement au groupe de Aarhus, preuve sur le furieux Impact où il ne débande guère. Magnus Jorgensen quant à lui, remplit son rôle de vocaliste avec conviction, même si lui aussi souffre de la comparaison avec le timbre caractéristique et puissant de Bo Summer.

Sur Panzer Regiment Jylland c’est la guerre à l’état pur, leur Death / Black très rapide et intense ne laisse aucun moment de répit, avec des salves précises et ciblées comme sur le chant de bataille (00 : 34). Finalement le style Panzerchrist est préservé, toutefois les influences Black initiées sur Battalion Beast se font encore plus présentes et donnent à l’ensemble une furie non négligeable, en contrepartie leur musique se fait moins écrasante que sur Room Service, même si Metal Tribes notamment, sait aussi jouer sur le côté lourd avec salves continuelles de double pédale.
Même si les vieux fans comme votre serviteur ont eu un peu de mal à digérer pleinement ces plans Black Metal plus présents que jamais, le mélange s’avère tenir la route, notamment sur Ode to a Cluster Bomb sonnant quasiment comme du Evil Black / Death à la Belphegor.

Un des moments forts de ce disque est sans conteste l’enchaînement King Tiger / Feursturm, arrachant tout sur son passage comme aux plus grandes heures du groupe, Lauridsen y montre une maîtrise impressionnante des gravity-blast. Comme expliqué précédemment, certains schémas Black vraiment mélodiques sont déroutants à la première écoute, mais se fondent finalement bien dans l’ensemble, c’est le cas du début de For the Iron Cross, avant que la mitraille ne se mette en route à 00 : 45, un titre qui n’est pas sans rappeler le Black brutal de Marduk.

Certes Regiment Ragnarok n’atteint pas le niveau du terrible duo Soul Collector / Room Service, mais contre toute attente le général Enevoldsen et ses troupes sortent victorieux de cette bataille, ne laissant derrière eux que des ruines, preuve d’une efficacité retrouvée de l’artillerie lourde. La deuxième bonne nouvelle est que Panzerchrist n’est plus un projet annexe de différents musiciens, la colonne blindée a désormais l’intention de se produire live et ouvrir le feu sur scène autant que faire se peut.
Après avoir été mis en ballottage par les bonnes (voire excellentes) sorties des disques de The Cleansing ou Die, Panzerchrist répond avec Regiment Ragnarok aux arguments offensifs au moins équivalents et reprend sa place au sommet de la hiérarchie du Death Metal danois.

BG

10 Commentaires

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MCGRE - 22 Mai 2011: Ah moi c'est grâce a BG que j'ai découvert PANZERCHRIST avec roomservice , et celui ci Regiment Ragnarok je le trouve terrible .
NICOS - 27 Avril 2013: Tout a fait excellent. Meilleur que son prédécesseur. Vu Battalion, on ne s'attendait pas à un deuxieme Room service.
BEERGRINDER - 27 Avril 2013: Ah ? Moi je trouve que ce Regiment Ragnarok n'a pas grand chose à voir avec Room Service, ne serait ce qu'au niveau de la production complètement différente et bien moins puissante. De plus leur musique est beaucoup plus Black Metal que sur Room Service.
NICOS - 27 Avril 2013: Il n'a justement rien à voir avec room service. Je me suis mal exprimé. Je voulais dire :" Vu Battalion, on ne pouvait pas s'attendre à un nouveau room service" !
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