Legend of the Bone Carver" est le dernier album du groupe Danois Américain
Pyramaze. Cette fine équipe n’en est pas à son premier coup d’essai, ils nous ont déjà servi un album, "
Melancholy Beast", relativement bon dans la veine d’un bon heavy metal progressif.
Pour la seconde fois, Jacob Hansen les produit. Rappelez vous, il détient une longue liste de productions fanstastiques et s’est notamment occupé de
Manticora pour ne citer que ce groupe.
L’album dont il est question ici est sortit en février 2006, distribué par Replica Records.
Rentrons dans le vif du sujet, la première approche d’un album est sans aucun doute la couverture, sans entendre les paroles, on peut présager dans quelle direction on va se laisser guider. Celle de "
Legend of the Bone Carver" est très intriguante, l’artwork est réalisé par Mattias Noren.
On y voit le visage d’un enfant avec un regard si réaliste que s’en est troublant. Il tient un poignard, des créatures sont derrière lui seuls leurs regards rouges ressortent. Glauque pour certains, captivant pour d’autres. Les uns passeront leur chemin quand ils verront ce disque, les autres ne pourront résister à l’envie de le prendre. Moi, j’opte pour la seconde solution.
La première chanson, Era of Chaos débute comme un conte, l’on nous plante le décor …….. Un décor pour le moins apocalyptique. Hum, ça ne vous rappelle rien ces parties narrations……. Bien sur que si, vous le savez, il y a une ressemblance avec le groupe
Rhapsody ou encore même
Helloween dans leur période Kiske. Une partie narration, enchaînée par du chant clair, de bonnes parties instrumentales, le tout accordé à merveille. Mais attention, il ne s’agit pas d’une copie conforme, loin de là.
Pyramaze utilise un style bien connu et nous raconte sa propre histoire.
Le Bien et le Mal, l’un semble incapable d’exister sans l’autre. Il a toujours existé une balance entre eux. A chaque fois que quelque chose de mal arrivait, quelque chose de bien rééquilibrait cette balance. Mais un jour, et c’est là qu’on est véritablement au début de l’histoire, le Mal a souhaité obtenir le pouvoir suprême, telles sont les toutes première paroles racontées par Lance
King.
Les titres s’enchaînent sur la voix claire de Lance
King, l’on peut ressentir quelque fois une ambiance torturée quelquefois une lueur d’espoir. The Birth, le héros de l’histoire arrive à ce moment là. La mélodie est excellente un riff de guitare se complète avec des coups de batterie, Lance
King a une voix aigue qui me fait penser à du Tonny Kakko. Des chœurs créent une atmosphère qui donne une ambiance sacrée, disons le carrément, cette chanson est divinement bien orchestrée. Tel un ange, il naît d’un éclat de pureté, sans mère, ni père. What lies beyond, troisième chanson de l’album est selon moi, l’une des plus émouvante de l’album. On entend une voix plaintive différente, celle d’un enfant et c’est vraiment l’instant où on est accroché à l’histoire si on ne l’était pas jusqu’auparavant.
Autre chanson où l’on retrouve la voix très aigue de ce cher Lance
King,
Ancient World Within. La voix de Lance
King est merveilleuse, il jongle sur différents niveaux vocaux pour accentuer des passages plus émouvants que d’autres. Souls in
Pain multiplie les ambiances, notre héros voyage, c’est une sorte de parcours initiatique et nous sommes projetés à ses côtés pour éprouver au mieux ce qu’il ressent. On entend sonner le glas avant chaque refrain pour annoncer la mort de quelqu’un, une âme de plus qui souffre…
See Who Summonded Me, duo avec Christina Øberg, cette chanson relativement douce pourrait faire l’office d’une ballade.
Pas à pas, on sent que cette aventure ne fait plus qu’un avec nous. Comme dans un film, l’identité du héros ne nous est pas totalement livrée dès le départ, avec la chanson The Bone Carver on nous présente vraiment qui il est. Il a évolué vers une phase de maturié et on nous annonce que la guerre peut commencer. On se trouve amené dans un pays lointain avec Bring Back
Life est son air Ecossais Un morceau assimilé à
Rhapsody. Des mots marquants tels « hear my words, speak my name, believe in me, and live again » pour réveiller les morts, leur laisser une seconde chance pour combattre contre le Mal.
Blood Red Skies est un titre quelque peu morbide. On repart dans une forme de narration pour nous restituer où en est arrivée l’histoire. La musique est douce, les chœurs sont présents et ponctués par des éclats de batterie, rien ne manque à l’appel pour marquer la solennité du moment. On est à un grand tournant, le signal est donné, la guerre commence. Cette partie instrumentale évoque un vieux souvenir, un morceau de la BO originale du Dernier des Mohicans. Tears of Chaos est une étape beaucoup plus violente, il n’y a plus l’hésitation que l’on avait pus percevoir auparavant.
Finalement
Pyramaze est une équipe de grands conteurs, tout est là pour nous faire rêver, pour nous faire voir et même vivre cette aventure. On aurait pu entendre une histoire similaire quand nous étions petit au moment d’aller au lit ……. Eux des années plus tard, ont choisi d’évoquer une belle histoire à travers un album de metal. Ils nous racontent l’évolution d’une destinée; celle du Bone Carver nous est racontée, la vôtre est encore à déterminer…
La meilleure invitation que je puisse vous donner est d’entendre cet album, l’écouter les yeux fermés et laisser vagabonder son esprit, vous en sortirez différent.
Très bonne chronique! Tu m'as mis l'eau à la bouche! Espérons que j'apprécierais autant que toi, une fois que j'aurais apprivoisé le style oral (j'ai écouté une pièce sur l'autre album).
Merci!
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