Après un
Repulsive Conception en demi-teinte, passé relativement inaperçu,
Broken Hope est bien décidé à faire péter la baraque en cet été 1996, durant ses nouvelles sessions d’enregistrements. L'effort débouche dès lors sur le terrassant
Loathing, le quatrième méfait du groupe, sortant en début d'année suivante.
La paire de gratteux
Griffin / Wagner compose en effet un
Loathing beaucoup plus nerveux que son prédécesseur, servi par une technique poussée dans ses ultimes retranchements. Chaque morceau est à la fois massif et accrocheur, lâchant des rythmiques d’une brutalité et d’une complexité impressionnantes, à l’image de l’excellent High On Formaldehyde, ou encore du redoutable Reunited et de son refrain diablement entraînant.
Inévitablement, Joe Ptacek place son guttural incompréhensible, à décoller n’importe quelle tapisserie d’un mur, sur les paroles insoutenables et irracontables de
Hypocrisy Wagner, notamment sur les effrayants He Was Raped et Siamese Screams. Enfin, derrières les manettes, Brian
Griffin capte toute l’énergie du groupe, dotant la batterie très carrée de Ryan Stanek d’un punch considérable, et les guitares d’un son à la fois épais et mordant.
Assorti d'une remarquable illustration de Wes Benscoter (
Hypocrisy,
Sinister) et soutenu enfin par
Metal Blade,
Loathing permet au gang de Chicago d’obtenir une reconnaissance plus méritée. A l’instar du très bon
The Bowels of Repugnance, l'album ne révolutionne certes pas le genre, mais propose néanmoins des morceaux particulièrement inspirés, d’une technique réellement renversante. Sortant de surcroît en 1997, l’une des années les plus minces de l’histoire du deathmetal,
Loathing offre du coup une lueur d’espoir aux brutes musicales, déçues par le manque de qualité et de pétillant de la majorité des réalisations death du moment.
Fabien.
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