Into the Pandemonium

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Nom du groupe Celtic Frost
Nom de l'album Into the Pandemonium
Type Album
Date de parution 02 Novembre 1987
Enregistré à Horus Sound Studio
Style MusicalDark Metal
Membres possèdant cet album375

Tracklist

Bonustracks from 1999 Noise Records Re-Issue
1.
 Mexican Radio (Wall of Voodoo Cover)
 03:29
2.
 Mesmerized
 03:24
3.
 Inner Sanctum
 05:16
4.
 Tristesses de la Lune
 03:00
5.
 Babylon Fell (Jade Serpent)
 04:19
6.
 Caress into Oblivion
 05:14
7.
 One in Their Pride (Porthole Mix)
 02:51
8.
 I Won't Dance (Elder's Orient)
 04:33
9.
 Sorrows of the Moon
 03:04
10.
 Rex Irae (Requiem)
 05:58
11.
 Oriental Masquerade
 01:16

Bonus
12.
 One in Their Pride (Re-Entry Mix)
 05:54
13.
 In the Chapel, in the Moonlight
 02:04
14.
 The Inevitable Factor
 04:38
15.
 The Inevitable Factor (Alternate Vox)
 04:38

Durée totale : 59:38


Chronique @ eulmatt

13 Septembre 2009

Album mêlant le sublime à l’improbable

Allez j’avoue : je crois bien que c’est la première fois que j’éprouve autant de difficultés à pondre une chronique. Le problème ne vient pas de la retranscription des émotions à l’écrit, mais bien des émotions elles-mêmes... Into the Pandemonium aurait dû être l’héritier du magistral To Mega Therion, celui-là même qui avait achevé l’érection du mythe Hellhammer/Celtic Frost. Début 87, c’est en tout cas l’ambition du label Noise, comptant dans ses rangs le redoutable Kreator ou l’espoir helvète Coroner: l’écurie allemande veut être la locomotive du thrash germanique et européen, et pour cela elle a donné de gros moyens aux Suisses. Ceux-ci vont passer près de quatre mois en studio, avec des ambitions artistiques démesurées. Ce que Noise ne sait pas, ou du moins découvrira trop tard pour interrompre le processus, c’est que le trio a décidé de ne rien s’interdire, de laisser libre cours à ses instincts et ses envies les plus versatiles, pas vraiment en phase avec la volonté du label…

Plus de vingt ans après, on s’imagine toujours très bien l’angoisse de l’instant de la première écoute. Celtic Frost commence très fort avec une improbable reprise de Wall Of Voodoo, Mexican Radio. Mêlant spontanément la lourdeur d’un son légendaire avec un refrain sautillant presque pop, c’est une véritable douche froide d’entrée : le groupe génère d’emblée la cassure avec son passé artistique, du moins avec sa noirceur. Si Mesmerized interpelle lui aussi, c’est pour une bien meilleure raison. Ce morceau pourrait se concevoir comme l’un des premiers véritables rejetons de metal gothique : mélancolique et sombre, son atmosphère funeste préfigure largement les premiers efforts de Paradise Lost, notamment sur l’album Gothic, qui ira jusqu’à reprendre les riffs du morceau et l’emploi identique des chants féminins. Seul le chant larmoyant de Tom dénote quelque peu. On retrouve dans la foulée un Celtic Frost plus conformiste : Inner Sanctum renoue avec brio avec le black/thrash classieux et mid-tempo du formidable To Mega Therion.

Cependant, visiblement amusé de souffler le chaud et le froid alternativement, Celtic Frost nous balance un kitschissime Tristesses de la Lune, poème de Baudelaire mi-chanté mi-récité en français par une interprète féminine, sur fond de violons (morceau sorti sous cette forme sur l’extravagant EP I Won’t Dance...). Sont-ils devenus fous ? La suite de l’album mérite de poser la question : One In Their Pride, sorte d’électro/indus façon Front 242, avec samplers et boîte à rythme, paraît d’une audace jamais vue pour un groupe de ce style. Rappelons qu’à l’époque l’indus metal n’est qu’un genre embryonnaire qui n’a même pas de nom... Mais il y a pire : I Won’t Dance, son refrain aux relents de pop des eighties, prémonitoire de la catastrophe à venir (le terrible Cold Lake). Incompréhensible, d’autant plus que ces écarts pour le moins audacieux, à mettre sous le coup de l’expérimentation, semblent avoir du mal à trouver une justification artistique dans le cadre de l’album.

Pourtant, malgré ces audaces qui interpellent, Celtic Frost montre parallèlement son meilleur visage, le plus noir, le plus envoûtant, tout en privilégiant l’inventivité. L’enchaînement Jade Serpent I & II (baptisés Babylon On Fell et Caress Into Oblivion) tutoie la perfection. Une nouvelle fois, Celtic Frost explore de nouveaux horizons décisifs pour le metal : Babylon On Fell est un véritable brûlot de Dark Metal, monumental et prenant, qui préfigure le Samael des années 92-94. Ses riffs lourds et entraînants, les vocaux éraillés de TG Warrior dépeignent un paysage sombre et mystique. Caress Into Oblivion, plus nuancé, alterne un univers qui tend vers le doom atmosphérique aux effluves gothiques et des passages dark/thrash nerveux. Sa profondeur et sa finesse en font une véritable merveille, là encore dans une forme peu ou pas explorée jusque là dans le heavy metal. Un véritable puits d’inspiration pour plusieurs générations de musiciens à venir. Puis il y a le grandiloquent, le baroque, l’époustouflant Rex Irae : pensez donc qu’il y a plus de vingt ans, un groupe de metal s’est mis à accompagner son dark metal glacé et funèbre par des instruments classiques, et confié une partie du chant à une soprano. Gothic metal, Symphonic metal et autres joyeusetés, devenues presque familières du metal contemporain, voient en fait leur acte de naissance unique et définitif ici... et ce Rex Irae (Requiem) ne se contente pas d’être une géniale invention musicale : son atmosphère de fin de monde complètement désarçonnante, mi-macabre, mi-angoissée, complètement enfiévrée d’une folie mortuaire, semble enfin donner du sens au magnifique artwork du disque. Celui-ci (dans sa version originale), fini par un Oriental Masquerade du même acabit, court mais imposant morceau instrumental ayant recours à des élans philharmoniques.

Oui, on comprend a posteriori la crainte du management de Celtic Frost à l’heure de la sortie de Into the Pandemonium. Mais on doit aussi rendre justice au trio helvète : montrant une obstination presque excessive à ne pas rentrer dans un moule, il s’est fait fort d’aller au bout de ses convictions et de ses élans créatifs. Et si intrinsèquement, Into the Pandemonium, en tant que tel, est un peu victime de ces excès, perdant la cohérence et l’homogénéité qui lui auraient peut-être donné un sens, il se révèle en même temps un incroyable foyer créatif, une mine d’inventions musicales qui vont révolutionner le metal des années 90 et 2000. Metal gothique ou symphonique, dark ou doom, voire jusqu’à l’indus, Celtic Frost poursuit son inlassable défrichage qu’il avait déjà mené pour le black et le death metal.
Into the Pandemonium n’est donc pas le chef d’œuvre qui succède à To Mega Therion. Album mêlant le sublime à l’improbable, complètement décousu, voire carrément abstrait par moments, il reste incompris pour beaucoup (moi compris), quand bien même on pourrait lui trouver un sens...
Cependant, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, c’est au travers de cet album que le génie de Celtic Frost s’affirme sans doute le plus. Allez comprendre...

Pour finir là où la chronique avait débuté : sachez d’abord que Noise ne s’est pas longtemps inquiété, Into the Pandemonium devenant le plus gros succès commercial du groupe... quant à ma chronique, pour la première fois, elle ne sera pas accompagnée d’une note. Si je me suis montré assez explicite dans mon texte, vous n’aurez aucun mal à comprendre pourquoi !

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NICOS - 08 Novembre 2010: Après deux excellent album pour l'époque, ce Celtic Frost est tous simplement ridicule. Il fallait tout simplement changer de nom. C'est un énorme gachis, lamentable!!!! Celtic Frost sera le groupe de deux albums, et prendra un malin plaisir à se ridiculiser ensuite. RIP
Krokodebil - 18 Janvier 2012: Je connais mal les vieux Celtic Frost, à part To Mega Therion.

J'écouterai.

Ceci dit, super chronique ! Mais tu pouvais mettre une note rendant justice à l'album s'il est mitigé : autour de la moyenne.
LeMoustre - 16 Mars 2013: Chef d'oeuvre !
A l'instar de BATHORY, le géniteur de plusieurs styles de Metal à aujourd'hui. Ce n'est pas donné à tout le monde...
PhuckingPhiphi - 10 Avril 2018:

Un ovni qui, malgré des années d'efforts, continue à me passer au-dessus de la tête. Mais j'y reviendrai encore, c'est sûr… Il y a quelque chose de fascinant dans ce disque indescriptible.

Merci pour la kro ! :)

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Chronique @ Lunuy

18 Janvier 2012

L’avant-gardisme poussé à son paroxysme

Que l’on soit fan ou non de Metal extrême, que le nom de Celtic Frost résonne dans notre cortex ou nous laisse indifférent, jeter une oreille au moins une fois dans sa vie sur cet album de 1987 constitue un total impératif si l’on est un amateur de Doom, de Gothic ou de Symphonic Metal : Into the Pandemonium ou l’un des albums les plus importants et osés jamais réalisés dans toute l’histoire du Metal.

Osé et culotté même de la part du duo suisse Martin Ain et Tom G. Warrior d’avoir pondu un ouvrage aussi éclectique qui tranche nettement avec leurs précédentes réalisations qui, soit dit en passant, sont elles-mêmes difficiles à cataloguer dans tels ou tels genres de Metal : la musique des délicieusement sombres Morbid Tales, Emperor’s Return ou To Mega Therion avaient l’art d’envoyer des riffs navigant entre le Thrash, le Black et même le Death avant l’heure le tout mêlé d’un soupçon de lenteur et parfois de passages atmosphériques via quelques arrangements de musique classique ou d’assez discrets vocaux féminins, ce qui pour un groupe de Metal extrême était déjà une grande première. L’étiquette commode « Dark Metal », utilisée pour cataloguer ce style unique, sera bientôt née.

Mais avec son deuxième full-length, l’avant-gardisme va être poussé à son paroxysme par la formation helvétique. Les horizons chaotiques d’Into the Pandemonium, orné d’une cover reproduisant le “ Garden of Delights ” du peintre néerlandais Hieronymus Bosch (ce qui laisse sous-entendre que l’esprit du disque est marqué par l’empreinte de la Chute et du Paradis Perdu), vont en surprendre plus d’un... à commencer par Noise Records. Un petit orchestre avec une chanteuse lyrique ? Le label obtempère à cette demande de Warrior, ignorant ce qui s’apprêtait à sortir des entrailles du studio d’enregistrement...

Impossible de rester indifférent à l’écoute de ce disque, tant il contient de morceaux surprenants. Lequel remporte la palme ? Le très teinté hip-hop “ One in their Pride ”, piste remplie d’effets divers avec une batterie transformée en boîte à rythmes et des samples reprenant en backing voices répétés des participants du programme Apollo XI, (de mémoire, le programme spatial américain qui réalisa l’arrivée du premier être humain sur l’astre lunaire) ? Ou le tout aussi sidérant « Tristesse de la Lune », mettant totalement en retrait la guitare et la basse, s’articulant autour d’un quatuor de cordes violons/viole/violoncelle et agrémenté d'un crispant chant soprano très (trop ?) emphatique, et en français qui plus est !
Signalons que celui-ci représentait aux yeux de Noise Records l’une des grandes inconnues de trop et que le label se fit fort de ne pas l’éditer sur le pressage d’origine du LP... mais nous autres François avons quand même eu droit à ce poème baudelairien chanté dans notre langue natale en bonus via notre propre version distribuée par Musicdisc (merci pour ce cadeau !). Pour les autres, il servira juste à remplir l’EP promotionnel (mais uniquement au niveau européen) “ I Won’t Dance ”. Sera aussi écartée “ In the Chapel, in the Moonlight ”, cette reprise mi-glaciale mi-groovy de Dean Martin.

Comme sur cette face B, Tom G. Warrior s’avère à maintes reprises méconnaissable durant ce long voyage à travers les brumes du Pandémonium, s’essayant à des vocaux dépressifs/mélancoliques comme sur la version alternative du titre français “ Sorrow of the Moon ” qui délaisse autant le chant féminin que les cordes classiques au profit de doux breaks de la basse d’Ain et d’une guitare acoustique. Les tout aussi gothiques “ Mesmerized ” et “ Caress into Oblivion ”, qui commence lui par un appel à la prière lancé par un muezzin, voient là aussi cet étonnant contre-emploi de la voix du guerrier suisse qui n’oublie toutefois pas complètement les vocaux rauques comme l’illustre “ Inner Sanctum ”, seul vrai titre à se rapprocher musicalement du précédent méfait To Mega Therion avec la majeure partie de “ Babylon Fell ”... et peut-être aussi, à la rigueur, le début pesant d’ “ Oriental Masquerade ” (qui rappelle le break de “ The Usurper ”), instrumentale orchestrale qui porte toutefois bien son nom puisqu’il assène des rythmiques arabisantes. Mais le titre le plus ambitieux est sans doute le symphonique “ Rex Irae ” où cor d’harmonie, quatuor de cordes et percussions synthétiques répondent au jeu du batteur Reed St. Mark, la basse et la guitare en même temps que s’exécute un long duo vocal entre Tom et son pendant féminin Claudia-Maria Mokri (qui n'apparaît pas pour la première fois à ses côtés ; souvenez-vous de “ Return to the Eve ” ou de “ Necromantical Screams ”).

À l’expérimentation se joint aussi l’hommage à un groupe américain de Pop/New Wave à forte tendance psychédélique et aimant beaucoup le synthé : Wall of Voodoo. Et c’est parti pour une reprise vaguement thrash/black mais construite sur une rythmique plutôt enjouée de “ Mexican Radio ”, et placée en première position de tracklist, s’il vous plaît ! Rien de mieux pour indiquer d’entrée qu’on oublie les froideurs passées pour se lancer dans un voyage moins sombre mais faussement plus chaleureux ou optimiste, avec juste une autre étrange flamme en chemin dans le brouillard infernal : le single “ I Won’t Dance ” aux forts accents R’n’B et 4e gros intrus de cette galette.

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Alors, oui, Into the Pandemonium est dépourvu de ligne directrice claire. Oui, Into the Pandemonium peut sembler encore aujourd’hui être une mauvaise blague lancée aux fans de la première heure et l’étape suivante de la carrière du groupe leur servira pleinement d’argument pour le rejeter (« Une révolution ? Quelle révolution ?! C’est juste une trahison ! »). Oui, Into the Pandemonium peut facilement décevoir ; mieux vaut se plonger dans l’esprit musical des eighties ou ne pas être imperméable à d’autres genres musicaux pour goûter toute la saveur de certains morceaux qui peuvent aujourd’hui sembler bien dépassés ou tout simplement incongrus pour un disque de Metal.

Mais que peut-on reprocher qualitativement aux compositions de cet opus ? Si on laisse de côté les inévitables petites imperfections, résultat d’un aspect ultra-aventureux dans l’entreprise du combo, en trois mots : rien du tout. L’intention aura beau semblé naïve ou l’intérêt artistique plus abstrait qu’autre chose, Into the Pandemonium sait malgré tout accrocher une certaine frange de metalleux avides de ce qui est anti-conventionnel. Quoiqu’il en soit, au-delà de ses qualités intrinsèques, cette œuvre a prouvé avec le temps qu’elle a su garder une aura gigantesque en forçant le respect au près d’une multitude de formations naissantes aux quatre coins du globe, tributaires de telle ou telle innovation musicale du combo suisse.

Bref, il fallait oser le faire et Celtic Frost l’a magistralement fait.
Note : 16,5/20 (mais au fond, que signifie une note pour un tel OVNI atemporel ?)

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choahardoc - 18 Janvier 2012: Une belle chronique qui rend hommageà ce savant objet. Oui, I.T.P est une authentique aventure auditive. Un albumm qui part dans tous les sens tenu par la grande qualité des compos. L'album que j'ai le plus écouté, rangé fièrement entre le quasi parfait To Mega Therion et le très bon Monotheist; à avoir!
 
Leviathan777 - 19 Janvier 2012: Il a beau être contreversé ce disque, c'est tout de même un classique et un album précurseur. Mais effectivement pour ceux qui ne l'ont pas encore entendu, ça vous prendra quelques écoutes avant d'aprécié.
 
Leviathan777 - 19 Janvier 2012: Ouf! Bonne chance...
Vrael - 20 Janvier 2012: Pandémonium (nom masculin) :

1- capitale des enfers dans l'oeuvre de John Milon "Le Paradis Perdu" ;
2- {sens figuré} lieu de corruption, de désordre, etc.

Avec ça, l'artwork et le gros fouillis de l'album sont justifiés =p
Hip-hop ? Electro-indus ? R&B ?? Je savais que ce groupe a déçu à un moment, mais ça, j'étais pas au courant xD
En tout cas, on retrouve nombre de choses explorées dans cet album dans la fondation de Tryptikon, lui-même conséquence directe de l'énormissime Monotheist. Mais je vois mal quelqu'un clamer qu'il avait prévu à deux claques pareilles ^^
Bon, assez parler, il est temps que jme penche sur cet album... =p
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Commentaire @ Trashking

15 Juillet 2008
Troisième album dans la discographie de Celtic Frost, « Into the Pandemonium » peut-être considéré comme un album de transition entre le Black/thrash de leur début et le style plus noir, plus sombre, plus gothique qu’adoptera le groupe par la suite.

Cet album de Celtic Frost est très varié.
Naturellement, on retrouve des morceaux thrash comme ceux qu’ils ont composés pour leur deux premiers opus. D’ailleurs, le riff de guitare de « Babylon Fell » n’est pas sans rappeler celui du fameux «Circle of the Tyrants ». Toutefois, ces morceaux fidèles à leur début ne sont pas toujours très originaux et certains comme « Mexican Radio » sont nettement moins agressifs et percutants. D’autres comme « Babylon Fell », « The Inevitable Factor », « In the Chapel, In the Moonlight » et « Inner Sanctum » auraient mérité de figurer sur « Morbid Tales » ou sur « To Mega Therion ».
Je ne commenterai pas les deux titres remixés qui sont sur ma version puisque je les trouve complètement inutiles et dispensables.
« Into the Pandemonium » contient également un bon nombre de chansons lentes, lourdes et dépressives, annonçant la direction musicale que prendra le groupe plus tard. Je peux prendre pour exemple « Tristesse de la lune » dont le texte est récité en français par une femme sur fond de violons ; « Sorrows of the Moon » et « Rex Irae » : deux morceaux assez semblables dans lesquels Tom G. Warrior ne « gueule » pas son texte mais se contente de le réciter de façon triste et mélancolique ce qui lui va plutôt bien je trouve.
Un instrumental (« Oriental Masquerade ») marque en douceur la fin de l’album en nous proposant un morceau classique mené par plusieurs violons. Pourquoi pas ??!!!
On peut aussi remarquer une forte présence féminine sur ce disque. Notamment sur les chœurs de « I won’t Dance » (ce qui lui donne un coté pop), sur « Tristesse de la Lune »,…

Cet album, sans ètre mauvais, est loin d’égaler le niveau des 2 premiers ce qui va en décevoir plus d’un. Pourtant, « Into the Pandemonium » contient de très bons titres comme de moins bons. Il reste donc un disque très varié et très agréable à écouter.

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Apophis2036 - 25 Août 2008: Une habile maitrise et variété des mots et expressions grammaticales. Tu as bien cerné ce qui allait et ce qui te chifonnait sur cet opus (et cela aura des répercussions, à long terme, sur les autres apprentis-lecteurs du monde MétaL).

"Encore Maman ! On en veut encore de ce gâteau !!"
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