Nighttime Birds

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Nom du groupe The Gathering
Nom de l'album Nighttime Birds
Type Album
Date de parution 1997
Produit par Siggi Bemm
Enregistré à Woodhouse Studios
Style MusicalMetal Atmosphérique
Membres possèdant cet album213

Tracklist

1. On Most Surfaces (Inuit) 06:52
2. Confusion 06:30
3. The May Song 03:43
4. The Earth Is My Witness 05:31
5. New Moon, Different Day 06:06
6. Third Chance 05:26
7. Kevin's Telescope 03:22
8. Nighttime Birds 06:55
9. Shrink 03:59
Total playing time 46:24

Chronique @ Pomme

28 Mai 2013

La beauté et le sublime ne tolèrent qu'un silence émerveillé...

Deux ans après Mandylion, le nouveau The Gathering nous remet dans les oreilles un album, Nighttime Birds, lui aussi typé "metal atmosphérique", et qui se place, à première vue, dans la continuité de son illustre prédécesseur.

Néanmoins, est-ce un album entièrement du même type que l'illustre porteur de Strange Machines et Éléanor ? Nous allons rapidement voir que... pas tout-à-fait.

Si Nighttime Birds débute lui aussi avec une chanson aux riffs bien lourds (On Most Surfaces), au lieu de nous transporter vers des régions plutôt chaudes, on se voit plutôt sous un hiver blanc, comme le montre la pochette.
Et si, sur Mandylion, la voix d'Anneke est particulièrement spontanée et porteuse, sur ce nouvel opus, un paramètre qui n'était pas particulièrement présent apparaît : notre Batave ose monter, plus longtemps, et avec moins de trémolos (The May Song); sa voix est plus pure, dirais-je.
Enfin, même si les guitares sont toujours bien présentes, ce second album est plus calme ; on ne s'étonne pas alors de voir un The Gathering - et notamment une Anneke - moins dynamique en concert.

Plus calme, c'est l'expression. Cet album marque l'amorce, le virage vers un son encore plus "Gathering" qu'il ne l'était déjà, on voit pointer How to Measure a Planet ? et Home dans les ambiances plus éthérées et plus profondes, méditatives, notamment sur les perles que sont New Moon, Different Day et Nighttime Birds. L'influence de groupes comme Dead Can Dance et Pink Floyd se fait bien plus sentir, mais l'album arrive à rester typique des Néerlandais.

Le voyage reste le mot qui me marque le plus, à cause de la voix d'Anneke, à cause des musiciens, mais alors qu'avec Mandylion, on visitait des contrées lointaines et inatteignables autrement qu'avec une machine à voyager dans le Temps, ici la marche est bien plus intérieure, sereine et questionneuse, avec bien sûr les deux morceaux précités (New Moon, Different Day et Nighttime Birds), mais aussi The Earth Is My Witness et Kevin's Telescope.

On remarquera des lignes de piano, et non pas forcément de synthé (Shrink, Third Chance), des paroles plus énigmatiques (Kevin's Telescope), mais encore et toujours une belle et grande poésie (Nighttime Birds notamment, The May Song).

Un album plus ésotérique, plus difficile peut-être à approcher que Mandylion, mais une fois que vous aurez ouvert la porte de l'univers qui se présentera à vous à son écoute, vous ne pourrez le partager avec personne ; la beauté et le sublime ne tolèrent qu'un silence émerveillé...

3 Commentaires

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largod - 28 Mai 2013: voyager, planer tout là-haut, écouter le silence, tout celà fait effectivement du bien et ce groupe a la magie pour nous transmettre ces émotions.
merci encore un texte juste et précis
 
Pomme - 30 Mai 2013: De rien, merci à toi, et je ne peux qu'être entièrement d'accord avec ton commentaire !
Saturnine - 02 Juin 2013: Un très bon album qui tout comme son prédécesseur est empreint d'une fraicheur juvénile spontanée, et ce malgré une coloration plus hivernale et mélancolique. Comme tu le soulignes, le groupe écoutant alors régulièrement Dead Can Dance, alla jusqu'à reprendre en single le nébuleux « In Power We Entrust the Love Advocated ». L’empreinte des Cocteau Twins se laisse parfois entrevoir également. Jolie chronique, bonne continuation.
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