On the Way Back

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13/20
Nom du groupe Martiria
Nom de l'album On the Way Back
Type Album
Date de parution 2011
Style MusicalHeavy Symphonique
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1. Cantico 00:44
2. Drought 06:20
3. Apocalypse 07:21
4. Song 04:12
5. Ashes to Ashes 06:06
6. The Sower 07:52
7. Gilgamesh 05:27
8. The Slaughter of the Guilties 06:53
9. You Brought Me Sorrow 04:42
10. Twenty Eight Steps 09:08
11. On the Way Back 04:37
Total playing time 1:03:22

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Martiria


Chronique @ dark_omens

24 Juin 2016

Cette humeur noirâtre est lancinante, pesante et amère...

Plus les années passent et plus la musique de ces Italiens de Martiria s'enfonce inéluctablement dans les abymes limoneuses d'une expression sans grand intérêt. Si autrefois sursaut il y eut avec un assez moyen The Age of the Return, qu'un Time of the Truth rehaussa, avec ce On the Way Back, en cette année 2001, cette éclaircie semble passée puisque voilà revenir les nuages sombres, les cris, les douleurs...la frustration...le pire...

Comment le dire sans accabler des gens, sans aucun doute, de bonne foi et sincères? Comment ne pas tomber dans l'excès? De toute façon, il y a dans ce disque un tel arrière-goût amer et détestable qu'il n'y a aucune autre alternative sinon de le dénoncer. Cette humeur noirâtre est lancinante et pesante. Elle aura quelque chose d'insupportablement monotone que les rythmes de plus en plus lents d'une musique de plus en plus rébarbative et poussive mettent en exergue. Tout comme d'ailleurs cette production pas vraiment catastrophique mais très approximative et dilettantiste aux basses bien trop mises en avant et à la reverb envahissante.

Cette monotonie, qui, étonnamment au su de la carrière plutôt Heavy Power Metal de ces Transalpins, aura quelque chose de très Gothique et de très Doom, conjugué à la voix monocorde de Rick Anderson, voix qui de plus en plus ressemble à celle du Brésilien Spartacus, chanteur d'un Skull and Bones de sinistre mémoire, nous offrira un bien piètre spectacle ici.

Mon Dieu que ce disque fut long à écouter. Mon Dieu que ces mornes plaines grises et marécageuses furent pénibles à traverser. Jamais, ô grand jamais, opus ne m'apparut aussi étouffant et ennuyeux. Du coup, bien évidemment, au-delà de ce constat cinglant mais terriblement juste (aussi juste que ma subjectivité objective le permet), difficile d'épiloguer en long, en large et en travers sur un tel manifeste. Et pourquoi le faire d'ailleurs? Ne disons plus rien et tirons un trait définitif sur celui qui de l'insupportable Ashes to Ashes à l'odieux Gilgamesh, en passant par l'atroce The Slaughter of the Guilties ou par l'épouvantable On the Way Back, aura écrit les pages les plus sombres de cette musique qui nous préoccupe tant ici.

En seulement 11 titres, et en un peu plus d'une heure, Martiria aura donc saccagé plusieurs décennies d'évolution musicale. Sans doute un peu moins pire que les œuvres d'un Fadades ou d'un Skull and Bones (quoique) ce On the Way Back devrait aller rejoindre les tréfonds les plus nauséabonds qu'il n'aurait jamais, mais alors jamais, dû quitter.

Quant au label responsable d'une telle engeance, My Graveyard Productions pour ne pas le citer, il serait intéressant qu'il nous explique quelles qualités incontournables l'aura décidé à publier une telle purge. Parce que là, très honnêtement, pour moi, ça demeure un inextricable mystère. Seraient-ils devenus fous?

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