Oceanic Remixes - Reinterpretations

Liste des groupes Post Hardcore Isis Oceanic Remixes - Reinterpretations
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15/20
Nom du groupe Isis
Nom de l'album Oceanic Remixes - Reinterpretations
Type Compilation
Date de parution 2005
Style MusicalPost Hardcore
Membres possèdant cet album20

Tracklist

Initially released across a series of four 12" vinyl EPs earlier in 2004.
DISC 1
1. Weight (Fennesz Remix)
2. False Light (Carry Edit)(Ayal Naor Remix)
3. Hym (Thomas Köner Remix)
4. The Other (James Plotkin Remix)
5. Carry (1st Version)(Tim Hecker Remix)
6. Maritime (Teledubgnosis Remix)
7. Maritime (Mike Patton Remix)
DISC 2
1. The Beginning and the End (Venetian Snares Remix)
2. Carry (2nd Version) (Tim Hecker Remix)
3. False Light (The Oktopus Remix)
4. Carry: Like I Will Love Her Forever? (FUCKING DIE!!!) (DJ Speedranch Remix)
5. From: Sinking, to: Drowning (Destructo Swarmbots Remix
6. Hym (JK Broadrick Remix)

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Isis


Chronique @ Svartolycka

13 Juin 2005
Vous savez, je ne suis pas trop interpellé par cette vague des remix. Faits à tout bout de champs cette manie, plus qu’une mode, de mettre un bruit bizarre sur un titre, histoire de faire autre ne propose strictement rien de passionnant pour un intérêt plus que limité (je peux roter sur un titre, réaction ? Oh, c’est trop bien comme remix coco !). Alors quand Isis décide de se lancer dans cette opération casse-tête, on peut être craintif, c’est tout à fait normal. Seulement voilà, Les remix (répartis sur deux disque) de l’album « Oceanic » n’ont strictement rien à voir à ce que l’on pouvait penser et Isis a su parfaitement joué de son matériel initial pour donner vie à cette pièce aussi hors-norme que bigarrée.

Du beau monde se dispute pour faire partie de cette pièce. On remarque Justin Broadrick (Godflesh, Jesu), le fêlé Mike Patton et autres noms de la scène électro-ambiant tels Tim Hencker, Fennesz ect...
Et franchement, je ne m’attendais pas à ça. Ceux qui ne connaissent pas Isis, sachez que cet album n’a strictement rien à voir avec les albums originaux, quand aux autres, ils seront désappointés, surpris, écœurés (il y a forcément des réfractaires). Commençant par une plage complètement ambiant, Isis marque tout de suite son intention : laissons place à l’atmosphérique et faisons apparaître ce qui se dissimule sous l’aspect sludge/metal. Touchons l'essence véhiculée, l'entité vaporeuse du groupe devenant presque tactile. Et c’est ainsi, que l’on aura droit à des ré-interprétations touchant au sublime. Imaginez Isis revisité par Ulver, improbable mais admirablement réussi pouvant rappeler « Perdition City » et « Marriage of Heaven and Hell », c’est dire si c’est bon !! Et ce n’est pas tout, Ayal Naor poussant l’agressivité du groupe dans ses derniers retranchements (un son plus agressif, des bidouillages étonnamment fluides) pour mieux la faire redescendre par une douce voix féminine et pour enfin la refaire remonter ! Et ça continue par des plages ambiants sidérantes, planantes mélange sombre et mélancolique.
Outre que le deuxième disque soit globalement moins probant que le premier, le contenu intégral mérite réellement le détour. Avec un Mike Patton déchaîné, proposant le remix le plus court et le plus fou de cet objet (Orphaned Land défoncé au LSD !!!) et un final tout simplement majestueux de Justin. K Broadrick, s’étirant sur quinze minutes touchées par la grâce, véritable appropriation du titre original, il me manque les mots pour décrire ce flot de bonheur sonore.

La grande force de ce « remixes/reinterpretations » est d’être, en premier lieu, personnel montrant un groupe investit et concerné quand à la teneur de sa musique, c’en est presque une interrogation sur sa propre démarche ! mais c’est aussi un travail qui n’est pas fait par-dessus la jambe et à aucun cas conçu à une fin publicitaire (ce que certains affectionnent). Non, c’est un travail de recherche incroyablement riche, d’appropriations sensées, intelligent qui n’oublie pas la puissance évocatrice des morceaux originaux.

Ce type d’album est rare. Profitez-en...
Autant les fans que les néophytes.
Un objet Passionnant !!

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melmoth - 31 Octobre 2006: Pour ce qui est l'oeuvre d'Isis et surtout de set ovni de remixes je ne trouve pas vraiment de terme pour qualifier ce qui se produit à l'écoute... visiter un autre monde, se retrouver sur terre à une autre époque, dix milles ans en arrière ou simplement 15 ans plus tard. Jamais le terme "voyage" n'aura autant convenu à un disque. La magie ça existe, ce disque en est la preuve ;) .
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Commentaire @ Julien

30 Mars 2005
J’avoue mettre un peu perdu dans le pourquoi du comment du CD.
Si j’ai bien compris ce disque reprend l’intégralité des 4 volumes de Oceanic Remixes sortis en vinyl (limité à 2500 ex chacun) durant l’année 2004. Ces EP étant eux même des remixes (je sais c’est écrit dans le nom) de leur deuxième album Oceanic sortie en 2002. En plus de remixes nous avons le droit à des ré interprétation de certains titres. C’est pas simple cette histoire.

Si vous n’avez pas tout compris au début rassurez vous moi non plus et ça va continué. Donc pour faire simple ce CD est dans la même veine que Neurosis. Je sais ce n’est pas la référence la plus claire à donné mais le résultat est là : on prend un claque !!!!!!!
C’est avec ce genre de disque que l’on se demande comment les hôpitaux psychiatriques ne sont pas bondés. En effet sous le couvert d’une musique atmosphérique, on prend de temps à autre un coup de black dans les oreilles ou du gros riffs qui tachent et on revient à de l’ambiant pour passer a de la complainte déchirante. C’est comment dire…….. spécial. Je comprend que certaines personnes ne puissent pas tenir plus de 30 secondes. On ne sait vraiment pas sur quels pieds danser, je propose de danser sur les deux.
D’un point de vu technique rien à redire, toutes les orchestrations sont parfaites et toutes les émotions passent parfaitement bien. Bryant Clifford Meyer est franchement doué pour lier tout ça avec ses effets électroniques.

Alors voilà on aime ou on aime pas mais il faut pousser l’écoute de ce CD jusqu’à la fin car on ne sait jamais sur quoi on peut tomber.

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