Je préfère avertir de suite : le metal prog’ n’a jamais été mon fort, et même si j’ai déjà écouté un petit peu le deuxième opus de ce jeune groupe danois, je me suis réjoui de la présence et le retour à la chanson d’un chanteur qui a marqué beaucoup de monde par son timbre de voix exceptionnel : Matthew Barlow !
C’est vrai qu’après son départ d’
Iced Earth, le fait qu’il commence une carrière dans la police scientifique a quelque peu déçu, mais ce retour est sans doute un bon signe pour le futur du groupe, mais aussi pour tous les fans de metal car il y a quelques temps, Jon Schaffer a annoncé sur le site d’
Iced Earth le retour du rouquin dans la formation américaine !
Je me suis donc mis à l’écoute de ce nouvel album qui promet, car le précédent du groupe, à lire les nombreuses critiques, était très encourageant. Me voici donc à entendre de nouveau cette voix si caractéristique, mais qui a évolué je dois dire, en même temps ce n’est pas pareil que du
Iced Earth, quoi qu’il y ait quelques similitudes dans la construction des riffs puissants et graves. Ici les riffs sont un peu plus posés par moments, et assez mélodiques, avec une base heavy qui se fait entendre surtout sur les refrains, notamment lors de «
Ghost Light », mais aussi lors d’intros comme sur « Caramon’s Poem ». La rapidité est aussi présente avec une batterie sublime, des parties de double dignes des plus grands avec des contretemps et des accélérations. Le jeu des cymbales et de la ride est très important ici, pour l’atmosphère qui se dégage de la musique, avec un clavier très présent en fond de toile. On retrouve ce clavier lors de l’intro mais aussi lors de moments plus calmes où le chant est presque parlé pour avoir un effet plus prenant sur la musique. Mais outre cet aspect, on retrouve le clavier lors de bons solos, à la suite de solos des guitares eux aussi très bons, même si pas assez longs à mon goût. Le groupe semble avoir beaucoup travaillé sur les parties mélodiques et calmes, car on a droit à beaucoup d’alternance dans les morceaux entre ces moments calmes et posés où le clavier est très présent, et des parties plus entraînantes et rapides, avec une voie qui porte beaucoup vers l’avant, ainsi que des riffs puissants. Cette voix propose pas mal d’effets, avec par moments deux timbres différents superposés, et qui sont tous deux sublimes.
Pour moi qui ne suis pas habitué au prog’, je dois dire que j’ai été conquis par la première écoute, et depuis j’écoute beaucoup cet album. Les morceaux sont très variés et s’enchaînent bien, avec pas mal d’accélérations. Les parties mélodiques sont sublimes, ayant l’allure de metal symphonique par la grande présence du clavier. Le groupe joue aussi beaucoup sur le côté atmosphérique, avec des effets sur les sons en fond, pour que la musique ait l’air de s’élever et monte en puissance. L’album est complet, avec une intro et un morceau « outro » : « March
Through an
Endless Rain », avec un clavier sublime par la mélodie et un chant féminin qui s’élève. Le rendu est magnifique.
Il était plus simple pour moi d’écouter ce groupe car il y a beaucoup de similitudes avec
Iced Earth, et outre la voix et les riffs, la batterie suivant les rythmes rapides et parfois saccadés des guitares rappelle aussi ce groupe. Espérons quand même que l’aventure entre Matthew Barlow et
Pyramaze ne s’arrête pas aussi vite qu’elle à commencé !
Quoi qu'il en soit, je conseille cet album à tous les fans de Matthew Barlow et de prog’ metal qui, je pense ne seront pas déçus d’entendre un album du style ne sonnant pas toujours comme du
Symphony X ou du
Dream Theater !
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