In Dark Purity

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Nom du groupe Monstrosity (USA)
Nom de l'album In Dark Purity
Type Album
Date de parution 04 Mai 1999
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album82

Tracklist

1.
 The Hunt
 01:08
2.
 Destroying Divinity
 03:26
3.
 Shapeless Domination
 03:30
4.
 The Angel's Venom
 05:22
5.
 All Souls Consumed
 02:31
6.
 Dust to Dust
 02:41
7.
 Suffering to the Conquered
 03:37
8.
 The Eye of Judgement
 02:47
9.
 Perpetual War
 04:04
10.
 Embraced by Apathy
 02:54
11.
 Hymns of Tragedy
 03:29
12.
 In Dark Purity
 06:11
13.
 The Pillars of Dream
 03:43
14.
 Angel of Death (Slayer Cover)
 04:48

Durée totale : 50:11


Chronique @ Arawn

11 Mai 2005
Et voilà Monstrosity de retour pour leur troisième album 3 ans après Millenium et, belle surprise, il y a du renouveau dans l'air ! Tout d'abord, le line up a encore évolué puisque Tony NORMAN a remplacé Jason MORGAN, il semblerait que la place de guitariste de Monstrosity soit un vrai siège éjectable, et Jason Avery a remplacé Corpsegrinder. Harrison est désormais le seul membre fondateur du groupe. Pour cet album, il faut également rendre hommage au guitariste Jay Fernandez qui a fait partie du groupe entre les deux albums et a participé à la création de la plupart des compositions avec Avery et Harrisson.

La question du line up étant réglée, passons à la musique qui a largement évolué et ramène le groupe au niveau d'efficacité des compositions d'Imperial Doom mais dans un style bien différent. En effet, après avoir radicalisé leur death brutal sur l'album précédent, Monstrosity met ici de l'eau dans son vin de Floride et rajoute un côté mélodique à son death metal sortant ainsi des sentiers battus du death brutal américain et lorgnant plus du côté du death scandinave comme le montre dès le début "Destroying Divinity" qui allie mélodie et brutalité. Cette chanson est d'ailleurs une des rares à allier vraiment complètement ces deux concepts car Monstrosity choisit plutôt de les dissocier dans le reste de l'album avec en alternance des chansons mélodiques plutôt mid tempo comme "The Angels Venom" qui est de celle dont les riffs vous marquent à la première écoute ou encore "Perpetual War" et des chansons rythmiques plus brutales comme "Shapeless Domination" ou "All souls Consumed" et ses multiples grinds et à-coups toujours aussi redoutables. Toutefois, même dans les chansons brutales, on retouve des passages plus mélodiques et marquants comme dans "Dust to Dust" ou "Embraced by Apathy" mais qui restent minoritaires.

Les compositions mélodiques ont de plus dans In Dark Purity une vraie ambiance sombre et relativement lancinante très bien mise en valeur par de remarquables soli, notamment dans "Suffering to the Conquered". Sur les mid-tempos comme sur les grinds, Jason Avery remplit parfaitement son rôle et remplace sans aucun complexe Corpsegrinder, parti depuis dans Cannibal Corpse, grâce à sa voix très puissante. La batterie n'est pas non plus en reste puisqu'à la brutalité maîtrisée s'ajoute de nombreux passages subtiles comme le départ de "Shapeless Domination" ou certains passages de "Suffering to the Conquered".

Vous l'aurez compris, In Dark Purity est un album qui sort largement du lot contrairement au précédent en étant largement plus varié et efficace que celui-ci. D'ailleurs les chansons sont majoritairement courtes, ce qui prouve que le groupe n'a pas sacrifié sa pugnacité à la mélodie, loin de là. Monstrosity signe ici un album redoutable qui allie la brutalité entrainante aux mélodies entrainantes, que demander de plus ? On a même droit en cadeau bonus à une reprise de Slayer, "Angel of Death", le bonheur !

2 Commentaires

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Atmosfear - 11 Avril 2014: Merci pour la chronique...j'ai découvert que récemment cette tuerie par ailleurs très bien produite...j'ai du mal à en croire mes oreilles !
 
David_Bordg - 01 Décembre 2017:

Proche du chef d'œuvre et le meilleur bien entendu! Mais très cher même si je vais l'acheter quand même!

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Chronique @ WarMetal

26 Novembre 2005
Avec deux albums déjà à son actif ("Imperial Doom" et "Millenium"), Monstrosity acquiert une personnalité et atteint un niveau de maturité suffisamment avancé pour nous proposer un travail différent de ses précédentes réalisations ; un album bien conçu et parfaitement construit, il s’agit bien entendu du redoutable « In Dark Purity ».

Ici, le quartet américain s'écarte des approches classiques et nous propose un Death Metal original, où l'empreinte d'une touche personnelle est bien palpable. Au menu : des compositions captivantes, avec des riffs tantôt puissants et destructeurs, tantôt mélodiques. Cependant, la construction globale des compositions repose peu sur le côté mélodique et l’effort est plutôt axé sur le côté technique qui se manifeste sous forme d’un arrangement subtil !

Des compositions séduisantes avec des riffs très recherchés (Shapeless Domination, Destroying Divinity, Angels Venom) qui se succèdent comme des tirs de mitraillettes tout en laissant place par moments à des passages mélodiques d'une grande originalité. La transition vers chaque solo se fait avec une habileté incroyable associant la guitare et la batterie qui nous préparent à subir l’épreuve de démonstration la plus séduisante de l’album. Le soliste enchaîne en effet des solos impressionants avec une fluidité et une finesse remarquables et surtout un feeling inimitable ! (Angels Venom, Suffering to The Conquered, The Pillars of Drear).

Côté chant, l’importance de la voix de Jason Avery et de son charisme se fait ressentir à tout instant. Le métier de se vocaliste se manifeste dans une voix qui s’inspire de la musique en accompagnant les divers changements de rythme et d’intensité au sein de chaque pièce, caractéristiques que l'on retrouve très rarement dans une voix Death.

Le batteur de son côté fourni une grande performance avec des rythmes bien choisis, une vitesse d’exécution très honorable et un jeu séduisant ! Il assure dans les passages rapides comme dans les mid-tempo. C’est ce qu’on appelle démolir sa batterie mais intelligemment !

Applaudissant donc une formation qui a su évoluer au bon moment, se distinguant dans une scène qui souffre depuis des années déjà d’un plagiat permanent, et où le Death Metal est devenu le synonyme d’une brutalité insensée avec une batterie qui fait tout...

Fans de Death Metal made in Florida, admirateurs des démonstrations techniques utiles, foncez ! cet album est pour vous !

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