Lonesome Crow

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Nom du groupe Scorpions
Nom de l'album Lonesome Crow
Type Album
Date de parution Fevrier 1972
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album232

Tracklist

1.
 I'm Going Mad
 04:53
2.
 It All Depends
 03:26
3.
 Leave Me
 05:04
4.
 In Search of the Peace of Mind
 04:59
5.
 Inheritance
 04:40
6.
 Action
 03:54
7.
 Lonesome Crow
 13:30

Durée totale : 40:26


Chronique @ Loloceltic

19 Avril 2013

A réserver aux curieux et aux initiés.

Formé en 1965 par le guitariste Rudolph Schenker, qui assurait également les vocaux à l'époque, Scorpions, combo teuton en provenance d'Hanovre, sort en cette année 1972 son premier album intitulé "Lonesome Crow". Entre temps, le créateur a été rejoint par son petit frère Michael, petit génie de la 6 cordes, et par le vocaliste Klaus Meine, la section rythmique étant composée du bassiste Lothar Heimberg et du batteur Wolfgang Dziony. Le quintet œuvre alors dans un rock psychédélique légèrement progressif, bien loin du Hard-Rock léché et mélodique qui fera sa réputation par la suite.

Scorpions apparaît clairement comme un groupe qui se cherche encore. Klaus Meine possède déjà une superbe voix mais il ne sait pas encore réellement la maitriser, abusant parfois de trémolos ("Leave Me") voire de cris inutiles ("Action"). La plupart des titres partent un peu dans tous les sens, peinant à garder un minimum de cohérence, démarrant parfois en Rock'n'Roll énergiques ("It All Depends" ou "Action"), mais s'égarant en route dans des expérimentations stériles dont seul Michael Schenker tire son épingle, alignant les soli avec une dextérité hallucinante. "Inheritance" est peut-être l'exemple le plus parlant de cette inexpérience, débutant sur des bases sombres et toujours psychées, mais s'embarquant dans de multiples changements de rythme avec un Michael Schenker, certes impressionnant mais collant des soli dans tous les sens.

Certains titres n'en sont pas inintéressants pour autant, tel l'introductif "I'm Goin' Mad" essentiellement instrumental avec un passage parlé en son centre et mettant en valeur une section rythmique assez fine, la ballade "In Search Of The Peace Of Mind" qui sera le seul survivant de cet album à figurer sur le live "Tokyo Tapes". Bien que l'introduction soit sans rapport ni intérêt et que l'accélération finale voit Meine pousser des cris exaspérants, la partie centrale, qui sera la seule retenue dans les interprétations futures, fait preuve d'une délicate légèreté. Enfin, le titre éponyme vient clôturer l'ensemble en s'étalant sur plus de 13 minutes, alternant les ambiances et laissant les plages instrumentales se développer. Malgré un passage tout en bruitage, l'ensemble réussit à garder une certaine cohérence.

L'intérêt de "Lonesome Crow" est essentiellement historique, en particulier du fait de la présence de Michael Schenker. Les amateurs du groupe l'ayant découvert lorsqu'il commença à toucher au succès, ne le reconnaitront pas, et les spécialistes de rock psychédélique ne trouveront pas de quoi grimper au plafond. A réserver aux curieux et aux initiés.

5 Commentaires

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Yann.77 - 21 Avril 2013: j'aime bien cet album, mais ce qui m'empêche de vraiment l'aimer et donc de l'écouter plus souvent c'est Michael Schenkers, qui prend bien trop de place sur cet album et qui en fait des tonnes, l'album aurait été bien meilleurs s'il avait beaucoup plus discret, mais ça n'enlève pas les quelques bons titres qu'il y a ici, tel que "in search of the peace of mind" qui est un vrai trésor de bout en bout.
PhuckingPhiphi - 11 Juillet 2014: Merci pour cette chronique. "Tokyo Tapes" et non "Tokyo Tales" ("les bandes de Tokyo" et non "les histoires de Tokyo"), mais je suppose qu'il s'agit d'une bête faute de frappe ;)
Loloceltic - 12 Juillet 2014: Faute de frappe effectivement. C'est corrigé. ;-)
samolice - 22 Mai 2015: Merci pour la chro. Sensiblement du même avis que toi. Un album qui a du mal à décoller. Je pense parfois à un mix entre les Doors (sans l'orgue) et je ne sais quoi (oui ça aide pas beaucoup) désolé Je le conserve pour sa valeur historique disons. En revanche, contrairement à Yann, je ne trouve pas que le Schenk en fasse trop, j'aurai même apprécié qu'il en fasse plus :-).
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