To Beast or Not to Beast

Liste des groupes Hard Rock Lordi To Beast or Not to Beast
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Nom du groupe Lordi
Nom de l'album To Beast or Not to Beast
Type Album
Date de parution 08 Mars 2013
Produit par Michael Wagener
Enregistré à Wireworld Studios
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album81

Tracklist

1. We’re Not Bad for the Kids (We’re Worse) 03:23
2. I Luv Ugly 03:48
3. The Riff 03:45
4. Something Wicked This Way Comes 04:58
5. I’m the Best 03:15
6. Horrifiction 03:29
7. Happy New Fear 04:46
8. Schizo Doll 04:34
9. Candy for the Cannibal 04:43
10. Sincerely with Love 03:14
11. SCG6: Otus’ Butcher Clinic 03:24
Bonustrack (Japanese Release)
12. Hulking Dynamo 03:04
Total playing time 46:21

Chronique @ Hellsheimer

11 Fevrier 2013

Bref, un must.

Dans l’inconscient collectif, Lordi restera à jamais comme le vainqueur d’un radio crochet international appelé L’Eurovision et accessoirement le plus gros cauchemar de Michel Drucker.
En 2012, le groupe a malheureusement eu à déplorer le décès du batteur Otus (Tonmi Kristian Lillman, ex-To/Die/For), présent depuis 2010, à l’age de 38 ans. Mention spéciale à ce propos au titre SCG6: Otus’ Butcher Clinic enregistré en live à Paris pendant le solo de batterie d’Otus ainsi qu’a The Riff que Mr Lordi a composé le jour de la mort du batteur. Lordi a aussi vu le départ de Ms.Awa, la claviériste depuis 2005. Reste donc à savoir comment les petits nouveaux allaient se comporter pour leur première offrande.
Bref, un tel groupe ne laissant jamais indifférent, un nouvel opus attire toujours le chaland. Et pour ce 7éme album intitulé To Beast or Not to Beast, le groupe n’a pas lésiné sur les moyens. L’engin a été enregistré aux WireWorld Studio de Nashville, avec le célébrissime producteur Michael Wagener (Metallica, Megadeth, Accept, Dokken, Overkill, etc.). Avec un gars d’une telle stature et à la carte de visite longue comme la feuille d’impôt de Depardieu, on est en droit d’espérer au moins un chef d’oeuvre.

L’artwork offre une relecture d’Hamlet avec l’indispensable crane et en guise du prince de Danemark, une pin up au corps avenant mais avec un regard à faire fuir un régiment de légionnaires. Comme l’a déclaré Mr Lordi, auteur de ce dessin, la pochette n’est qu’une partie d’un projet beaucoup plus grand et plus chargé qu’il a décidé d’épurer au fur et à mesure de l’avancement du boulot sur To Beast or Not to Beast. Le titre de travail originel Upgradead, s’étant transformé définitivement en celui que nous connaissons grâce à une inspiration du guitariste Amen.
A la lecture de la tracklist, on voit que le groupe n’a pas perdu son humour légendaire, les titres des morceaux ainsi que le paroles sont toujours d’un niveau largement au dessus de la moyenne. Comme quoi pas besoin de dragon, de princesse, de démon ou de table d’opération pour avoir des sujets d’écriture dans le Metal.

Listen. Pour tout dire, les premières secondes de l’intro arrachent tout. On est même carrément limite dans le Grind. Avec We’re Not Bad for the Kids (We’re Worse), Lordi entame son album plus que pied au plancher. Fini le Hard Rock à tendance classique, bienvenue dans le un Heavy/Speed limite cradingue. Lordi fait même dans le très moderne et saccadé dans le pont juste avant le solo. Et les 2 arrêts dans le titre sont bien vus avec redémarrage sur le thème de l’intro. Mais dans l’ensemble, on ne change pas une formule qui gagne et les rythmes Heavy reprennent vite le dessus. L’aspect moderne se retrouve aussi sur The Riff et son coté limite Indus (Rammstein?).

Pour la voix, rien de bien neuf, c’est rauque, criard, Rock N Roll, quoi. Quant aux choeurs, c’est du classique, toujours très bien produits, ultra travaillés et toujours en renfort du refrain. Et souvent même plus comme sur I Luv Ugly ou ils sont limite guerriers et menaçant. Et la recette utilisée entre autre sur Hard Rock Halleluja marche toujours à merveille dans ce registre. On a souvent envie de reprendre tout ça en choeur avec le groupe. Mr Lordi et ses choristes se répondent allégrement sur I’m the Best et pour ceux qui voudraient se faire un jeu de rôle mystique, l’intro et l’outro de Happy New Fear devraient les combler. Ceux de Schizo Doll rappelleront Chucky aux plus anciens et vous donnerons envie de jeter les barbies de votre petite soeur au feu. Et le «Fuck You Assholes» de Sincerely with Love restera dans les annales.

Même si le schéma de construction des titres est très semblable à ce qu’il se fait partout ailleurs, Lordi varie les plaisirs et surtout les tempi. La construction des morceaux est bien plus complexe qu’elle n’en à l’air avec des changements de rythmes fréquents. On fait dans le lourdingue sur Something Wicked This Way Comes (Manowar) et son long final instrumental. On tape dans Heavy poilu avec I’m the Best (Judas Priest) et son clavier qui fait des tests de sonorités en live. On se croirait au cirque le jour de l’an avec Happy New Fear et son décompte final apocalyptique.
Chaque morceau possède sa propre introduction en rapport avec le titre de celui ci. C’est très court, mais cela apporte là aussi un plus et différencie Lordi encore un peu plus des groupes de sa catégorie.

Et on reste malgré tout cela dans un bon esprit Rock N Roll niveau Soli. C’est court, concis, précis, avec de la mélodie toujours présente. Bref, c’est du tout bon. Le guitare bénéficie de quelques effets (I Luv Ugly) qui permettent d’éviter à un son trop linéaire de s’installer. Les soli de la fin de Something Wicked This Way Comes un poil sous mixés sur fond de rythme saccadé sont une bonne trouvaille qui agrémente le morceau.
Intro et outro futuriste/horrifique pour I Luv Ugly, futuriste simplement pour The Riff, on peut aisément dire que le clavier occupe lui aussi une place de choix dans la musique de Lordi. La panoplie de sons utilisé nous permet d’affirmer que la banque d’effets de celui ci est largement rentabilisée. On passe de l’indispensable à l’impensable, voir à l’improbable (voir pour cela I’m the Best). Alors pèle mêle on a du son plus ou moins courant (Horrifiction, Happy New Fear), StarTrekien (I Luv Ugly), loufoque (Schizo Doll), Disneylandien et discomobile (Candy for the Cannibal). Il y en a pour tous les gouts et toutes les oreilles.
La batterie bénéficie d’un gros boulot au niveau du son et la basse n’est pas en reste (Candy for the Cannibal, Sincerely with Love).

Lordi clôt To Beast or Not to Beast avec SCG6: Otus’ Butcher Clinic en hommage au batteur Otus (voir plus haut). Le titre est simplement agrémenté d’un petite intro (pour changer) et de quelques menus effets.

To Beast or Not to Beast s’avère relativement classique pour un album de Hard/Heavy. Sauf que l’immense travail derrière les morceaux en fait une grande réussite et il est très dur, voir même impossible d’en saisir toutes les nuances à la première écoute tant les arrangements sont d’une grande richesse. Ici la qualité prime sur la quantité.
Une des grosses sorties de 2013, pas forcément très attendue, et un album qui ne laissera pas indifférent et qui risque même de figurer dans plus d’un top de l’année.
Bref, un must.

23 Commentaires

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Hellsheimer - 20 Mai 2013: Pas de soucis :-) Dans les trucs bien, je conseillerais le Magister Templi, The Unclean et les réédiions de Pagan Altar.
queeny34 - 20 Mai 2013: Merci je vais en écouter
Pour l'instant je me régale avec le dernier Fair Warning "SUNDANCER", Snowfall "COLD SILENCE" et Moritz "SOS"
Splatcher - 01 Septembre 2015: Avec la mort d'Otus, le style de Lordi a radicalement changé. Et ça s'entend.
Avec "Horrifiction", le groupe rend hommage à ses origines, les films d'horreur des années 80. Enfin normal quand on sait que le groupe s'est inspiré de films tels que "A Nightmare on Elm Street" ou "Massacre à la tronçonneuse" pour ses costumes. Encore moins surprenant, surtout lorsque l'on sait que le chanteur Mr. Lordi est fan de la saga "Evil Dead" (suffit de voir leur clip "Blood Red Sandman"). La pochette de l'album renvoie d'ailleurs très bien à cet univers horrifique dont s'inspire le groupe Lordi.
Mais là où le groupe pêche sur cet album, c'est un énorme remplissage. En effet, à part le très bon "The Riff", les bons "Horrifiction", "Candy For The Cannibal" et "Schizo Doll"; "I Luv Ugly", "I'm The Best", "Happy New Fear" ou "Sincerely With Love" sont trop faciles, beaucoup trop faciles... et les paroles peu recherchées.
Une note un peu élevée pour cet album. Mérite plutôt un 12/20.
vedder - 23 Septembre 2016: Je mettrais un 14/20, c'est pas mal mais encore trop...redondant. Cet album, je le met dans le même panier que Babez for Breakfeast, heureusement le niveau est bien relevé avec les deux album suivants !
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