Pornograffitti

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17/20
Nom du groupe Extreme (USA)
Nom de l'album Pornograffitti
Type Album
Date de parution 07 Août 1990
Style MusicalHeavy Rock
Membres possèdant cet album291

Tracklist

Re-Issue in 2014 by A And M Records with a bonusdisc
1. Decadence Dance
2. Lil' Jack Horny
3. When I'm President
4. Get the Funk Out
5. More Than Words
6. Money (in God We Trust)
7. It ('s a Monster)
8. Pornograffitti
9. When I First Kissed You
10. Suzi (Wants Her All Day What ?)
11. He-Man Woman Hater
12. Song for Love
13. Hole Hearted
BONUS DISC (Re-Issue 2014)
1. More Than Words (Remix)
2. Nice Place to Visit (Single B-Side)
3. More Than Words (Edit)
4. Decadence Dance (Edit)
5. Money (in God We Trust) (Edit)
6. More Than Words (Acappella)
7. Get the Funk Out (What The Funk? Mix)
8. More Than Words (Acappella with Congas)
9. Get the Funk Out (12' Remix)
10. Sex 'n Love (Single B-Side)

Chronique @ Waltari13

28 Fevrier 2010
Je commence la rédaction de cette chronique en ne sachant pas à propos de quel album je vais discutailler… D’ailleurs c’est bien connu, la musique ça ne se discute pas, ça s’écoute ! Mais bon, comme il faut écrire des chroniques et que c’est un principe sur ce site, ça me permettra toujours de récolter 15 points comme à l’eurovision…
France : Fifty Points !

Extreme, « Pornograffitti » vous connaissez ? Les hardos et les métalleux que nous sommes peut être… Et concernant le grand public ? Celui des médias, de la télévision, des radios et de la bienséance de nos sociétés formatées à coup de matraquage publicitaire ? Non... En tout cas pas vraiment sous ce nom là… Par contre, dès qu’on parle de More Than Words, c’est tout un peuple qui se lève au son de ces trois mots qui prennent une signification quasi-universelle, comme s’il y avait plus d’amour dans cette expression que dans le simple mot Amour.
More Than Words et son clip. Les quatre beau gosses qui débranchent leurs guitares et se mettent à jouer cette magnifique ballade. Sexy au possible la chanson ! Qui n’a pas…hum…enfin vous voyez ce que je veux dire… jouer aux cartes avec son ou sa partenaire sur cette chanson !… Allez, ne mentez pas petits romantiques que vous êtes… Je suis même prêt à parier que des personnes actuellement fans de Michel Sardou, Eve Angeli ou voire même de R’n’B ont déjà fait l’amour sur cette chanson…
More Than Words ! Plus que les mots, littéralement. Il n’y a pas besoin d’en dire plus pour démontrer que tout le monde connait, a connu, ou connaitra l’amour…

Cependant la question qu’il faut se poser est la suivante : que peut bien cacher l’album contenant ce splendide et universel hymne à nos petits cœurs frémissants d’amour larmoyant ?
Et bien, un putain de bon gros Hard Rock de virtuoses supra groovy/fonky pour bar à putes du fin fond du Massachusetts ! Vous voyez le genre ? Je vais pas vous faire un dessin quoi, il y a des streap teaseuses, des gros mecs en chemises de bucheron à carreaux rouge et noir et quelques types cravatés et en déplacement torchés au wisky prêt à ramener la chtouille à bobonne en rentrant chez eux. Pornograffitti est un album vulgaire comme un rouge à lèvre trop voyant qui dépasse du coin d’une bouche à pipe. Pornograffitti c’est du Hard Rock de cabaretier et on imagine bien des danseuses de French Cancan se trémousser au milieu de nos quatres garçons durant le titre d’ouverture, le bien nommé « Decadence Dance ». Et ce ne sont pas les cuivres utilisés dès le groovy en diable « Li’l Jack Horny » et tout au long de l’album qui vont nous éloigner de cette ambiance cabaret/bar à putes…

Pornograffitti c’est aussi la découverte d’un grand guitariste. Même si on percevait déjà le niveau supérieur du bonhomme sur le précédent album passé totalement inaperçu, on découvre ici un véritable guitar-hero. Nuno Bettencourt est un grand monsieur, un monstre, une bestiasse de la guitare ! Il sait tout faire, de la descente de manche d’une vitesse ahurissante, aux sauts de cordes, tapping, sweeping, riffing d’une inventivité hors norme funky, groovy, punky… Ce mec là sait tout faire je vous dis ! Même en acoustique il en démontre à plus d’un sur « Hole Hearted »… Mais là où il se différencie largement de ses compères virtuoses, c’est dans sa grande capacité à faire croire que tout ce vocabulaire technico-guitaristique coule de source. Quand on écoute des titres tels que « Get the Funk Out », « Pornograffitti » et leur furie Fonky ou l’archétypique tube Hard Rock festif qu’est « Money (In God We Trust) » on ne se rend pas vraiment compte qu’il y a un grand virtuose derrière tout ceci tant c’est calibré, racé, fun et efficace. Mais si vous essayez de vous attaquer aux partitions vous allez faire bobo à vos pauvres petits doigts ! Nuno est un guitar-hero capable de jouer réellement dans un groupe sans envahir les plates bandes de ses petits camarades, ce qui est une chose rare chez ces gens là souvent gorgés de désir de grandeur dans l’autosatisfaction… Et je n’ai pas dit branlette ! D’ailleurs si Pornograffitti sonne véritablement comme l’œuvre d’un groupe, ce ne sera pas le cas avec les deux albums suivants.
Ici, chaque titre est un parfait équilibre entre les dynamiques groove de la guitare gorgée de feeling, une bass d’un carré intouchable, sans oublié un batteur (Paul Geary) qui avec une économie de moyens (caisse claire, grosse caisse, charley, cloche, une cymbale et rien d’autre ! ou si peu…) nous sort des dynamiques qui donneront éternellement envie de danser aux heureux possesseurs de cet album. Chœurs cabaret fun sur plusieurs refrains, ballade jazzy New Yorkaise (« When I First Kissed You »), final hippie/country (« Hole Hearted »), intro rappé sur « When I’m President », Gary Cherone est un chanteur Hard Rock atypique qui apporte beaucoup dans le côté Fusion qui donne à ce disque une saveur supplémentaire.
Attention, on est loin de Fishbone, des Red Hot ou Faith No More. Extreme reste très typé Hard Rock classique. Mais la grande diversité de l’album ainsi que ce groove constant guitare/batterie ont bien souvent fait passer Extreme pour un groupe de Fusion. Au final, je dirais qu’avec Extreme nous sommes dans un registre plus proche d’un Aerosmith version fun et funky que de Living Colour.

Ovni discographique en ce début des années 90 où le hard était devenu totalement has-been, Pornograffitti reste un album qui compte et qui comptera, et pas seulement comme l’album de la découverte d’un prodige de la guitare mais comme d’un album pas ennuyeux une seule seconde dans lequel on se plaira toujours à se vautrer, comme dans une chaire peinturlurée toujours prête à nous satisfaire ! Et c’est justement tout ce qu’on demande à un album de Hard Rock. Virtuose, ou pas !

Ah oui, j’allais oublier… Vous connaissez la ballade « Mort Than Machin » là ? Je l’ai entendu l’autre jour à la radio c’est un magnifique titre à propos de l’amour qui me rappelle de langoureux souvenirs nostalgiques mais je n’arrive plus à me rappeler le nom du groupe… Un groupe pop là il me semble… Ex machin là… Je sais plus ! M’enfin… Si vous pouviez m’aider…
Merci d’avance.

W'13 le 28/02/2010

10 Commentaires

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ZazPanzer - 19 Septembre 2011: Je n'avais pas accroché plus que ça à cet album quand je l'ai découvert et je me demande pourquoi quand je le réécoute aujourd'hui. Quel groove ! Juste énorme. Merci pour la chro.
olivierbarbery - 28 Fevrier 2012: Très bonne chro.
Un album phénoménal effectivement. Du groove, du funk, du metal, et des riffs réinventés par le sieur Nino.
Je recommande vivement
Laloutre - 05 Décembre 2012: Alors là, ta chronique mon gars, elle est excellente !! Je me suis fendu la poire tout du long :) ! Et tu as bien raison : quel p... de bon vieux gros hard bien d'chez nous... enfin j'me comprends ! Je m'étais un peu éloignée de cet album durant quelques années et là, depuis quelques temps j'me suis dit "tiens si je ressortais un bon vieux Nuno et ses potes ?". Et là... l'hallu totale !! Je les ai carrément redécouverts, un groove de fou, un son de malade, de la pêche, tout est en cohésion parfaite ! Avec l'aaaage n'est ce pas, nous apprécions mieux les bonnes choses. Au point que j'ai viré ma vieille K7 pourrie pour un bon cd tout neuf, difficilement trouvable d'ailleurs ! Et pas de téléchargement qui tienne là !! Ces mecs là, sérieux, c'est juste des tueurs ! Gary au niveau chant, chapeau bas et Nuno alors là... Pppff, je crois que quand on a dit "Nuno" on a tout dit ! Quel talent !!!! :)
darthangel - 04 Août 2013: Toute ma jeunesse cet album. Je le trouve excellent même si les mélanges de genres sont un peu too much : rap, crooner, des bons cuivres, de la bonne gratte electrique, folk, 12 cordes. des merveilles techniques et soloistiques (je pense au vol du bourdon version tapping en intro). La navigation à vue sur cet album est à mon avis ce qui fait son charme et ce qui a aussi "perdu" bon nombre de metalleux purs et durs. On écoute pas un album "monolithique" on a des albums et c'est pour tout les goûts. Peut être pour trop de goûts diront les mauvaises langues. Un bon moment de délire que je me réécoute régulièrement parce que ça fout la pêche ! imparable ce truc là. Pour ce qui est de la chronique, le métal n'est pas tombé en désuétude ni has been dans les années 90. J'ai plongé dedans dans le milieux des années 80 ou c'était la folie mais les années 90 nous ont réservées des surprises sympas : RATM, Pearl Jam, Soundgarden, urban dance squad, silmarils... faudrait pas déconner non plus. la première moitié des années 90 ont été assez expérimentales et orientée cross over. Enfin c'est mon avis
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