Monstereophonic (Theaterror Vs. Demonarchy)

Liste des groupes Hard Rock Lordi Monstereophonic (Theaterror Vs. Demonarchy)
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Nom du groupe Lordi
Nom de l'album Monstereophonic (Theaterror Vs. Demonarchy)
Type Album
Date de parution 16 Septembre 2016
Labels AFM Records
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album47

Tracklist

1.
 SCG8 : One Message Waiting
 01:10
2.
 Let's Go Slaughter He-Man (I Wanna Be the Beast-Man in the Masters of the Universe)
 04:30
3.
 Hug You Hardcore
 03:40
4.
 Down with the Devi
 04:29
5.
 Mary Is Dead
 04:37
6.
 Sick Flick
 04:00
7.
 None for One
 04:15
8.
 SCG VIII : Opening Scene
 01:22
9.
 Demonarchy
 06:01
10.
 The Unholy Gathering
 05:09
11.
 Heaven Sent Hell on Earth
 04:43
12.
 And the Zombie Says
 05:23
13.
 Break of Dawn
 05:47
14.
 The Night the Monsters Died
 07:13

Durée totale : 01:02:19


Chronique @ Eternalis

21 Septembre 2016

“Monstereophonic” est un excellent disque qui continu de montrer un groupe avec les crocs [...]

They’re back !
Nos monstres préférés sont de retour et, chose devenant de plus en plus rare par les temps qui courent, dans un relatif anonymat. Là où la plupart des combos actuels aiment à multiplier les teasers, les annonces et susciter l’attente parfois un an avant la sortie d’un album, au risque de décevoir les fans si le résultat n’est pas à la hauteur des attentes.
Lordi prend le contrepied et, comme pour “Scare Force One” qui était sorti très peu de temps après “To Beast or Not to Beast”, ce nouvel opus sort tout juste deux ans après son prédécesseur et de plus avec un contretemps puisque Mikko Karmila qui devait produire l’album s’est finalement désisté pour être remplacé au dernier moment par Nino Laurenne. Intitulé sobrement (ahah) “Monstereophonic (Theaterror Vs Demonarchy)”, le groupe de Mr Lordi poursuit sur sa lignée et signe un disque racé et (très) puissant, faisant du groupe finlandais un char de guerre hard rock aux riffs acérés et aux refrains magnifiés par les choeurs et la grosse voix du leader.

Les errements “post The Arockalypse” semblent désormais bien loin et la relative faiblesse de “Deadache” et surtout “Babez for Breakfast” ont été effacés par les efforts récents et le regain de vitalité du groupe qui a su évoluer et ne pas s’enfermer dans le hard rock mélodique des débuts, remarquant à juste titre qu’il serait difficile de rééditer les successions de hits présents dans “Get Heavy”, “The Arockalypse” et dans une moindre mesure “The Monsterican Dream” (au moins “Blood Red Sandman” et “Kalmageddon”).
Disons le simplement, “Monstereophonic” est un excellent disque qui, sans surprendre dans son contenu, continu de montrer un groupe avec les crocs et une détermination propre à balancer des morceaux agressifs et rugueux sans jamais trahir les mélodies et des arrangements de plus en plus touffus. Mais surtout, sa structure est singulière car il se divise littéralement en deux et totalise au final soixante-cinq minutes, soit l’album le plus long de leur carrière.
Offrant pour la première fois un concept, l’album se partage entre “Theaterror” offrant le visage traditionnel de Lordi et “Demonarchy” (les sept titres créant le concept) qui retroussent les babines et éclatent des riffs lorgnant vers le thrash avec des tempos plus élevés et une double pédale suffisamment rare chez Lordi pour être surprenante (et surpuissante). Lordi avoue d’ailleurs avoir voulu montrer cette facette plus tôt mais avoir peur de ne pas être suivi par le public. Ils ont donc préférer augmenter graduellement la puissance sur les opus précédents sans pour autant se lâcher complètement. Ce revirement (qui n’est pas non plus une révolution musicale, entendons-nous bien) permet surtout à Amen de s’exprimer plus pleinement et à Mana de dévoiler un jeu de batterie plus dense et bien plus intéressant, malgré tout le respect que nous avons pour le regretté Mr.Otus ou Kita.

Les premiers titres s’enchainent facilement, de l’initial “Let's Go Slaughter He-man (I Wanna Be the Beast-man in the Masters of the Universe)” au nom interminable mais aux sonorités de claviers rafraîchissantes et au refrain popisant et entrainant en passant par un “Down with the Devil” au riff très accrocheur ou "Sick Flick" qui envoie sacrément le bois, l’auditeur n’est pas dépaysé mais prend plaisir à découvrir des titres toujours aussi bien fait et énergiques. "Hug for Hardcore" possède un riff très lourd et une ambiance presque malsaine dans sa mélodie principale, se fendant même d’un clip délicieux à regarder en non censuré évidemment.
Les vrais surprises arrivent avec “SCG VIII : Opening Scene” qui introduit le fameux concept (qui traite de vampire, de démons…et qui sortira prochainement en comics pour l’anecdote !) et surtout “Demonarchy” qui détruit d’emblée tout sur son passage par son riff de départ. Le tempo est d’emblée bien plus élevé, la double pédale est de mise et les claviers se glissent en retrait là où ils étaient prépondérants sur “Theaterror”. Les titres sont plus longs et à tiroir, développant un niveau technique bien supérieur à d’habitude (le solo de "Demonarchy" surprend réellement dans le bon sens). "The Unholy Gathering" déploie des ailes gothiques du meilleur effet et un riff plombé qui colle l'auditeur à sa chaise.
La triplette finale sera à même de complètement nous surprendre entre un “And the Zombie Says” ultra puissant et rentre dedans, qui ne dépayserait pas sur un disque de death mélo (avec le chant de Lordi forcément) et un “Break of Dawn” au riff tournoyant et glauque qui résonne tout le long du titre et se délite dans un break horrifique où les monstres n’ont probablement jamais autant exploité le côté cinématographique. Quant à “The Night the Monsters Died”, il est simplement le titre le plus long de la discographie du groupe (plus de sept minutes) et dévoile des velléités progressives très intéressantes qui forment autant de possibilités d’avenir pour le combo finlandais.

Alors que Lordi pouvait offrir l’image d’un groupe bloqué dans le temps et condamné à rester “le vainqueur metal de l’Eurovision” ou simplement un combo faisant parler de lui pour son visuel plutôt que sa musique, il s’offre avec “Monstereophonic (Theaterror Vs Demonarchy)” une grande bouffée d’oxygène et une belle preuve qu’ils cherchent à se renouveler, avancer et faire fi des préjugés que l’on pourrait avoir à leur encontre. Deux albums en un, chacun avec un public défini mais les deux pouvant combler le fan un minimum ouvert ou celui aimant danser entre des morceaux archétypaux et simples et d’autres plus novateurs et agressifs. Vous avez dit compromis ? Lordi vous dira “Monstereophonic” !

5 Commentaires

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Piffsnow - 21 Septembre 2016: Ce groupe ne m'emballe pas plus que ça (à part quelques morceaux), et le morceau Hug you hardcore encore moins, mais ta chro donne envie. Je m'en vais y jeter une oreille tiens.
Nicroz - 21 Septembre 2016: Merci pour la chronique. Je suis fan de Lordi depuis de nombreuses années et je suis agréablement surpris par cet album.
Le première partie sonne énormément Lordi des premiers album (mention spéciale à Let's Go Slaughter He-Man). C'est très agréable et ça rend un peu nostalgique même, ça montre que Lordi c'est toujours très bien faire du Lordi.
Concernant la deuxième partie ça envoie bien. Je trouve très intéressant la construction, c'est bien homogène et de qualité.
Cet album montre que Lordi en à toujours sous le capot, certes ils ne révolutionneront jamais l'univers du metal mais c'est pas ça qu'on attend d'eux.
Tout ceci promet un bel avenir
frozenheart - 23 Septembre 2016: Merci pour cette chronique Eter! Je viens de terminer l'écoute de l'opus qui m'a beaucoup plu. Dès l'intro "SCG8 : One Message Waiting" et la piste 2 "Let's Go Slaughter He-Man (I Wanna Be the Beast-Man in the Masters of the Universe)" le groupe nous met directement, mais pas que... "SCG VIII : Opening Scene, Démonarchy" et "And the Zombie Says" ou Mr Lordi nous gratifie d'un chant Death, tout à fait dans le thème du morceau.
PhuckingPhiphi - 09 Avril 2017: Mouais…

Je n'ai rien contre la Pop avec peinture métallisée, mais j'ai quand même la fâcheuse impression que depuis la glorieuse époque de "The Arockalypse", Lordi soit se repose sur ses lauriers, soit souffre d'une sévère panne d'inspiration. Les albums se suivent et se ressemblent avec une dangereuse monotonie et, à force se contenter de la moyenne de 2-3 morceaux vraiment catchy par disque, les finlandais risquent de lasser même leurs fans les plus indulgents. Sur cette nouvelle production, passés les trois premiers morceaux bien dansants, franchement ça sent quand même fort le remplissage. Le Métal "easy listening", pourquoi pas, mais encore faut-il qu'il nous balance des refrains accrocheurs et de bons petits motifs bien sautillants, ce qui est loin d'être toujours le cas ici.

Dans un style analogue, je crains que la brigade des monstres ne soit en train de se faire voler la vedette par leurs jeunes compatriotes de Battle Beast, qui appliquent à la lettre la même formule, mais avec une qualité de composition qui fait mouche de manière beaucoup plus systématique (sans parler du chant, qui déboite sévère et renvoie les grunts gentillets du sieur Lordi au rang d'aimable curiosité).

Bref, loin d'être convaincu par ce dernier album, auquel je préfère d'ailleurs sans hésiter les pourtant déjà inégaux "Babez for Breakfast" ou "To Beast or not to Beast".

Merci pour la kro ! :)
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