Waiting for the Punchline

Liste des groupes Heavy Rock Extreme (USA) Waiting for the Punchline
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14/20
Nom du groupe Extreme (USA)
Nom de l'album Waiting for the Punchline
Type Album
Date de parution 1995
Style MusicalHeavy Rock
Membres possèdant cet album96

Tracklist

1. There Is No God
2. Cynical
3. Tell Me Something I Don't Know
4. Hip Today
5. Naked
6. Midnight Express
7. Leave Me Alone
8. No Respect
9. Evangilist
10. Shadow Boxing
11. Unconditionally
12. Fair Weather Friend
13. Waiting for the Punchline
Bonustracks
14. Hip Today (Edit)
15. No Respect

Chronique @ dark_omens

15 Avril 2017

D'une tristesse infinie...

Emporté par l'élan bienveillant qui m'avait conduit à reconsidérer le cas de III Sides to Every Story, troisième opus des Bostoniens d'Extreme, et, surtout, ô surprise, à revoir plutôt positivement ma position très tranchée concernant un album que je trouvais, pour résumer, trop ambitieux et trop abscons, je m'étais dit que, peut-être, son quatrième, Waiting for the Punchline, méritait, lui aussi, qu'on s'y repenche

Grossière erreur.

Pourtant le disque démarre plutôt pas mal avec un There No God et un Cynical au Hard Rock sublimé par ce Groove et par cette sensualité si particulière que ce groupe a toujours su insuffler à son art. Même si, soyons honnêtes, on est ici quand même assez loin de l'excellence de certains des titres de ce Pornograffitti qui avait révélé au monde ces musiciens surdoués.

Avec Tell Me Something I Don't Know déjà le temps se gâte. Lourde et nuageuse, trouble et étouffante, cette piste aride 'na pas grand chose d'intéressant à nous offrir. Hip Today parviendra néanmoins, tant bien que mal, à écarter un peu l'orage qui se profilait mais c'est un sursis de courte durée. Dès ce Naked au climat pesant Blues très inhabituel pour Extreme, le tonnerre gronde à nouveau. Leave Me alone toujours encore ancré dans cette pesanteur difficile à comprendre ou ce No Respect aux passages scandés très urbains, un peu à la manière de ces groupes de Fusion très tendance à l'époque (Faith No More, Red Hot Chili Peppers...) sont tellement loin de ce que l'on peut attendre d'Extreme qu'ils seront difficilement défendables.

Il y aurait bien ce Evangelist aux riffs très inspiré par Led Zeppelin nettement plus classique pour nous promettre une éclaircie mais certains de ces moments sont si étranges, que l'accalmie s'éloigne immédiatement. Et au contraire, le déluge reprend ses droits laissant des trombes d'eaux s'abattre sur nous

En outre, selon moi, un des soucis majeurs du troisième opus de ces Américains résidait dans le fait que parfois, on était en proie à cette sensation étrange de les voir, et surtout de les entendre, en pleine démonstration. Ici le drame est encore plus évident puisque au-delà des quelques titres relativement corrects déjà évoqués, on a le sentiment que Gary Cherone et ses petits camarades n'ont absolument rien à nous dire et qu'il se contente de faire étalage de leurs talents respectifs.

Prenons par exemple Midnight Express. Ce morceau instrumental inspiré par le film du même nom d'Alan Parker de 1978 n'est rien d'autre qu'un interminable témoignage des capacités guitaristique hors-norme de Nunno Bettencourt. Quel intérêt sinon, une fois encore, de confirmer ce que nous savions déjà? A savoir qu'Extreme est construit autour d'individualités remarquables mais qui peinent à s'exprimer dès lors qu'il s'agira d'user de ces dons pour manipuler de l'émotion.

Le constat concernant ce quatrième opus des Américains d'Extreme est donc cruel. Cinglant. Implacable. Non content de s'être presque totalement éloigné de ces singularités qui faisaient de lui un groupe particulier et sympathique, dénaturant donc presque totalement son image, le quartet de Boston a aussi épuisé son inspiration et oublier que la musique est avant tout vecteur d'émotions. Alors je sais que la période n'était sans doute pas propice au genre que défendait le groupe à ces débuts et que la vague Neo/Grunge a fait beaucoup de mal aux combos plus traditionnels mais ça n'explique pas tout. Loin de là.

Le clown azur perdu dans ce désert stérile ocre ornant la pochette de cet album à l'air habité par une tristesse infinie (cela dit bien moins que sur l'encart intérieur où il tient un pistolet à la main). Elle n'est cependant rien en comparaison de la notre devant ce qu'est devenu ce collectif en seulement quatre disques.

1 Commentaire

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samolice - 15 Avril 2017: Bon ben là nous sommes entièrement d'accord :-) Même le chant de Gary je le trouve moins bon sur ce disque. Je fais un peu de hors sujet mais je me suis remis il y a peu le Van Halen avec Cherone et je me suis fait chier à un point! Mais au moins lui assure pas mal au chant. Tandis que là, rien, nada, peau d'zob.
Merci pour la chro.
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Commentaire @ drrock

27 Août 2013

C'est quoi ce cirque ?

Qu'il y en aurait des choses à dire sur ce singulier quatrième album des Bostonniens d'Extreme. Il faut dire que, par comparaison avec les deux tueries que sont "Pornograffitti" et "III Sides to Every Story", "Waiting for the Punchline" aura eu de quoi déconcerter nombre de fans du groupe dès de sa sortie.

En premier lieu, on se sera de suite interroger sur le pourquoi d'une telle tonalité. L'album est sombre, noir même. Tantôt rageuse, tantôt dépressive, à l'inStar d'un "There is no god", de l'ultra agressif "No respect" ou d'"Evilangelist", les titres résument, mieux que de longs discours, l'état d'esprit qui, semble-t-il, était celui du groupe au moment d'enregistrer ce disque: La fête est fini. Comme en atteste l'illustration de sa pochette. De même, dans son édition double, un clown fait face au revolver qu'il tient tout en esquissant un léger sourire... Décidemment ! L'heure ne semble plus du tout à la fiesta dans les rangs du combo. La musique joué ici s'en ressent bien évidemment ! Mais est-ce à dire que "Waiting for the Punchline" est un album mer*ique ? Certainement pas. Et si l'on veut bien faire abstraction (aussi !!) du départ du génial Batteur qu'était Paul Geary (crédité toutefois sur 2 ou 3 morceaux) remplacé ici par Mike Mangini, tout comme celui de ne pas céder à la comparaison avec ce que le groupe nous proposait bien peu de temps auparavant, alors on parviendra, sans trop de mal, à trouver à ce disque une multitude de qualités.

A chacun bien sûr de les découvrir à sa façon. Pour ma part, "There is no god", "Tell me something I Don't Know", le remarquable instrumental acoustique "Midnight express", ou bien "Leave me alone", "No respect" et "Inconditionally" se suffisent à eux mêmes. Et si regret il y a chez moi, il est surtout à mettre sur le compte de la voix de Gary Cherrone, au timbre désormais plus brut, plus écorché. Comme dans la production de cet album... Brut on vous dit !!

Pour l'heure, waiting for a very long time.


14/20

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samolice - 04 Septembre 2013: Merci pour le texte.
Après sa lecture j'ai décidé de me repasser le skeud 2 fois histoire d'être certain de ne pas être passé à côté. Franchement, ça le fait toujours pas. Je ne retrouve (presque) rien de ce que j'apprécie chez Extreme sur leurs 3 premiers disques pourtant assez différents.
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