Omen of Disease

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15/20
Nom du groupe Broken Hope
Nom de l'album Omen of Disease
Type Album
Date de parution 27 Septembre 2013
Labels Century Media
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album63

Tracklist

1.
 Intro / Septic Premonitions
 01:18
2.
 Womb of Horrors
 03:10
3.
 Ghastly
 02:43
4.
 The Flesh Mechanic
 02:33
5.
 Rendered into Lard
 03:52
6.
 Omen of Disease
 04:16
7.
 The Docking Dead
 02:01
8.
 Give Me the Bottom Half
 03:07
9.
 Predacious Poltergeist
 02:37
10.
 Blood Gullet
 01:40
11.
 Carnage Genesis
 02:39
12.
 Choked Out and Castrated
 03:39
13.
 Incinerated (2013 Redux)
 02:30

Durée totale : 36:05

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Broken Hope


Chronique @ Fabien

28 Janvier 2014

Ghastly

A l’imagerie gore / horrifique et au deathmetal particulièrement brutal durant les années 90, Broken Hope est toujours plus ou moins resté dans l’ombre de Cannibal Corpse, avec lequel il partageait le même label, le puissant Metalblade Records, sans toutefois bénéficier du même traitement de faveur. L’ère Metalblade s’est traduite par une réédition puis trois albums, The Bowels of Repugnance et Loathing étant à mon sens les plus mémorables. Puis lâché par son écurie, le gang de Chicago livre un ultime album en 1999, assez bon et passé relativement inaperçu, avant de jeter l’éponge suite à la séparation de ses deux têtes pensantes, Brian Griffin et Jeremy Wagner, sans compter la mort du redoutable growler Joe Ptacek en 2010, réduisant encore l’espoir d'une éventuelle reformation.

Sans la présence de Brian Griffin ayant définitivement lâché l’affaire, du moins à ce jour, Jeremy Wagner remonte toutefois Broken Hope en 2O12 avec l’aide de son ancien bassiste Shaun Glass. Nos deux hommes mettent ainsi sur pied un quintette, en confiant notamment le micro à Tom Leski, guitariste / growler du terrible Gorgasm, groupe incontournable de la scène brutaldeath US post-2000. En ajoutant un contrat flambant neuf de Century Media, un nouvel album majoritairement composé par Jeremy et diablement illustré par Wes Benscoter (Sinister, Mortician), ainsi qu’une longue tournée programmée aux côtés de Deicide, notre quintette fait ainsi partie des grosses sensations de cette rentrée 2013.

Méchamment baptisé Omen of Disease, ce sixième effort de Broken Hope débute sur les chapeaux de roues, par un Womb of Horrors très percutant suivi d’un Ghastly redoutable, se hissant sans conteste parmi les meilleurs titres de sa carrière. Peut-être un peu moins marquant après un tel départ, l’album maintient sur sa longueur une sacrée qualité d’écriture & d’interprétation, ainsi qu’une violence de tout instant, pour citer le remarquable morceau Rendered into Lard, au riffing meurtrier et accélérations fracassantes, sans occulter le soin apporté aux soli de guitares. Le bon réenregistrement d’Incinerated présent sur le premier album Swamped in Gore permet enfin de mesurer toute la marge de progression depuis 1991. En outre, si une des armes absolues du line-up se nommait dans le temps Joe 'Eusophagus' Ptacek, au timbre parmi les plus bas du circuit aux côtés de son collègue Will Rahmer chez Mortician, Tom Leski reprend idéalement le flambeau, avec un chant guttural très visqueux sans être caricatural, fonctionnant très bien avec les compositions déchirantes de Jeremy Wagner.

En cette rentrée 2013, Broken Hope signe un retour réussi, ayant trouvé le bon compromis entre saveur old school et contour plus moderne, se plaçant ainsi idéalement dans le moule brutaldeath US actuel, tout en évitant un trop plein de technicité et en privilégiant l’impact frontal du riffing. Omen of Disease est assurément un bon cru deathmetal de cette année et l’un des albums les plus passionnants de la formation aux côtés de The Bowels of Repugnance et Loathing. Espérons que la tournée qui aura suivi, houleuse faute aux caprices de Glen Benton (frontman de Deicide), n’aura pas entamé le mental de notre gang de Chicago.

Fabien.

2 Commentaires

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darckben - 28 Janvier 2014: Ah j'attendais ton pavé, Fabien ! Cette chronique résume parfaitement mon avis sur cet album. Et pour les avoir vu samedi dernier sur leur 2ème date de la tournée avec Immolation, le quintet n'a pas perdu le moral, bien au contraire, c'était un des groupes les plus énergiques sur scène du festival. Et Damian Leski, quel charisme ! (Ce dernier m'a d'ailleurs confirmé la sortie du prochain Gorgasm fin Mars !) Hate de les revoir dans 2 semaines pour une seconde couche en tout cas !
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