III Sides to Every Story

Liste des groupes Heavy Rock Extreme (USA) III Sides to Every Story
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Nom du groupe Extreme (USA)
Nom de l'album III Sides to Every Story
Type Album
Date de parution 1992
Style MusicalHeavy Rock
Membres possèdant cet album193

Tracklist

1. Warheads 05:18
2. Rest in Peace 06:02
3. Politicalamity 05:04
4. Color Me Blind 05:01
5. Cupid's Dead 05:56
6. Peacemaker Die 06:03
7. Seven Sundays 04:18
8. Tragic Comic 04:45
9. Our Father 04:02
10. Stop the World 05:58
11. God Isn't Dead ? 02:02
12. Everything Under the Sun
a/ Rise 'n' Shine 06:23
b/ Am I Ever Gonna Change 06:57
c/ Who Cares ? 08:19
Total playing time 1:16:03

Chronique @ dark_omens

11 Avril 2017

Réconciliation...

Longtemps je suis resté enfermé dans cette rancœur que m'avaient procurées les premières écoutes de ce III Sides to Every Story, troisième opus des Américains d'Extreme sorti en 1995. Il y avait sur leur précédent opus, l'excellent Pornograffitti, une simplicité et une spontanéité qu'ils avaient parfaitement su mêler à des aspiration plus exotiques en un équilibre parfaitement parfait que ce nouvel effort, aux propos nettement plus travaillés, nettement plus ambitieux et, n'ayons pas peur des mots, nettement plus abscons n'avait, selon moi, pas su retrouver. Plusieurs décennies plus tard, il était largement temps de redonner une nouvelle chance à cet opus.

Articulé autour du concept des différentes versions d'une même histoire, l'album se découpe en trois parties distinctes. La première, Yours, est la plus classique avec ce Hard Rock.si typique dans lequel Gary Cherone et ses petits camarades excellent. La seconde, Mine, est plus expérimentale, les guitares y sont moins présentes. Quant à la troisième, The Truth, elle, elle est carrément Progressive.


Yours, ou "Longueurs et des cadences":

Quel est la bonne longueur pour un titre? A cette question cruciale chacun ira de sa propre réponse. Certains au pragmatisme déroutant et au cynisme patent quantifieront la chose en minutes et secondes. D'autres, plus rêveurs et fantasques, dont je fais indiscutablement partis, répondrons plutôt quelque chose du genre, quand tout a été dit.

Prenons, par exemple, Rest in Peace, un titre plutôt sympathique au demeurant avec ces jolies notes de violons du début bientôt suivis par couplets et refrains en une construction séduisante. Le tout s'enchaine plutôt sympathiquement donnant un morceau plutôt agréable à l'écoute. Sauf que, selon moi, à partir de 4min 30s très précisément il s'éteint complètement semblant n'avoir plus rien à dire. Un peu comme si Extreme se regardait jouer franchissant cette limite ténue entre "ambition" et "prétention". Le pire étant même atteint avec cette énième reprise du refrain qui clôt dans une ambiance douce et acoustique la piste. Pourquoi? Aucune idée.

Avec Cupid's Dead ce sont même plus de 2min, les dernières, où les Bostoniens nous assomment de leur incroyable technicité en un phrasé très Groovy mais presque labyrinthique. On peine, en effet, à comprendre où ils souhaitent nous emmener.

En outre il y a dans l'enchainement de certains titres de cette première partie une certaine maladresse étonnante. Rest in Peace et Politicalamity sont, en effet, construit sur un phrasé rythmique, et autour d'une cadence, un peu similaire. Du coup on a parfois du mal à les distinguer.


Hers, ou "Langueurs et Des illusions":

Ce second tiers démarre sur Seven Sunday, une ballade aux pianos un peu dans l'esprit de When I Firts Kissed you. Le souci c'est que ce titre n'a pas vraiment le charme de ce dernier. C'est même une piste plutôt lambda.

Tout comme d'ailleurs ce Tragic Comic aux accents Pop Rock qui le suit.


The Truth, ou "Rythmes et dédoublement"

Là encore, le problème vient, selon moi, essentiellement, de ces rythmes assez lents et contemplatifs dans lesquels Extreme essaye tant bien que mal de nous entrainer. Mais aussi de ces longueurs. Et ce d'autant plus que le groupe se promène dans ces lieux très mélodiques et orchestraux, langoureux et doux, loin de ce Groove chaloupé qui fit pourtant sa renommé. Tant qu'il est parfois assez difficile de le reconnaitre. Des contrés comme Who Cares et Rise 'n Shine, en sont d'ailleurs de parfaits exemples.


Mine, ou "Ma vérité":

Malgré tout ce disque a, quand même, de nombreux atouts à nous offrir. L'entrainant Warhead, l'une des pistes les moins représentatives de cet album, le sympathique Color Me Blind, un Peacemaker Die aux riffs remarquables bien amenés (cette reprise après les premiers refrains venant nous replonger dans ces couplets plus energique, un vrai bonheur...) ou encore Our Father sont autant de chansons vraiment agréable à parcourir. Tout comme Stop the World d'ailleurs.

Avec ce III Sides to Every Story, Extreme aura sans doute été trop ambitieux s'éloignant un peu trop de ces caractéristiques qui avaient pourtant fait de lui quelqu'un d'atypique et de désirable. Il aura aussi fait preuve de maladresse en voulant en faire un peu trop. Ajoutons que la période en proie à certains bouleversements artistiques n'aura sans doute pas aidé à faire de ce disque un véritable succès.

Quant à ma déception d'autrefois, les quelques jours passés à parcourir cet opus et à débusquer ses qualités m'auront, au moins, en partie, réconcilié avec lui. C'est déjà ça.

6 Commentaires

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dark_omens - 11 Avril 2017: Oui, je le connais et, pour être très franc, je suis même en train de l'écouter.

Dans le même genre de concepts subjectifs qui me font hurler de rire moi j'aime beaucoup "les morceaux de remplissage".

Nos gouts évoluent, c'est sûr. Et en réécoutant certains disques que j'ai, autrefois, boudé, je ne serais pas étonné de les trouver aussi meilleurs. Et vice et versa, bien sûr. Mais Riot...faut quand même pas déconner...lol...

Blague à part, tu pensais à quel disque de Riot?
samolice - 11 Avril 2017: "Restless Breed" bien sur. Putain, tu l'as fracassé :-) Je l'adore ce disque. Et quand on adore un disque, on a toujours envie de convaincre les détracteurs. Subjectivité...
frozenheart - 11 Avril 2017: Pourquoi tant d'animosité pour "Restless Breed" Darko? Cet album recèle tout de même de très bon morceaux tel que: Hard Lovin' Man, Restless Breed, Loanshark et Showdown que l'on retrouve sur le EP Live de 82 d'ailleurs!
Pour en revenir à Extreme je vais me le repasser et avoir peut-être un regard plus objectif sur cet opus.
dark_omens - 11 Avril 2017: Pourquoi tant d'animosité? Peut-être parce que je suis un fan inconditionnel de Speranza...

Bon d'accord je lui redonnerais sa chance au Restless Breed...
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Commentaire @ porcupine_joe

19 Fevrier 2009
Quand on me demande quel est mon album préféré de tous les temps et tous les styles, je répond inlassablement: "Sides to Every Story" de Extreme. Pourquoi ?

Parce que c'est l'album qui, lorsque je l'écoute de la première à la dernière note, me donne LE PLUS l'impression d'avoir effectué un long et magnifique voyage.
Il faut dire que le fait qu'il s'agisse d'un album-concept divisé en trois parties distinctes y aide grandement.
La première partie est celle qui ressemble le plus au Extreme de "Pornograffitti" mais avec un discours sur la guerre qui change radicalement des ambiances frivoles de ce dernier. On sent que le groupe a voulu délivrer un album plus mature, plus sérieux, basé sur un concept actuel et grave.
Ainsi dès la deuxième partie, le changement de tonalité se fait sérieusement sentir, leur hard rock se teinte de pop ("Tragic Comic" et le sublime "Stop the World") et la mélodie prend le dessus sur le groove. Et déjà, une forte mélancolie commence à poindre, exprimant la gravité d'une œuvre qui commence à prendre toute son ampleur ("God Isn't Dead?" "Our Father").

Mais le plus beau, la pièce maitresse, reste à venir. Le triptyque final "Everything Under the Sun" de plus de 20 minutes est une merveille de sensibilité et d'une beauté à tomber par terre. On en sort presque bouleversé ou en tous cas avec l'impression de tenir là l'album majeur d'un groupe qui aurait mérité d'avoir beaucoup plus de succès qu'il n'en a eu. Ne serait-ce que pour l'immense talent de chanteur de Gary Cherone (qu'il prouve plus que jamais sur leur petit dernier "Saudades de Rock") et bien sûr l'excellentissime guitariste Nuno Bettencourt.


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darthangel - 29 Août 2013: Oui et non... Il est peut être vrai qu'il livre un service minimum aussi en plus d'avoir un son clinic comme tu dis.
On pourrait aussi mettre ce défaut sur le son de la gratte qui même avec de la disto à fond sonne particulièrement précis. Dans l'ensemble ca s'ajuste bien. Il me semble que c'est volontaire ... tout comme le son façon casserole qu'on à sur And justice for All de Metallica (my favourite).
drrock - 29 Août 2013: D'une certaine façon on pourrait tout à fait dire qu'il s'agit là d'une production "parfaite", car tous les instruments sont parfaitement équilibrés entre eux, il est vrai. La batterie joue ce qu'elle a jouer et cela ne me dérange absolument en rien... Bien au contraire. Car "minimum" ne veut pas dire "minimaliste". Et je préfère une superbe assise rythmique comme c'est ici le cas, que la démonstration de force à la façon d'un Mike Portnoy (pardon pour les fans).
Quoi qu'il en soit, la production de cet album manque pour moi vraiment de punch. De là a ce que ça ait été voulu par Nuno. Ce n'est pas impossible du tout en effet.

Au plaisir.
darthangel - 30 Août 2013: c'est le concept album d'extreme... donc ca n'a pas la pêche que pouvait avoir les albums précédents. minimalisme c'est bien le terme qui correspond à cet album. il y a moins de fioritures que sur le pornograffitti. C'est pas un mal. Le travail sur le son est franchement bon voire exceptionnnel. Moi perso, c'est pratiquement l'album que je kiffe d'extreme avec pornograffiti. les deux chefs d'oeuvre de ce foutu groupe...
drrock - 31 Août 2013: "Les deux chefs d'oeuvre de ce foutu groupe" dis-tu. Et comme tu as raison.
J'ai également publié il y a peu un petit truc sur l'album suivant, Waiting for the Punch Line". Par certains aspects je l'aime encore assez. Mais ce n'est (d'évidence) déjà plus la même chose.
Quant à "Saudade de Rocks... Prrr !
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