Infinity Through Purification

Liste des groupes Death Metal Diabolic Infinity Through Purification
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15/20
Nom du groupe Diabolic
Nom de l'album Infinity Through Purification
Type Album
Date de parution 17 Novembre 2003
Labels Century Media
Enregistré à Sonic Ranch Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album47

Tracklist

1. From the Astral Plane... Entwined with Infinity 03:47
2. Spiritual Transition 04:48
3. Satanic Barbarism 04:15
4. Internal Mental Cannibalism 05:41
5. Procession of the Soul Grinders 06:09
6. Exsanguinated Life 03:30
7. Descending Through Portals of Misery 06:53
8. Enter the Maelstrom 04:29
Total playing time 39:32

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Diabolic


Chronique @ Fabien

09 Décembre 2008
Depuis le bon Supreme Evil, le gang floridien de Diabolic n’a jamais véritablement réussi à transformer l’essai, habituant le deathster à un certain surplace, à coups de Subterraneal Magnitude & Vengeance Ascending honnêtes, sans toutefois transcender, restant de surcroît confiné dans l’ombre de son voisin Morbid Angel. Peu après la sortie de son troisième album, la formation emmenée par Brian Malone subit alors un changement radical de line up, s’avérant finalement une opération salvatrice. Le leader parvient en effet à relancer la machine, en recrutant tout d’abord le guitariste compositeur Eric Hersemann, retrouvant parallèlement son ancien acolyte Ed Webb, qui s’empare cette fois du chant en remplacement de Paul Ouelette.

Fort d’un line up solide, complété par l’intérim de Gaël Barthelemy (du groupe death hexagonal Drowning) derrière les fûts, Diabolic rentre alors au Sonic Ranch Studios sous la coupe de l’ingénieur du son Neil Kernon (Cannibal Corpse, Nile) en été 2003, pour les sessions de l’impitoyable Infinity Through Purification. Bénéficiant cette fois d’un enregistrement puissant, mais aussi d’une illustration brisant l’habituel dessin de Petagno, ainsi que d’une licence européenne en béton de l’écurie Century Media, le quatuor floridien montre une détermination sans faille, à l’instar de la scène death metal, qui retrouve sa force d’antan depuis ce changement de millénaire.

Infinity Through Purification démarre sur un Astral Plane sans pitié, dominé par les blast-beats et les roulements de Gaël Barthelemy particulièrement meurtriers. L’assise rythmique solide du frappeur français sert de véritable moteur aux guitares de Malone & Hersemann, qui bombardent à coup de riffs rapides & tranchants, supportant les growls brutaux & les cris haineux d’Ed Webb.

Mais, outre la précision et la violence de ses rythmiques, Diabolic puise avant tout sa force grâce à la communion de ses deux guitaristes, se partageant non seulement l’écriture des morceaux, mais possédant parallèlement des jeux très complémentaires, permettant de nuancer et d’épaissir considérablement les compositions, à l’image des redoutables Exsanguinated Life & Enter the Maëlström. Enfin, cerise sur le gâteau, Le couple se livre à des duels de soli aussi poignants qu'exquis, apportant une forte coloration à l’ensemble, charmant définitivement l’auditeur lors de leurs échanges mémorables sur Satanic Barbarism & Soul Grinders.

Décisif sur la scène death metal en cette année 2003, aux côtés de Goremageddon, Aeon ou Affiliated with the Suffering (Aborted, Zyklon, Blood Red Throne), Infinity Through Purification confirme ainsi la très bonne santé du death metal à cette époque, plaçant de nouveau Diabolic parmi les formations death nord américaines les plus dangereuses du moment, tout en lui permettant de gagner en personnalité.

Malheureusement, après une tournée comptant l’impitoyable Tim Yeung (Hate Eternal, Decrepit Birth) derrière les fûts, le leader Brian Malone décide de stopper l’aventure, laissant son acolyte Eric Hersemann rejoindre temporairement les rangs d’Hate Eternal. Aujourd’hui, privé de son leader, Diabolic s’est toutefois reformé, sous l’impulsion de son ancien batteur Aantar Lee Coates, sans hélas retrouver le feeling et l’intensité atteinte lors de la période bénie de Malone & Hersemann.

Fabien.

7 Commentaires

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Fabien - 10 Décembre 2008: Je trouve personnellement Infinity Through Purification supérieur au reste de la discographie de Diabolic, n'en déplaise aux adorateurs de Supreme Evil.

L'arrivée d'Hersemann a beaucoup apporté en nuance et en technique, permettant notamment au groupe de briller durant les soli de guitares. Dommage que Diabolic n'ait pas poursuivi avec ce redoutable duo Malone / Hersemann. Parallèlement, Gaël Barthelemy (Drowning) a fait un travail formidable, apportant une assise rythmique puissante et carrée, seyant parfaitement au style des floridiens, qui parviennent ici à se détacher de leurs influences Morbid Angel.

Un album que je ressors régulièrement, figurant dans un petit meuble où je conserve précieusement mes classiques du death.

Fabien.
 
GLADIATOR - 10 Décembre 2008: Merci pour cette chro , qui complète celles de BG . Merci à vous deux . Je vais découvrir !
Glad .
BEERGRINDER - 12 Décembre 2008: Bon, et bien j'ai peut-être eu tort de m'arrêter à Vengeance Ascending mais ce que j'avais écouté de ITP à sa sortie ne m'avait pas emballé plus que ça.

Je compléterai quand même ma collection un de ces jours mais je serais étonné d'avoir autant de plaisir à l'écoute qu'avec Supreme Evil.

On verra.
JeromeG - 12 Avril 2020:

A l'époque de sa sortie, je découvrais le groupe via cet album et parce qu'on m'avait parlé du batteur français dans un groupe américain. Je n'avais pas trop aimé la prod et en particulier celle de la batterie. Depuis j'ai découvert "Supreme Evil" par le bais de la chronique de Laurent que j'avoue préférer écouter. ITP me rebute par sa prod mais c'est dommage car les compos envoient...

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Commentaire @ Sam

27 Novembre 2008
Ayant été déçu par l'album précédent, j'espérais que le groupe allait faire mieux. Sous la direction de Brian Malone, seul membre originel, et du retour d'Ed Webb, bassiste sur le premier album, assurant le chant en plus sur ce 4ème disque, que la nouvelle formation se présente à nous. Fortement épaulé par Eric Hersemann dont j'ai pu apprécier les qualités guitaristiques sur la tournée européenne avec BEHEMOTH et DESTROYER 666, ansi que monstrueusement soutenu par la rythmique écrasante de Gael Barthélémy, batteur français qui possède un jeu de cymbale et de doubles grosses caisses excellent.
Tout d'abord, ce qui m'a frappé, vraiment fait aimer cet album et donner cette note, c'est la qualité des solos exécutés par la paire Malone/Hersemann. Tour à tour malsains, incisifs, beaux, rapides ou posés, lancinants ou agressifs... Ils sont, de plus, fantastiquement accompagnés par des rythmiques en béton armé, répétées suffisamment longtemps pour faire monter l'intensité. Les parties solos de "Spiritual transition", "Procession of the soul grinders" et "Descending through portals of misery" en sont les plus représentatives.
Il n'y a, bien sûr, pas que des éloges à faire. Le chant est trop conventionnel et linéaire, seul quelques hurlements aigus viennent briser la monotonie des vocalises gutturales peu chaleureuses et manquant de profondeurs. Certains riffs sont trop classiques et les compos "Internal mental cannibalism" et "Enter the maelstrom" sont moins intéressantes.
Mais on trouve également toutes les composantes du Death. Des plans lourds percutants, du mid-tempo, du blast, des breaks bien placés et une production puissante où la basse sonne particulièrement bien.
Au final, je crois que la grande force de cet album réside dans ses parties solos qui sont, à mon avis, très nettement au-dessus de la masse. DIABOLIC possède un line-up qui devrais proposer des albums encore plus intéressant s'il réussi à être encore plus personnel.
Et putain, qu'est ce qu'ils peuvent être mortels ses solos !!!!!!!!

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