In the Absence of Truth

Liste des groupes Post Hardcore Isis In the Absence of Truth
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Nom du groupe Isis
Nom de l'album In the Absence of Truth
Type Album
Date de parution 31 Octobre 2006
Style MusicalPost Hardcore
Membres possèdant cet album95

Tracklist

1. Wrists of Kings
2. Not in Rivers, But in Drops
3. Dulcinea
4. Over Root and Thorn
5. 1,000 Shards
6. All Out of Time, All into Space
7. Holy Tears
8. Firdous E Bareen
9. Garden of Light

Chronique @ AmonAbbath

13 Mars 2009
- Etape 1 : Découverte du groupe.(Avec la chanson Backlit de l'album Panopticon) Ca a l'air plutôt lent... Bon passons à autre chose. Ah non, il y a comme une montée en puissance, là. Allez un petit effort juste pour voir ce que réserve le reste de la chanson. ...Constat après les 7 minutes 42 du titre : surprenant. Comme si une forme partait de son apparence la plus simple pour se transformer en quelque chose de bien plus complexe. Un des grands principes d'Isis à en juger par la construction des chansons, ou encore au vu du livret de ce In the Absence of Truth (à savoir une sorte de croisement entre un sac de noeuds et une boule de poils qui grossit jusqu'à éclater sur la dernière page. Mais qu'y avait-il dedans ?). - Etape 2 : Ecoute dudit album.Panopticon a rapidement atterri dans mes oreilles, et ce fut une grande révélation. Le genre d'albums qui vous en met une bonne sur le coin de la tête pour vous rappeler que finalement, vous ne connaissiez pas grand chose à la musique. Voyons donc ce que son successeur nous réserve.La puissance laisse une grande place aux passages planants. Tout est changeant, on passe toujours d'un air doux et rêveur à une ambiance plus inquiétante, mais cette fois les guitares sonnent harmonieusement, il y a moins de dissonances (qui étaient parfaitement maîtrisées sur les précédents efforts du groupe, c'est loin d'être un reproche), tout est donné par touches, on pourrait parler d'une sorte d'Impressionnisme musical. Certes ces critères ont toujours parsemé la musique d'Isis, mais c'est ici plus flagrant. Et c'est une dimension très plaisante. Ce sont souvent de nombreux détails qui donnent aux oeuvres d'Isis leur force, et autant dire qu'on peut se concentrer quelques heures pour percer tous les secrets d'une seule chanson, sans nécessairement y arriver. Le batteur Aaron Harris a quant à lui trouvé un son de caisse claire en adéquation totale avec le reste : exit les coups nets, chaque frappe résonne et donne une sensation d'envolée difficilement descriptible. Des sonorités qui pourraient vite devenir insupportables dans d'autres groupes prennent ici tout leur sens. Le chant est lui-aussi plus méditatif, planant, mais conserve bien sûr aussi les parties hurlées lourdes à souhait (lourd comme du Doom ou du Sludge, rien de déplaisant entendons-nous !).- Etape 3 : Y a-t-il des défauts ?Bien entendu, il n'existe rien de parfait pardi ! Mais difficile de prétendre pouvoir faire mieux avouons-le. Que peut-on bien reprocher à un disque où rien ne tient du remplissage (concept oblige) ni de la facilité ? Quelques longueurs par-ci par-là peut-être, mais encore une fois le concept est là, ce n'est pas un disque ni une musique faite pour en mettre plein les tympans avec des blast beats, ou des riffs de tueurs. Bon ben peut-être ne distingue-t-on pas très bien une chanson d'une autre alors ? Pas du tout, bien qu'elles suivent toutes le même schéma on les distingue dès la deuxième écoute. Pas de fautes de goût non plus, rien d'inutile. Je ne vois pas ce qui peut déranger, à moins que l'on n'aime tout simplement pas la musique.- Etape 4 : Conclusion.Cette chronique touche à sa fin, l'album aussi d'ailleurs, quel bon calcul ! Un bon moment pour exprimer son point de vue sur Isis, après quelques mois de découvertes.Chaque album, jusqu'ici, apporte sa pierre à l'édifice et nous voici aujourd'hui devant une oeuvre monumentale qui mérite que l'on s'y attarde. Le prochain opus est prévu pour mai 2009 et je n'ai pas encore saisi toutes les subtilités de celui que je suis en train de décortiquer.Il me semble que tout est dit, je vais donc en rester là et laisser les auditeurs avides de découvertes se faire leur idée.- Etape 5 : Chronique bouclée et ... nouvelle écoute de l'album. Quand on aime on ne compte pas.18/20

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Commentaire @ Zgru

25 Novembre 2006
Voici le dernier album en date d'Isis. Après avoir placé très haut la barre avec "Panopticon", on aurait pu s'attendre à quelque chose de moins abouti ou de moins jouissif. Que nenni ! Ce dernier opus démontre que le combo possède encore de grandes ressources autant dans l'imagination que dans la maîtrise de sa musique.

"In the Absence of Truth" fait ressortir la maturité du groupe. Le chant s'est quelque peu calmé et exploite plus profondément les passages plus doux (rassurez-vous, Aaron Turner sait encore hurler...). Les mélodies semblent plus travaillées que dans les précédents albums. On garde cette sensation de masse imposante et les ambiances "marines" mais en plus détaillé et complexe. On remarquera très vite le gros travil sur la batterie et la basse, toujours plus présentes, retournant littéralement les tripes dès les premiers instants de "Wrists Of Kings" jusqu'à l'apothéose finale dans "Garden Of Light".

Bref, un très bon album, soigné et maîtrisé juste comme il faut, un peu comme pour le "The Eye Of Every Storm" de Neurosis. Une des grandes surprises de cette année avec "10,000 Days" de Tool.

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